Le mouvement a été reconduit à la raffinerie de Normandie, près du Havre, dans le dépôt de carburants de Flandres, près de Dunkerque et à la «bio-raffinerie» de La Mède
Le mouvement a également été reconduit dans les deux raffineries françaises du groupe Esso-ExxonMobil
Sous la pression de l'exécutif, inquiet des pénuries constatées dans bon nombre de stations- service, TotalEnergies a proposé dimanche d'avancer à octobre ses négociations annuelles sur les salaires, répondant à la main tendue de la CGT
Le mouvement social en cours en France y pose des problèmes d'approvisionnement pour les automobilistes: dimanche après-midi, 29,7% des stations-service du pays manquaient d'au moins un carburant
De nombreuses stations-service françaises connaissent depuis plusieurs jours des ruptures d'approvisionnement du fait de grèves dans des raffineries et dépôts de carburants de TotalEnergies et Esso-ExxonMobil
Ce mouvement social est destiné à demander des hausses salariales, sur fond d'inflation et de profits records pour les groupes pétroliers
Un peu plus tôt, la Première ministre Elisabeth Borne avait appelé «à la responsabilité les directions et les représentants des salariés de ces entreprises»
Le PDG Patrick Pouyanné ne s'est pas exprimé publiquement sur la grève
«Nous demandons une augmentation de 10 %: 7 % pour l’inflation et 3% pour le partage de la richesse», déclare le délégué syndical CGT
Selon le syndicaliste, «jusqu’à mardi, environ 80% des salariés postés étaient en grève» et «il n’y a plus aucun produit fabriqué (...) sorti de la raffinerie depuis dix jours et le pipeline qui alimente Paris est également à l’arrêt»
Quelque 12% des stations en France connaissent des "difficultés sur au moins un type de carburant" à la pompe, avec des situations variables selon les régions
TotalEnergies, contacté, n'a pas confirmé le nombre de ses stations qui manquent d'essence
A l'arrêt, la raffinerie de Normandie, la plus grande de France, était toujours en grève mardi, tout comme la "bio-raffinerie" de La Mède
De fait, sur le site de TotalEnergies, de nombreuses stations-services ne proposaient plus lundi la totalité des carburants, notamment en Ile-de-France
L'oléoduc «impactera les terres de près de 62 000 personnes et menacera plus de 2 000 kilomètres carrés de réserves naturelles»
«En comptant les émissions causées par le transport, le raffinage et l'utilisation de ce pétrole, cela engendrera l'émission dans l'atmosphère de jusqu'à 34 millions de tonnes de CO2 par an»