Ces consultations, une obligation constitutionnelle dans le cadre du système confessionnel de partage du pouvoir au Liban, interviennent quelques jours après l'élection de M. Aoun
Dirigé par un gouvernement intérimaire mené par Najib Mikati, le petit pays méditerranéen n'avait plus de président depuis octobre 2022 du fait des dissensions politiques
Après 12 tentatives infructueuses, le Liban a enfin un nouveau président, mettant fin à deux années de vacance du pouvoir dans un pays ravagé par la crise.
Les chefs d'État et de gouvernement de la région, dont l'Arabie saoudite, les États-Unis et l'Union européenne, applaudissent l'élection de M. Aoun, qui a permis de stabiliser le pays.
Le nouveau dirigeant syrien, Ahmad al-Chareh, et le Premier ministre libanais, Najib Mikati, ont affirmé samedi l'engagement des deux pays à construire des liens stratégiques durables, après des décennies de relations ambiguës.
« Il y aura des relations stratégiques durables, avec de grands intérêts communs », a déclaré M. Chareh lors d'une conférence de presse conjointe, estimant que l'élection de Joseph Aoun à la présidence conduirait à une « situation stable » au Liban.
Le président élu au Liban, Joseph Aoun, a annoncé avoir réservé sa première visite à l'étranger à l'Arabie saoudite, en réponse à une invitation du prince héritier Mohammed ben Salmane
M. Aoun a été élu avec le soutien de plusieurs pays, dont l'Arabie saoudite, qui était récemment revenue sur la scène politique libanaise après s'y être pris ses distances en raison de l'influence grandissante du Hezbollah pro-iranien.
La visite de M. Mikati, qui répond à l'invitation d'Ahmad al-Chareh, le nouveau dirigeant syrien, est aussi la première d'un chef de gouvernement libanais depuis le déclenchement du conflit en Syrie voisine en 2011.
Ce déplacement intervient alors que les deux pays voisins cherchent à améliorer leurs relations depuis la chute du pouvoir de Bachar el-Assad, le 8 décembre.
Cette élection marque non seulement la fin d'un vide constitutionnel prolongé, mais aussi le début d'une phase charnière chargée, à la fois de défis et d'opportunités.
L'élection de M. Aoun marque un tournant dans l'histoire du pays. Son leadership honnête et sa transparence inspirent l'espoir d'un avenir meilleur.
Certes, on peut affirmer que la montée en puissance d'al-Charaa et d'Aoun est le résultat direct de l'affaiblissement de l'influence de l'Iran dans la région.
Au Moyen-Orient, nous pensons peut-être, à juste titre, que les actes sont plus éloquents que les paroles, ayant été déçus à de nombreuses reprises par le passé.
La diplomatie française a contribué laborieusement à cette élection, par le biais de contacts intenses avec les parties sur place et par l’action de son envoyé spécial au Liban, l’ancien ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian
Cela fait dire à Paris que cette percée très importante est le résultat d’une espèce de prise de conscience brutale, qui semblait hors d’atteinte jusque -, sur la nécessité d’en finir avec les tergiversations et les jeux de clans