Le mucilage marin turc fait planer la menace du choléra

Le mucilage marin, connu sous le nom de «morve de mer», est une substance dont la texture rappelle le mucus, elle envahit les côtes près d'Istanbul après avoir recouvert d'immenses zones de la mer de Marmara. (Photo, Reuters/Archives)
Le mucilage marin, connu sous le nom de «morve de mer», est une substance dont la texture rappelle le mucus, elle envahit les côtes près d'Istanbul après avoir recouvert d'immenses zones de la mer de Marmara. (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Vendredi 04 juin 2021

Le mucilage marin turc fait planer la menace du choléra

  • Les boues brunes sont attribuées au phytoplancton, aux polluants chimiques et au mélange des eaux usées dans la mer
  • Istanbul a une longue histoire d'épidémies mortelles de choléra, dont une dans les années 1970 qui a tué 50 personnes

LONDRES : Connue sous le nom de «morve de mer», le mucilage marin est une substance dont la texture rappelle le mucus qui envahit les côtes près d'Istanbul après avoir recouvert d'immenses zones de la mer de Marmara, une menace à la vie marine qui a déclenché une vague de mises en garde contre les maladies mortelles qu’elle peut causer.

Le fléau, particulièrement grave dans le golfe d'Izmit dans le sud-est de la ville, laisse les pêcheurs incapables de travailler car ils ne peuvent pas démarrer les moteurs ou manier leurs filets dans les boues.

La substance brune et visqueuse est un mélange de graisses, de glucides et de protéines émis par un minuscule phytoplancton, qui se multiplie rapidement lorsque des polluants chimiques et des eaux usées sont pompés dans l'eau.

Cette substance tue la vie marine en bloquant la lumière solaire vitale et, lorsqu'elle coule, recouvre le fond marin et accélère la décomposition des organismes vivants.

Le phytoplancton responsable se développe de manière incontrôlable lorsque les nutriments tels que l'azote et le phosphore se retrouvent en grande quantité dans l'eau de mer. La hausse des températures marines aggrave également le problème.

Des plongeurs signalent la mort d'un grand nombre de poissons, et affirment que la faune marine est forcée de se réfugier dans de petits trous et autres formes d'abris aquatiques.

Les experts préviennent que la « «morve de mer»  constitue un terrain fertile pour les bactéries dangereuses, notamment le choléra.

Istanbul a souffert de fréquentes épidémies de choléra au cours de son histoire. La plus récente, en 1970, a fait 50 morts et des milliers d'autres infectés.

Le choléra affecte généralement les pays dont les infrastructures d'assainissement et d'hygiène de l'eau sont médiocres. Les victimes souffrent généralement de vomissements, de diarrhée et de fatigue musculaire.

Le ministre turc de l'Environnement, Murat Kurum, a indiqué qu'une équipe de 300 personnes a été dépêchée dans le but s'attaquer à la «morve de mer».

Cependant, le plancton s’est rapidement multiplié, et s'est rapidement remis des tentatives de le faire disparaitre.

Muharrem Balci, expert en biologie marine à l'Université d'Istanbul, explique qu’une «solution à court terme est très difficile, impossible même (…)».

«La première chose à faire est de réduire les écoulements et la pollution subséquente. Une coopération internationale est de plus nécessaire de manière à améliorer et à protéger la vie marine dans les écosystèmes de la Méditerranée et de la mer Noire, reliés à la mer de Marmara par les détroits turcs».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".