La coupure d'internet a déjà été utilisée durant des semaines après le coup d'Etat, dans un pays sous la férule de l'armée quasiment sans interruption depuis son indépendance il y a 65 ans
Samedi, lors de la dernière manifestation réclamant un pouvoir civil et le retour des "militaires à la caserne", les autorités avaient aussi coupé le téléphone et les ponts reliant la capitale à ses banlieues avec d'imposants containers
La semaine dernière, Guterres avait déjà condamné des violences près d'une ancienne base logistique de l'ONU remise aux autorités locales au début du mois
Le Darfour est une vaste région régulièrement secouée par des heurts, notamment provoqués par des disputes territoriales ou les difficultés d'accès à l'eau
Samedi, les autorités ont eu recours à un autre outil de taille: comme durant près d'un mois après le putsch, elles ont coupé l'internet mobile et les communications téléphoniques
Des pillages et des violences ont eu lieu près de l'ancienne base logistique des Nations unies d'El Fasher
L'ONU a affirmé avoir recensé «13 viols ou viols collectifs»
À la mi-journée, environ 150 manifestantes ont déposé une lettre à la représentation à Khartoum du bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'Homme, réclamant justice pour les manifestantes violées
Le week-end dernier, M. Hamdok avait déclaré que le Soudan se rapprochait de «l'abîme»
Le groupe devant lequel Hamdok s'est exprimé mardi dernier l'a exhorté à ne pas quitter son poste, mais ce dernier s'est montré déterminé à démissionner
Les manifestations ont eu lieu le jour du troisième anniversaire du début de la révolte qui avait entraîné la chute du dictateur Omar el-Béchir en avril 2019
Le processus de transition démocratique qui s'en est suivi a été interrompu en octobre avec le coup d'Etat
Des centaines de milliers de Soudanais ont réclamé dimanche un pouvoir civil et démocratique, dénonçant le coup d'Etat du 25 octobre d'Abdel Fattah al-Burhane
Selon un communiqué publié lundi par un syndicat des médecins prodémocratie, Majzoub Mohammed Ahmad, 28 ans, est mort après avoir reçu «des balles dans la poitrine durant la répression sauvage» des manifestations à Khartoum