Le chef de l'Etat a estimé qu'un gouvernement d'union nationale, hypothèse qu'il a semblé tester auprès de plusieurs dirigeants reçus mardi et mercredi, n'était «pas justifié à ce jour»
Le président s'est adressé aux groupes d'opposition, de la Nupes au RN en passant par LR, leur demandant « de dire en toute transparence jusqu’où ils sont prêts à aller»
La Première ministre française Elisabeth Borne a remis sa démission au président Emmanuel Macron, qui l'a refusée «afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche et agir en ces jours»
Elisabeth Borne va de son côté réunir l'ensemble du gouvernement à Matignon mardi en début d'après-midi
«Cette nuit s’est déroulée la dernière phase d’une opération destinée à rapatrier depuis la Syrie 16 enfants belges accompagnés de mères de nationalité belge»
Il s'agit de la principale opération du genre jamais organisée par la Belgique depuis la chute du groupe Etat islamique (EI) en 2019
Pour Pécresse, «Emmanuel Macron doit tenir compte du résultat de ces élections, il doit changer de ligne politique, changer de Premier ministre et de gouvernement»
Elle a également appelé le chef de l'Etat à «entendre la voix des Français sur la sécurité, le pouvoir d'achat, le rétablissement de l'autorité, la vérité sur la situation financière de la France»
Avec 245 députés, la coalition présidentielle a obtenu la majorité relative la plus basse de l'histoire de la Ve République. Il lui manque 44 sièges pour atteindre la barre des 289
Un manque de majorité claire qui alarme pourtant ceux qui craignent que le pays devienne ingouvernable comme avant 1958
Au lendemain de la réélection d'Emmanuel Macron, le 24 avril, la voie paraissait pourtant toute tracée: comme à chaque fois, les législatives devaient mécaniquement reconduire, voire amplifier, le score de la présidentielle
«C'est le marasme», résume une conseillère de l'exécutif. «Le truc que l'on n'a pas vu venir, c'est d'être en-dessous de 260 sièges, tout comme la percée du Rassemblement national», dit-elle
Pour l'expert Pascal Perrineau, «le RN, peu à peu, devient un parti qui a des racines locales (...) Il est devenu le porte-parole incontesté des fractures sociales et territoriales»
«On voyait que, élection après élection, Marine Le Pen progressait au premier tour comme au deuxième tour. Mais à ce niveau-là, c'est du jamais vu», relève Jean-Daniel Lévy, de l'institut Harris Interactive
La défaite sur le fil de Brigitte Bourguignon aux législatives laisse le ministère de la Santé sans pilote
Son court passage lui aura juste laissé le temps d'annoncer de « premières mesures » (heures supplémentaires payées double, élèves infirmiers «immédiatement» employables) pour juguler la pénurie de soignants à l'hôpital