Algérie: prison avec sursis pour une journaliste, un autre sous contrôle judiciaire

La journaliste Kenza Khatto était présente au rassemblement pour demander la libération de Khaled Drareni, en août 2020 à Alger (Photo, AFP).
La journaliste Kenza Khatto était présente au rassemblement pour demander la libération de Khaled Drareni, en août 2020 à Alger (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 01 juin 2021

Algérie: prison avec sursis pour une journaliste, un autre sous contrôle judiciaire

  • Kenza Khatto, journaliste politique de la station privée Radio M, a été condamnée par le tribunal à trois ans de prison avec sursis et à une amende de 20 000 dinars
  • Elle était poursuivie pour «outrage à corps constitué» après avoir été arrêtée alors qu'elle couvrait la marche hebdomadaire du mouvement contestataire du Hirak le 14 mai à Alger

ALGER: Une journaliste algérienne a été condamnée mardi à une peine de prison avec sursis et un autre, poursuivi dans plusieurs affaires, placé sous contrôle judiciaire, selon une association de soutien aux détenus d'opinion.

Kenza Khatto, journaliste politique de la station privée Radio M, a été condamnée par le tribunal algérois de Sidi M'hamed à trois ans de prison avec sursis et à une amende de 20 000 dinars (120 euros environ), a précisé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Elle était poursuivie pour « outrage à corps constitué » après avoir été arrêtée alors qu'elle couvrait la marche hebdomadaire du mouvement contestataire du Hirak le 14 mai à Alger. Plusieurs journalistes avaient été interpellés ce vendredi là. Elle avait passé quatre jours en garde vue. 

En revanche, la journaliste de Radio M, un média proche du Hirak, a été relaxée des chefs d' « atteinte à l'unité nationale », de « publications de nouvelles pouvant porter atteinte à l'intérêt national » et d' « incitation à attroupement non armé ».

Le parquet avait requis le 25 mai un an de prison ferme contre Kenza Khatto.

Par ailleurs, le rédacteur en chef du quotidien local Le Provincial à Annaba (nord-est de l'Algérie), Mustapha Bendjama, a été placé mardi sous contrôle judiciaire après avoir été entendu par un juge d'instruction du tribunal de cette ville, selon le CLND.

Bendjama est poursuivi pour « diffamation » et « atteinte à l’intérêt national » à la suite d'une plainte du wali (préfet) d'Annaba qui lui reproche d'avoir révélé qu'un mariage avait été célébré dans une salle de la municipalité au début du confinement sanitaire.

Déterminé à étouffer toute voix dissidente et à briser le Hirak avant les élections législatives du 12 juin, le régime n'hésite pas à poursuivre et condamner des journalistes indépendants.   

Ainsi, le correspondant du quotidien francophone Liberté à Tamanrasset (extrême-sud), Rbaha Karèche, est en détention depuis plus d'un mois. 

Il a été écroué le 19 avril pour diffusion de « fausses informations » pouvant porter « atteinte à la sécurité publique » après avoir rendu compte d'un mouvement de protestation des Touaregs, populations berbérophones, qui dénoncent régulièrement leur marginalisation économique et sociale.

 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.