Le «pèlerinage» de trois jours intervient malgré une récente flambée des cas de coronavirus en Irak et une recrudescence de la violence
L'étape la plus attendue de la visite se déroulera samedi, lorsque François se rendra à Nadjaf, la ville sanctuaire où est enterré l'Imam Ali, le quatrième calife islamique
Le Pape François a évoqué «nos frères et soeurs morts lors de l'attentat terroriste dans cette cathédrale il y a dix ans et dont la cause de béatification est en cours
«Je vous remercie, frères Evêques et Prêtres, d'être demeurés proches de votre peuple, en le soutenant»
Au fil des drames, la communauté chrétienne d'Irak s'est réduite comme peau de chagrin, sous le regard compatissant d'expatriés pour qui le retour n'est pas une option
D'Erbil à l'Australie, d'Amman à la Suède, rencontre avec des familles rêvant d'exil ou d'autres, déjà parties depuis des années, qui se languissent du pays
La capitale irakienne se prépare à accueillir le pape François, qui arrivera vendredi matin en Irak pour une visite de trois jours
Sur le web, les Irakiens se déchaînent, dénonçant la bonne image que veut se donner l’Irak à l’international, alors que le pays traverse la pire crise économique depuis la chute de Saddam Hussein
Le pape François sera le premier à rencontrer l'ayatollah Ali Sistani – la plus haute autorité de l’islam chiite – dans la ville chiite de Najaf
« Toute ma communauté est heureuse de la tenue de cet entretien, qui représente pour le peuple irakien un accomplissement pour la paix, en particulier les chrétiens et les chiites »
«Je souhaitais depuis longtemps rencontrer le peuple irakien, qui a tant souffert», a déclaré le pape au Vatican
Le pape François ne devrait pas rencontrer les foules, sauf lors de la messe qui se tiendra au stade d’Erbil dimanche, où 10 000 personnes sont attendues
Dans la paroisse de Saint-Joseph de Bagdad, on se prépare à la visite du pape François
«Pour les chrétiens qui veulent le rester, même après le mariage avec un musulman, ou pour les musulmans qui veulent se convertir, la seule solution est l’exil», déplore le père Nadhir Dako