Alors qu’il traverse l’Afghanistan à vélo, un universitaire taliban lui propose de l’aider à obtenir un billet d’avion, mais l’homme de 48 ans refuse, désireux de fournir des efforts supplémentaires pour remplir l’obligation sacrée
Son vol aurait été pris en charge par le ministre de l’Intérieur par intérim, Serajuddin Haqqani, déclare un proche collaborateur d’Anas Haqqani – le frère du ministre et haut responsable taliban – à Arab News.
Des milliers d'érudits religieux et d'ainés tribaux venus de toutes les régions d'Afghanistan participent à partir de jeudi dans la capitale Kaboul à un grand conseil
Les médias afghans spéculent aussi sur l'éventuelle présence du chef suprême des talibans et du pays, Hibatullah Akhundzada, lequel n'a jamais été filmé ou photographié en public depuis leur arrivée au pouvoir
Des dizaines de milliers de personnes sont sans abri, notamment dans la province pauvre de Paktika la plus affectée, dans l'Est du pays, mais aussi dans la province de Khost
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) cherche avec ses partenaires 110 millions de dollars (104 millions d'euros) pour venir en aide à 362 000 personnes
Afghan-Dubaï, dans l'est de la province de Khost, a été l'un des villages visés. Gul Nayeb Khan, 30 ans, et sa famille élargie habitent là
«Mon cœur souffre tellement. Nous sommes confrontés à tous les malheurs qu'on puisse imaginer. Je pense que j'aurais aimé être parmi les morts, il n'y a pas d'autre moyen», pour échapper à cette malédiction, se lamente Gul
Le tremblement de terre, d'une magnitude de 5,9, qui a frappé mercredi le sud-est du pays faisant plus de 1 000 morts et des milliers de sans-abri, est un test pour les talibans
Par le passé, les talibans ont été accusés par des organisations humanitaires de détourner l'aide vers des régions où la population soutenait leur insurrection contre le gouvernement pro-occidental
Le tremblement de terre, d'une magnitude de 5,9, qui a frappé mercredi cette région pauvre et isolée à la frontière avec le Pakistan, a fait plus de 1 000 morts, 3 000 blessés et des milliers de sans-abri
Les fragiles maisons aux murs en briques de terre n'ont pas résisté et les survivants se retrouvent complètement démunis