Jeff Bezos inaugure les voyages spatiaux de Blue Origin pour son départ d'Amazon

Le fondateur de Blue Origin, Jeff Bezos, prend la parole après avoir reçu le prix d'excellence dans l'industrie de la Fédération internationale d'astronautique (IAF) 2019 lors du 70e Congrès international d'astronautique au Walter E. Washington Convention Center, le 22 octobre 2019 (Photo, AFP)
Le fondateur de Blue Origin, Jeff Bezos, prend la parole après avoir reçu le prix d'excellence dans l'industrie de la Fédération internationale d'astronautique (IAF) 2019 lors du 70e Congrès international d'astronautique au Walter E. Washington Convention Center, le 22 octobre 2019 (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 07 juin 2021

Jeff Bezos inaugure les voyages spatiaux de Blue Origin pour son départ d'Amazon

Le fondateur de Blue Origin, Jeff Bezos, prend la parole après avoir reçu le prix d'excellence dans l'industrie de la Fédération internationale d'astronautique (IAF) 2019 lors du 70e Congrès international d'astronautique au Walter E. Washington Convention Center, le 22 octobre 2019 (Photo, AFP)
  • Le futur ex-patron d'Amazon va s'élancer le 20 juillet avec son frère et le gagnant d'une mise aux enchères dans le premier vol de tourisme de sa société Blue Origin
  • Ce coup de publicité est aussi stratégique, au moment où la concurrence fait rage entre la société qu'il a fondée, Blue Origin, le groupe SpaceX dirigé par Elon Musk, et Virgin Galactic fondé par Richard Branson

WASHINGTON: Pour coiffer au poteau ses adversaires dans la course au tourisme spatial, Jeff Bezos va mouiller le maillot: le futur ex-patron d'Amazon va s'élancer le 20 juillet avec son frère et le gagnant d'une mise aux enchères dans le premier vol de tourisme de sa société Blue Origin.  

« Depuis que j'ai cinq ans, je rêve de voyager dans l'espace. Le 20 juillet, je ferai ce voyage avec mon frère. La plus grande aventure, avec mon meilleur ami », a écrit le milliardaire dans une publication lundi sur son compte Instagram.  

La mise en scène est savamment orchestrée: dans une vidéo publiée avec le message, il propose à son frère, Mark, de l'accompagner et le prend dans ses bras. « Je ne m'attendais même pas à ce qu'il dise qu'il serait dans le premier vol », commente son frère dans cette courte vidéo.  

Le fondateur du groupe de Seattle, qui va rester président du conseil d'administration, s'offre là un cadeau de départ dans les étoiles avant de laisser les manettes d'Amazon à Andy Jassy le 5 juillet, soit deux semaines avant le lancement prévu.  

Ce coup de publicité est aussi stratégique, au moment où la concurrence fait rage entre la société qu'il a fondée, Blue Origin, le groupe SpaceX dirigé par Elon Musk, et Virgin Galactic fondé par Richard Branson.   

Des trois concurrents au tourisme spatial, Jeff Bezos devrait être le premier à se jeter lui-même à l'eau.   

M. Branson pourrait embarquer dans un vol test durant l'été à bord du vaisseau de Virgin Galactic, mais aucune date précise n'a été annoncée. Sa société prévoit le début des opérations commerciales régulières en 2022. Le groupe a déjà vendu quelque 600 billets pour un prix compris entre 200 000 et 250 000 dollars.  

La fusée de Blue Origin, New Shepard, a de son côté réussi 15 tests jusqu'au-dessus de la ligne de Karman, qui marque selon la convention internationale le début de l'espace, à 100 km au-dessus de la Terre. Mais elle n'a encore jamais volé avec des humains à bord.  

2,8 millions de dollars  

« C'est un choix osé », a commenté lundi Dan Ives, analyste pour le cabinet Wedbush, sur la chaîne financière CNBC, en référence au danger que représente la mission et aux risques d'accidents.   

Les actionnaires d'Amazon ne lui en tenaient pour l'heure pas rigueur, le cours de l'action reculait juste de 0,12% peu après l'ouverture de Wall Street.   

L'espace représente pour Jeff Bezos une priorité majeure, et une potentielle source de revenus considérable, bien que Blue Origin soit actuellement à la traîne face à son principal concurrent SpaceX dans le domaine des satellites ainsi que des missions dans l'espace.  

Le tourisme peut offrir des perspectives de revenus élevés, à l'image du prix atteint dans la vente au enchères du troisième ticket accompagnant M. Bezos et son frère, 2,8 millions de dollars selon Blue Origin lundi.  

Près de 6 000 personnes venant de 143 pays ont participé, ajoute la société, et les enchères pourraient encore monter avant la fin des paris le 12 juin. Les fonds iront toutefois à la fondation créée par Blue Origin, Club for the future, notamment destinée à encourager les jeunes générations à entamer des carrières dans le milieu scientifique.  

Le jour du départ de New Shepard le 20 juillet, la fusée décollera à la verticale et la capsule s'en séparera à environ 75 km de hauteur, continuant sa trajectoire jusqu'à dépasser les 100 km d'altitude.  

Les passagers à bord pourront alors flotter en apesanteur durant quelques minutes et observer la courbure de la terre.  

Pendant ce temps-là, la fusée redescendra pour se poser doucement sur une piste, toujours à la verticale.  

Puis la capsule entamera elle-même une chute libre pour revenir vers la Terre, et sera freinée par trois grands parachutes et des rétrofusées avant d'atterrir dans un désert de l'ouest du Texas.   

Également très soucieuse de sa communication, la société Virgin a annoncé de son côté début juin qu'elle enverrait une chercheuse de 32 ans très suivie sur le réseau social TikTok pour y conduire des expériences durant quelques minutes en apesanteur.  


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
Short Url
  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Short Url
  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.