Présidentielle iranienne: un candidat réformateur avertit d'une victoire des ultras

«Que se passera-t-il si vous prenez le pourvoir? Je réponds en termes simples: les nouvelles sanctions s'imposeront avec le consensus international», a lancé le candidat réformateur Abdolnasser Hemmati. (Photo, AFP)
«Que se passera-t-il si vous prenez le pourvoir? Je réponds en termes simples: les nouvelles sanctions s'imposeront avec le consensus international», a lancé le candidat réformateur Abdolnasser Hemmati. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 13 juin 2021

Présidentielle iranienne: un candidat réformateur avertit d'une victoire des ultras

  • Les Iraniens doivent élire un successeur au président Hassan Rohani le 18 juin parmi sept candidats
  • Le scrutin intervient alors que les discussions sont en cours à Vienne pour sauver l'accord torpillé par Trump

TÉHÉRAN : Un candidat réformateur à la présidentielle iranienne de juin a averti samedi qu'une victoire d'un ultraconservateur risquait d'alourdir les sanctions internationales contre l'Iran.

Les Iraniens doivent élire un successeur au président Hassan Rohani le 18 juin parmi sept candidats – cinq ultraconservateurs et deux réformateurs- sur un total d'environ 600 candidats.

Le chef de l'Autorité judiciaire, l'ultrconservateur Ebrahim Raïssi fait figure de favori, bénéficiant de l'invalidation de la candidature de plusieurs personnalités qui auraient pu lui faire de l'ombre.

"Que se passera-t-il si vous prenez le pourvoir? Je réponds en termes simples: les nouvelles sanctions s'imposeront avec le consensus international", a lancé le candidat réformateur Abdolnasser Hemmati à l'encontre des candidats ultraconservateurs lors du dernier débat diffusé en direct à la télévision d'Etat.

M. Hemmati, un ancien gouverneur de la Banque centrale iranienne, a présenté les candidats ultraconservateurs comme membres d'une même équipe dont M. Raïssi est le "capitaine", selon lui.

Pour sa part, M. Raïssi a minimisé les attaques de M. Hemmati, l'accusant de vouloir tenter de mobiliser les électeurs en son faveur.

"Créer un monopole (...) ca ne marche pas avec les gens comme vous car le peuple me connais et connais bien mon bilan," a indiqué M. Raïssi.

M. Raïssi a affiché son engagement à respecter l'accord iranien sur le nucléaire conclu selon lui avec "l'aval du guide suprême" l'ayatollah Ali Khamenei.

Les Iraniens sont appelés à élire un successeur au président Rohani, un modéré, dont sa politique d'ouverture a échoué après la dénonciation par les Etats-Unis en 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien conclu trois ans plus tôt à Vienne.

Le scrutin de juin intervient alors que les discussions sont en cours à Vienne pour sauver l'accord torpillé par l'ancien président américain Donald Trump qui a réimposé des sanctions contre Téhéran.

Les conservateurs ont largement remporté les législatives en février 2020, marquées par une abstention record (57%) sur fond d'invalidation massive de candidats modérés et réformateurs, et les médias redoutent aussi pour ce scrutin un taux de participation peu élevé.


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.