Plusieurs analystes critiquent le fait que l'armée malienne, au cœur de toutes les luttes de pouvoir depuis l'indépendance de la France en 1960, n'a d'autres desseins que « ses intérêts » propres
«Que leurs hommes se fassent tuer au front n'émeut pas les militaires, mais qu'un ministère et les gains qui en découlent leur échappent, cela devient un motif de soulèvement»
Le président Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane ont démissionné en présence de la mission de diplomates venus les voir à la base militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako
La délégation s'est ensuite rendue dans les bureaux du colonel Goïta, vice-président de la transition, qu'ils avaient déjà vu la veille au soir
Les dirigeants de l'UE sont «prêts, dans les prochaines heures, si la situation n'était pas clarifiée, à prendre des sanctions ciblées» contre les protagonistes
Le colonel Goïta, a indiqué avoir écarté le président et son Premier ministre dans ce qui s'apparente à un deuxième putsch en 9 mois, suscitant une vaste réprobation internationale et la menace de premières sanctions
Le président de transition Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane ont été évincés après avoir osé défier l'homme fort des putschistes, le colonel Assimi Goïta
Le duo avait été placé à la tête du Mali un bon mois après le renversement le 18 août 2020 du président élu Ibrahim Boubacar Keïta par un petit groupe de colonels
Le colonel Goïta dit s'être vu «dans l'obligation d'agir» et de «placer hors de leurs prérogatives le président et le Premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation»
Les militaires, accueillis initialement avec un a priori favorable par une population exaspérée par l'insécurité et la corruption, se sont exposés au reproche d'avoir pris goût au pouvoir
Des avions de combat F-16 de l'armée de l'air grecque sont arrivés lundi à la base aérienne du roi Faisal dans le nord du pays pour participer aux exercices militaires «Falcon Eye 2»
Par ailleurs, le vice-ministre de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a reçu le chef du commandement central américain, le général Kenneth McKenzie, et la délégation qui l'accompagne
Un «tribunal constitué de trois juges a reconnu l'accusé, un commandant des Forces de soutien rapide, coupable (...) d'homicide volontaire et l'a condamné à mort par pendaison», a indiqué Mahmoud al-Cheikh
Les généraux au pouvoir à l'époque ont nié avoir ordonné la répression, et les familles des victimes continuent de réclamer justice
Les forces de sécurité avaient été déployées en nombre pour l'occasion autour de l'enceinte du tribunal spécialement mis en place dans la capitale Naypyidaw pour juger l'ancienne cheffe du gouvernement
Si elle était reconnue coupable, elle pourrait être bannie de la politique, voire condamnée à des années de prison