L'armée israélienne tire à balles réelles sur des manifestants: un Palestinien de 15 ans tué

Tous les habitants du village de Beita, près de Naplouse, en Cisjordanie, ont laissé éclater leur colère et leur chagrin lors des funérailles de l'adolescent tué. (Photo, AFP)
Tous les habitants du village de Beita, près de Naplouse, en Cisjordanie, ont laissé éclater leur colère et leur chagrin lors des funérailles de l'adolescent tué. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 12 juin 2021

L'armée israélienne tire à balles réelles sur des manifestants: un Palestinien de 15 ans tué

  • Mohammed Saïd Hmayel a été touché par des balles réelles près de Naplouse lors d'une manifestation contre la construction d'une colonie israélienne
  • Les heurts se sont multipliés ces dernières semaines en Cisjordanie, dans la foulée des manifestations à Jérusalem et de la guerre de 11 jours à Gaza

RAMALLAH, TERRITOIRES PALESTINIENS : Un adolescent palestinien a été tué vendredi par des tirs de soldats israéliens lors de heurts en marge d'une manifestation contre la colonisation en Cisjordanie occupée, selon des sources palestiniennes.

Mohammed Saïd Hmayel, 15 ans, a été touché par des balles réelles près de Naplouse lors d'affrontements dans le village de Beita dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans, a indiqué le Croissant-Rouge palestinien.

Le ministère de la Santé palestinien a confirmé la mort de l'adolescent ajoutant que six Palestiniens avaient été en outre blessés par des balles réelles tirées par l'armée israélienne.

Les heurts sont survenus lors d'une manifestation contre « la construction par Israël d'une colonie près du village » de Beita, a indiqué l'agence officielle palestinienne Wafa.

Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne a affirmé que « des centaines de Palestiniens avaient participé à une émeute, incendiant des pneus, jetant des pierres et tirant des feux d'artifice en direction de soldats israéliens présents sur place, les mettant en danger ». « Les soldats ont répondu avec des moyens de dispersion anti-émeute et en ouvrant le feu en direction des émeutiers », selon elle.

Jeudi, trois Palestiniens ont été tués en Cisjordanie lors d'échanges de tirs avec les forces israéliennes qui menaient une opération pour arrêter des Palestiniens recherchés dans la ville de Jénine (nord).

Les heurts se sont multipliés ces dernières semaines en Cisjordanie, dans la foulée de manifestations à Jérusalem et de la guerre de 11 jours en mai entre le mouvement armé palestinien Hamas au pouvoir à Gaza, un territoire palestinien sous blocus israélien, et l'armée israélienne.

En outre, de nombreux rassemblements ont lieu en Cisjordanie les vendredis, jour de repos hebdomadaire, pour protester contre l'expansion des colonies israéliennes, jugées illégales par le droit international.

Ces manifestations sont parfois émaillées de heurts avec l'armée israélienne.

Environ 475 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie, où habitent plus de 2,8 millions de Palestiniens.


La militante iranienne Narges Mohammadi condamnée à 8 ans de prison, selon son mari

La militante iranienne des droits de l'Homme Narges Mohammadi a été arrêtée en Iran le 16 novembre dernier (Photo, AFP).
La militante iranienne des droits de l'Homme Narges Mohammadi a été arrêtée en Iran le 16 novembre dernier (Photo, AFP).
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  • Son mari, qui est installé en France, a écrit sur Twitter que la condamnation avait été prononcée à l'issue d'une audience de seulement 5 minutes
  • On reproche à Narges Mohammadi d'avoir publié un communiqué contre la peine de mort et d'avoir organisé un sit-in de protestation pendant sa détention

PARIS: La militante iranienne des droits de l'Homme Narges Mohammadi, arrêtée le 16 novembre, a été condamnée par un tribunal iranien à 8 ans de prison et 70 coups de fouet, a annoncé dimanche son mari.

Taghi Rahmani, qui est installé en France, a écrit sur Twitter que la condamnation avait été prononcée à l'issue d'une audience de seulement 5 minutes.

On ignore les détails des accusations et du verdict.

Mme Mohammadi, porte-parole du Centre des défenseurs des droits de l'Homme fondé par la prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi, a été arrêtée à plusieurs reprises ces dernières années.

Libérée en octobre 2020 après cinq ans de prison, elle a de nouveau été condamnée en mai 2021 à 80 coups de fouet et 30 mois de détention, pour "propagande contre le système" politique iranien, diffamation et "rébellion" contre l'autorité pénitentiaire.

Il lui est reproché d'avoir publié un communiqué contre la peine de mort et d'avoir organisé un sit-in de protestation pendant sa détention à la prison d'Evine à Téhéran.  

Mi-janvier, une chercheuse franco-iranienne, Fariba Adelkhah, retenue depuis 2019 en Iran, a été réincarcérée à Téhéran pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence.

Et quelques jours plus tôt, le poète et dissident iranien Baktash Abtin est décédé en prison après y avoir contracté la Covid-19, d'après les révélations de plusieurs organisations de défense des droits humains. Celles-ci accusent Téhéran d'être responsable de ce décès.


Israël: 1ère rencontre du chef de la diplomatie Yaïr Lapid avec un dirigeant palestinien

Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid. (Photo, AFP)
Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid. (Photo, AFP)
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  • Le ministère israélien des Affaires étrangères a de son côté décliné tout commentaire sans démentir la tenue de la rencontre
  • Après la visite en décembre de Mahmoud Abbas en Israël, l'Etat hébreu avait approuvé une série de «mesures de confiance» avec l'Autorité palestinienne

JÉRUSALEM : Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid s'est entretenu dimanche soir avec le ministre palestinien des Affaires civiles Hussein al-Sheikh, a indiqué ce dernier sur Twitter, marquant la première rencontre officielle connue de M. Lapid avec un dirigeant palestinien.

"J'ai rencontré ce soir le ministre israélien des Affaires étrangères et nous avons discuté de différentes questions politiques et des relations bilatérales", a affirmé Hussein al-Sheikh, sans préciser où la rencontre avait eu lieu.

Interrogé par l'AFP, le ministère israélien des Affaires étrangères a de son côté décliné tout commentaire sans démentir la tenue de la rencontre.

Fin décembre, le président palestinien Mahmoud Abbas avait rencontré le ministre israélien de la Défense Benny Gantz lors d'une visite en Israël. Il s'agissait de la première fois depuis 2010 que M. Abbas se rendait dans l'Etat hébreu pour une rencontre officielle avec un membre du gouvernement israélien.

Dans la foulée de l'arrivée au pouvoir en juin dernier du gouvernement de coalition mené par Naftali Bennett, des ministres israéliens - dont M. Gantz - avaient cependant rendu visite à Mahmoud Abbas à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, en Cisjordanie occupée. 

Dans son tweet dimanche, Hussein al-Sheikh a ajouté avoir "mis en avant le besoin d'un horizon politique entre les deux parties, basé sur le droit international", en référence notamment aux résolutions de l'ONU sur le conflit israélo-palestinien.

Après la visite en décembre de M. Abbas en Israël, l'Etat hébreu avait approuvé une série de "mesures de confiance" avec l'Autorité palestinienne comme l'octroi de 600 permis supplémentaires permettant à des hommes d'affaires palestiniens de se rendre en Israël, et la régularisation de 6 000 Palestiniens vivant dans un secteur de Cisjordanie sous contrôle israélien.


Les défenses aériennes émiraties détruisent des missiles Houthis visant le pays

Les débris des missiles sont tombés dans l’émirat d’Abu Dhabi (Photo, AN).
Les débris des missiles sont tombés dans l’émirat d’Abu Dhabi (Photo, AN).
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  • Le ministre émirati de la Défense a annoncé que deux missiles Houthis lancés en direction du pays ont été interceptés
  • Dans un communiqué, le ministère s’est déclaré «prêt à répondre à toutes les menaces» et qu’il prendrait «toutes les mesures nécessaires pour protéger la nation des attaques» qui la visent

RIYAD: Le ministre émirati de la Défense a annoncé que deux missiles Houthis lancés en direction du pays ont été intercepté, une information rapportée par l’agence WAM ce lundi.

Les débris qui sont tombés dans l’émirat d’Abu Dhabi n’ont pas fait de blessés.

Dans un communiqué, le ministère s’est déclaré « prêt à répondre à toutes les menaces » et qu’il prendrait « toutes les mesures nécessaires pour protéger la nation des attaques » qui la visent.

Trois personnes ont été tuées la semaine dernière à Abu Dhabi dans une attaque similaire de la milice soutenue par l'Iran. Cette agression commise sur des civils a été condamnée par la communauté internationale.
Lundi matin, l'Arabie saoudite a également intercepté un missile balistique visant la province d'Asir, dans le sud du Yémen. En riposte, la coalition de soutien au gouvernement yéménite a frappé des cibles Houthies à Al-Jouf.
Deux personnes avaient été blessées à Jazan la veille, à la suite d'une attaque similaire.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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