Syrie: Afrine et son hôpital visés par des tirs d'artillerie qui ont fait 18 morts

Des secouristes des casques blancs enjambant le sol jonché de décombres et entaché de sang pour évacuer des morts transportés sur des brancards. (Photo, AFP)
Des secouristes des casques blancs enjambant le sol jonché de décombres et entaché de sang pour évacuer des morts transportés sur des brancards. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 13 juin 2021

Syrie: Afrine et son hôpital visés par des tirs d'artillerie qui ont fait 18 morts

  • Les tirs proviennent des territoires au nord de la province d'Alep « où sont déployées des milices fidèles à l'Iran et au régime», indique l'OSDH
  • La région kurde d'Afrine avait été conquise en mars 2018 par des forces turques et leurs supplétifs syriens, qui en avaient délogé la principale milice des kurdes

BEYROUTH : Au moins 18 personnes, dont 14 civils, ont été tuées samedi en Syrie dans des tirs d'artillerie sur la ville d'Afrine, où un hôpital a notamment été touché par les bombardements dans ce secteur tenu par des rebelles proturcs, a rapporté une ONG.

Un médecin, trois employées du personnel hospitalier, deux femmes et deux enfants au moins, mais aussi un commandant rebelle, figurent parmi les victimes des bombardements ayant touché l'hôpital al-Chifaa, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dans une cour de l'hôpital, un correspondant de l'AFP a filmé des secouristes des casques blancs enjambant le sol jonché de décombres et entaché de sang pour évacuer des morts transportés sur des brancards.

Un nouveau bilan de l'Observatoire en soirée fait état de 18 morts et 23 blessés, après un bilan initial de 16 morts.

« Les tirs ont visé plusieurs quartiers de la ville et ont touché l'hôpital », a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane.

« La majorité des victimes ont péri dans les bombardements sur l'hôpital », a précisé l'ONG dans un communiqué, soulignant que le bilan pourrait augmenter alors que parmi les blessés certains se trouvent dans un état critique.

Les tirs d'artillerie ont été effectués de territoires dans le nord de la province d'Alep « où sont déployées des milices fidèles à l'Iran et au régime, près de zones des forces kurdes », a indiqué l'OSDH.

Dans un communiqué, la principale coalition dominée par les Kurdes, les Forces démocratiques syriennes (FDS), a démenti toute implication dans ces tirs.

Située dans la province d'Alep, la région kurde d'Afrine avait été conquise en mars 2018 par des forces turques et leurs supplétifs syriens, qui en avaient délogé la principale milice des kurdes.

Le secteur, comme tous les territoires tenus par les rebelles proturcs, est également régulièrement secoué par des assassinats ciblés, des attentats ou des explosions.

Jeudi, dans le nord-ouest de la Syrie, au moins 12 personnes, dont des combattants, ont été tuées selon l'OSDH dans des bombardements du régime syrien sur la région d'Idleb, dernier grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie.

Déclenchée en 2011 avec la répression de manifestations réclamant des réformes dans le sillage du printemps arabe, la guerre syrienne s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de puissances étrangères, l'apparition de groupes jihadistes et la multiplication des belligérants sur le terrain.

Le conflit a fait près de 500000 morts selon l'OSDH et jeté sur la route de l'exil des millions de personnes.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.