Un accord historique du G7 pourrait entraîner une augmentation des prélèvements fiscaux pour les économies du Golfe

Depuis des années, les économies du Golfe attirent les particuliers et les entreprises grâce à une fiscalité nulle ou faible (Shutterstock)
Depuis des années, les économies du Golfe attirent les particuliers et les entreprises grâce à une fiscalité nulle ou faible (Shutterstock)
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Publié le Mardi 08 juin 2021

Un accord historique du G7 pourrait entraîner une augmentation des prélèvements fiscaux pour les économies du Golfe

Depuis des années, les économies du Golfe attirent les particuliers et les entreprises grâce à une fiscalité nulle ou faible (Shutterstock)
  • Les analystes s’attendent à ce que l’adoption des nouvelles règles d’imposition mondiales modifie progressivement l’assiette fiscale régionale, ce qui devrait toucher certaines économies du Golfe
  • L’instauration d’un taux d’imposition mondial minimal est une question d’équilibre potentiellement délicate pour les gouvernements arabes, qui tentent d’attirer davantage d’investissements directs étrangers (IDE)

DUBAÏ: Un accord conclu entre les pays développés du G7, en vue de fixer un taux minimum d’imposition des sociétés de 15 % au niveau mondial devrait avoir des conséquences importantes pour les économies du Golfe, qui cherchent à attirer les multinationales. 

Le ministre japonais des Finances, Taro Aso, a déclaré mardi aux journalistes que les pays du G7 ont réalisé qu’ils ne pouvaient plus compter sur la course vers le bas de l’impôt sur les sociétés, pour générer de la croissance dans leurs économies. 

«Maintenant que la direction a été définie, les chances de conclure un accord fiscal vont augmenter au G20. Cette décision a un impact important sur le renforcement de la dynamique», a expliqué M. Aso. 

Le G7 comprend les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et le Canada. Le G20, plus large, comprend également l’Arabie saoudite, seul pays du Golfe du groupe. 

Les analystes s’attendent à ce que l’adoption des nouvelles règles modifie progressivement l’assiette fiscale régionale, ce qui devrait toucher certaines économies du Golfe plus que d’autres, dépendamment du nombre de multinationales qui y opèrent. 

L’instauration d’un taux d’imposition mondial minimal est une question d’équilibre potentiellement délicate pour les gouvernements arabes, qui tentent d’attirer davantage d’investissements directs étrangers (IDE). 

«Pour les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), une plus grande clarté est nécessaire pour évaluer tout impact économique potentiel», souligne Monica Malik, économiste en chef à l’Abu Dhabi Commercial Bank (ADCB), dans une lettre à ses clients. «Nous estimons que la région restera un environnement à faible fiscalité, tant au niveau des entreprises que des particuliers. Cependant, pour les entreprises qui relèveront du nouveau cadre (probablement axé sur les entreprises numériques), l’impact pourrait être important. À moyen terme, l’évolution de la fiscalité mondiale pourrait entraîner l’élargissement de l’assiette fiscale des sociétés dans la région, surtout avec l’augmentation des revenus fiscaux des grandes multinationales.» 

Depuis des années, les économies du Golfe attirent les particuliers et les entreprises grâce à une fiscalité nulle ou faible. Toutefois, les réformes actuelles, qui visent à stabiliser les recettes publiques, et à réduire la dépendance à l’égard des recettes provenant des hydrocarbures, ont déjà mis l’accent sur la fiscalité, notamment avec l’introduction récente de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dans des pays comme les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. 

L’impôt sur les sociétés était également l’un des grands thèmes de la présidence saoudienne du G20 de l’année dernière. Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, a salué cette semaine l’accord conclu entre les pays du G7. 

Khatija Haque, économiste en chef à la banque Emirates NBD, a déclaré mardi à Bloomberg TV que l’adoption plus large des nouvelles règles fiscales du G7 par le G20 et l’OCDE déclencherait également des changements régionaux. Elle a toutefois précisé que le nombre d’entreprises initialement touchées pourrait être relativement faible. 

«Si nous nous penchons sur ces très grandes multinationales et entreprises technologiques, nous constatons que cette région ne représente pas nécessairement une part énorme de leurs revenus mondiaux», souligne-t-elle. «De manière plus générale, il serait intéressant de savoir si la région dans son ensemble cherche à imposer cet impôt sur les sociétés à d’autres entreprises étrangères, peut-être plus petites, ou à des entreprises qui ont une certaine participation étrangère. Il s'agit d’une question qui devra être gérée avec précaution, car il y a une forte pression pour attirer davantage d’IDE dans la région, avec le risque de se compromettre en menant une politique trop agressive sur les impôts sur les sociétés», conclut-elle. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.