Des bombardements aériens et des tirs d'artillerie israéliens ont visé mardi la bande de Gaza du nord au sud, des puissances occidentales et arabes exhortant Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas à accepter le dernier plan de cessez-le-feu
Les exigences contradictoires des deux camps semblent cependant vouer à l'échec ce plan présenté vendredi par le président américain, Joe Biden, après bientôt huit mois de guerre
Depuis vendredi, de nombreux créateurs populaires sur internet comme Horty, Ponce, Angle Droit, ou encore les journalistes Clément Viktorovitch et Samuel Etienne, habitués de Twitch, se sont joints à "Streamers 4 Palestinians"
"Beaucoup de streamers ont répondu à l'appel très vite", a expliqué vendredi sur sa chaine Twitch Baghera Jones (639.000 abonnés), streameuse à l'origine de cette initiative
A la question de savoir s'il croyait que le Premier ministre israélien faisait traîner la guerre dans son propre intérêt politique, le président américain a laissé entendre que oui
M. Biden a reconnu qu'il était particulièrement en désaccord avec l'Israélien au sujet de la nécessité de créer un Etat palestinien
Le plan de Biden propose de mettre fin au conflit à Gaza, de libérer tous les otages et de reconstruire le territoire palestinien ravagé, sans le Hamas au pouvoir
Les ministres ont insisté sur la nécessité de mettre fin à l’offensive israélienne à Gaza, soulignant qu’elle provoquait une catastrophe humanitaire
Le projet de texte vu par l'AFP "salue l'accord annoncé le 31 mai et appelle le Hamas à l'accepter totalement et à appliquer ses termes sans délai et sans condition"
La semaine dernière, l'Algérie a fait circuler un projet de résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat et l'arrêt de l'offensive israélienne à Rafah, mettant en avant l'ordre en ce sens de la Cour internationale de justice
Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a indiqué dimanche, qu'Israël, tout en menant ses opérations militaires à Gaza, était en train de "préparer une alternative de gouvernement" au Hamas
M. Gallant avait déjà fait part mi-mai de son opposition à un contrôle militaire et politique par Israël de la bande de Gaza, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007