Près de 20 personnes ont été condamnées à des peines d'emprisonnement ces dernières 24 heures en Algérie
Plus de 2 000 manifestants ont été interpellés, dont près d'une centaine ont été placés en garde à vue et une soixantaine sous mandat de dépôt depuis la décision du ministère de l'Intérieur de bannir de facto les rassemblements du Hirak
Vingt-huit protestataires ont été blessés par des tirs de gaz lacrymogènes des forces de police qui tentaient de disperser le rassemblement ayant attiré des milliers de personnes dans la capitale
Depuis le déclenchement de la révolte en octobre 2019, plus de 70 militants ont été victimes d'assassinats ou de tentatives d'assassinat, tandis que des dizaines d'autres ont été enlevés brièvement
Au total, près de 600 personnes ont déposé un dossier de candidature à la présidentielle à la mi-mai
Selon le calendrier électoral officiel, les candidats disqualifiés par les Gardiens (qui ont été notifiés personnellement de la décision du Conseil les concernant) ont la possibilité de faire appel jusqu'à minuit dans la nuit de mardi à mercredi
«Par le recours à l'escalade de la répression, qui touche le Hirak pacifique, le pouvoir montre l'échec de sa feuille de route politique et son incapacité à offrir une solution à la crise»
Neuf manifestants ont été condamnés par un tribunal de Skikda à un an de prison ferme, 24 ont été placés en garde-à-vue par différents tribunaux
La loi électorale impose aux candidats d'avoir vécu en Syrie dix ans de suite avant le scrutin, ce qui exclut de facto les figures de l'opposition en exil, très affaiblies
Un récent rapport de l'ONG World Vision évalue à plus de 1 200 milliards de dollars (un peu plus de 1 000 milliards d'euros) le coût économique de la guerre.
Avant même l'annonce des candidats autorisés à se présenter le 18 juin, la presse mise sur un duel entre le conservateur "traditionnel" Ali Larijani, président du Parlement de 2008 à 2020, et l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi, chef de l'Autorité judiciai
Larijani a lancé mercredi une ouverture sur la question des "libertés sociales" - épouvantail pour les ultras - qu'il a qualifiée d'"extrêmement importante"