La dette liée aux investissements de Biden sera gérable, affirme Yellen

Le siège de la Réserve fédérale à Washington DC. Certains cadres de la Fed pensent qu'il faudra bientôt commencer à discuter d'un resserrement de la politique monétaire, mais plusieurs responsables, dont le président de la Fed Jerome Powell, jugent cela prématuré. (Photo, AFP)
Le siège de la Réserve fédérale à Washington DC. Certains cadres de la Fed pensent qu'il faudra bientôt commencer à discuter d'un resserrement de la politique monétaire, mais plusieurs responsables, dont le président de la Fed Jerome Powell, jugent cela prématuré. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 28 mai 2021

La dette liée aux investissements de Biden sera gérable, affirme Yellen

  • La secrétaire au Trésor a souligné qu'il fallait mettre en balance « le risque d'une cicatrice permanente » sur l'économie avec « le risque faible d’inflation »
  • L'administration US présente vendredi son premier budget annuel, de $6 000 milliards de dépenses pour 2022, niveau le plus élevé depuis la Seconde guerre mondiale

WASHINGTON: Les plans d'investissements présentés par Joe Biden ne pèseront pas sur la dette des Etats-Unis, a estimé jeudi sa secrétaire au Trésor Janet Yellen, mettant en avant les taux d'intérêt historiquement bas qui permettent de dépenser à moindre coût.

« Je crois qu'au cours des prochaines décennies, le fardeau des intérêts sur la dette sera très gérable », a déclaré la ministre de Joe Biden, interrogée par des élus de la Chambre des représentants.

« Les taux d'intérêt sont exceptionnellement bas » depuis le début de la crise, a-t-elle souligné, et « la plupart des économistes pensent que cela va durer ».

Cela permet d'emprunter de l'argent sans supporter le poids des intérêts à rembourser.

L'administration Biden présentera vendredi son premier budget annuel, qui comprend 6 000 milliards de dollars de dépenses pour 2022, niveau le plus élevé depuis la Seconde guerre mondiale, selon les informations du New York Times.

D'ici 2031, les dépenses totales doivent augmenter de 8200 milliards de dollars, sous le poids des deux plans d'investissements que Joe Biden veut faire adopter au Congrès et compte financer en partie par une hausse d'impôts, dont les républicains refusent d'entendre parler.

Janet Yellen a de nouveau plaidé pour ces plans, estimant qu'ils ne devraient pas contribuer à une accélération de l'inflation.

Elle a souligné qu'il fallait mettre en balance « le risque d'une cicatrice permanente » sur l'économie et d'une reprise lente avec « le risque faible que ces plans aient un effet inflationniste ».

Elle a toutefois reconnu que c'était un risque qu'elle surveillait « de près ». « Nous avons les outils pour y faire face », a-t-elle pour autant répété.

Pour elle, comme pour d'autres économistes, « l'inflation (...) sera temporaire » et n'est pas « endémique ».

« Je pense que cela va durer quelques mois et que nous verrons des taux élevés d'inflation annuelle jusqu'à la fin de l'année », a-t-elle détaillé.

Les marchés s'inquiètent depuis plusieurs mois de l'inflation, poussée par la demande soutenue et par les difficultés d'approvisionnement au niveau mondial, avec une hausse particulièrement forte sur un an, en comparaison avec des prix en baisse au printemps 2020 sous l'effet du confinement.

L'indice d'inflation PCE, utilisé par la Banque centrale américaine, sera publié vendredi. Une autre mesure, l'indice CPI, a grimpé en avril à 4,2% sur un an.

Certains responsables de la Fed pensent qu'il faudra bientôt commencer à discuter d'un resserrement de la politique monétaire.

Mais plusieurs responsables, dont le président de la Fed Jerome Powell, jugent cela prématuré, inquiets pour le marché du travail qui n'a pas encore retrouvé ses niveaux d'avant crise.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.