Le Sahara occidental terrain d'un exercice militaire du commandement américain «Africom»

La localisation du plus grand exercice annuel du commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom) "marque la consécration de la reconnaissance américaine du Sahara marocain", s'est félicité Saad el Othamni dans un bref message publié ce week-end. (Photo, AFP)
La localisation du plus grand exercice annuel du commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom) "marque la consécration de la reconnaissance américaine du Sahara marocain", s'est félicité Saad el Othamni dans un bref message publié ce week-end. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 01 juin 2021

Le Sahara occidental terrain d'un exercice militaire du commandement américain «Africom»

  • Les USA ont reconnu la souveraineté du Maroc sur ce territoire revendiqué par le Front Polisario, en contrepartie d'une réconciliation diplomatique entre le Maroc et Israël
  • L'édition 2021 des manoeuvres conjointes de l'Africom va réunir 7 000 soldats de neuf pays du 7 au 18 juin prochain

RABAT: Les exercices conjoints "African Lion 2021" pilotés par les Etats-Unis et co-organisés par le Maroc auront lieu mi-juin en partie dans le désert du Sahara occidental, un territoire disputé, a annoncé sur Twitter le Premier ministre marocain.

La localisation du plus grand exercice annuel du commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom) "marque la consécration de la reconnaissance américaine du Sahara marocain", s'est félicité Saad el Othamni dans un bref message publié ce week-end.

Dans le cadre d'un accord négocié à la fin du mandat de l'ex-président américain Donald Trump, les Etats-Unis ont reconnu la souveraineté du Maroc sur ce territoire revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario, en contrepartie d'une réconciliation diplomatique entre le Maroc et Israël. 

L'édition 2021 des manoeuvres conjointes de l'Africom -annulées en 2020 pour cause de pandémie- va réunir 7 000 soldats de neuf pays du 7 au 18 juin prochain, indique le site du commandement américain, sans préciser où se dérouleront les exercices.

Selon M. Othmani, les lieux choisis incluent deux sites au Sahara occidental: la région de Mahbès (est), où les militants indépendantistes du Polisario annoncent régulièrement des bombardements ces derniers mois- et celle de Dakhla (sud) où le Maroc compte développer un grand port atlantique.

Un graphique posté sur Twitter par M. Othmani mentionne un budget de 24 millions de dollars (19,6 millions d'euros), avec la participation d'une centaine de blindés, 46 avions de soutien et 21 avions de combat.

L'Espagne n'est pas mentionnée comme pays participant. Cet "allié solide" contribue pourtant depuis des années aux opérations multilatérales, selon le site de l'Africom. Rabat et Madrid traversent actuellement une crise majeure, générée par l'hospitalisation en Espagne du chef du Polisario, Brahim Ghali.

En représailles à l'accueil de celui que Rabat considère comme un "criminel de guerre", les forces marocaines ont relâché les contrôles frontaliers mi-mai, provoquant une vague migratoire sans précédent dans l'enclave espagnole de Ceuta.

Territoire désertique de 266 000 km2 situé au nord de la Mauritanie, le Sahara occidental est considéré comme un "territoire non autonome" par l'ONU.

Soutenu par l'Algérie, le Front Polisario réclame un référendum d'autodétermination tandis que le Maroc propose une autonomie sous sa souveraineté. Les négociations politiques pilotées par l'ONU n'ont pas progressé en trois décennies.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.