Au coeur des griefs formulés par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, figure des propos tenus par son homologue israélien, Yaïr Lapid, lors d'une récente visite officielle inédite au Maroc
A Casablanca le 12 août, M. Lapid avait exprimé ses « inquiétudes au sujet du rôle joué par l'Algérie dans la région, son rapprochement avec l'Iran et la campagne qu'elle a menée contre l'admission d'Israël en tant que membre observateur de l'UA»
«L'Algérie et le Maroc sont deux pays amis et deux partenaires essentiels de la France» annonce la diplomatie française
La France, ex-puissance coloniale, ménage en permanence ces deux partenaires clés, un jeu d'équilibre compliqué dans lequel elle se retrouve régulièrement accusée de parti pris
«Dites-nous, M. Lamamra. De quelles relations s’agit-il? Comment peut-on rompre ce qui n’existe pas? Je n’attends pas de réponse, évidemment»
La majorité des publications sur les réseaux sociaux a appelé à l’unité entre les deux peuples frères, regrettant la décision du régime algérien malgré la main tendue du roi du Maroc, Mohammed VI.
«L'Algérie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc à partir d'aujourd'hui», a déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse
Le ministre a expliqué les raisons de cette décision en affirmant que «l'histoire avait montré que le royaume du Maroc n'a jamais cessé de mener des actions hostiles à l'encontre de l'Algérie»
Plusieurs incidents récents ont ravivé les tensions entre les deux voisins, mais d’aucuns ignorent quelles seront les retombées politiques et économiques de cette décision
Arab News en français a demandé l’avis de deux spécialistes, l’analyste politique algérien Mustapha Heddam et l’expert marocain en géostratégie Cherkaoui Roudani
L'Algérie et le Maroc, entretiennent depuis des décennies des relations difficiles
Le conflit du Sahara occidental oppose le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie, depuis le départ du colonisateur espagnol
Ces migrants, en majorité originaires d'Afrique subsaharienne, «ont reçu les premiers soins à bord des unités de la Marine royale»
Malgré le renforcement des contrôles et les restrictions de circulation liées à la pandémie de coronavirus, les flux migratoires vers l'Europe n'ont pas cessé