Un rassemblement propalestinien devant Downing Street pour réclamer des sanctions contre Israël

Les organisateurs affirment que plus de 8 000 personnes ont assisté à la manifestation dans le centre de Londres, appelant le gouvernement britannique à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
Les organisateurs affirment que plus de 8 000 personnes ont assisté à la manifestation dans le centre de Londres, appelant le gouvernement britannique à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
La manifestation intervient deux jours avant que le parlement britannique ne débatte d'une pétition visant à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
La manifestation intervient deux jours avant que le parlement britannique ne débatte d'une pétition visant à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
Les organisateurs affirment que plus de 8 000 personnes ont assisté à la manifestation dans le centre de Londres, appelant le gouvernement britannique à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
Les organisateurs affirment que plus de 8 000 personnes ont assisté à la manifestation dans le centre de Londres, appelant le gouvernement britannique à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
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Publié le Dimanche 13 juin 2021

Un rassemblement propalestinien devant Downing Street pour réclamer des sanctions contre Israël

  • Des groupes affirment que 8 000 personnes ont participé aux manifestations, dont 185000 ont écrit aux députés avant le débat
  • «Israël a violé plus de 40 résolutions de l'ONU; la campagne pour imposer des sanctions se poursuivra jusqu'à ce qu'Israël soit tenu responsable de ce non-respect du droit international»

LONDRES : Des manifestants propalestiniens se sont rassemblés samedi devant Downing Street dans la capitale britannique, Londres, dans le but de demande au gouvernement britannique d’imposer des sanctions à Israël pour ses bombardements de la bande de Gaza le mois dernier.

La manifestation intervient deux jours avant que le Parlement ne débatte d'une pétition visant à imposer des sanctions contre Israël, après avoir reçu plus de 380000 signatures, au-dessus du seuil de 100 000 requis pour qu'elle soit prise en considération.

La manifestation, qui intervient également alors qu'une réunion du G7 des leaders mondiaux se tient en  Cornouailles, fait partie de la «Journée d'action (S’opposer au G7 pour la justice internationale)» organisée par une coalition de groupes propalestiniens appelant les pays du G7 à «mettre fin à toute coopération militaro-sécuritaire avec Israël et à imposer des sanctions ciblées jusqu'à ce qu'Israël se conforme au droit international», a déclaré la Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC).

Les organisateurs ont signalé que plus de 8 000 personnes ont assisté à la manifestation et que 185 000 personnes ont directement contacté les députés britanniques dans le but de «faire pression sur le gouvernement britannique pour qu'il tienne Israël pour responsable des violations répétées du droit international, via l'imposition de sanctions».

Par ailleurs, 10 000 personnes ont demandé mercredi à rencontrer leurs députés pour leur demander d'assister au débat parlementaire du lundi et de se prononcer en faveur des sanctions contre Israël, dans le cadre d'un lobby national organisé par l'ONG britannique les amis d’Al-Asqa (FOA).

«En l'espace de 10 jours, 185 000 personnes ont envoyé une lettre que nous avons affiché sur notre site Web en s’appuyant sur les évènements de Cheikh Jarrah et sur ce qui se passent à la mosquée d’Al-Aqsa afin d’exiger des sanctions», a indiqué Shamiul Joarder de l’ONG les amis d’Al-Asqa (FOA), à Arab News.

L’opération militaire israélienne de 11 jours à Gaza a fait suite à des tensions accrues en Cisjordanie, après que les forces de sécurité israéliennes ont pris d'assaut la mosquée d’Al-Aqsa à plusieurs reprises pendant le mois sacré musulman du Ramadan et blessé des centaines de fidèles, tandis que dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem, des dizaines de Palestiniens risquent d'être expulsés à tout moment de leur domicile.

«Israël a violé plus de 40 résolutions de l'ONU ; la campagne pour imposer des sanctions se poursuivra jusqu'à ce qu'Israël soit tenu responsable de ce non-respect du droit international», a insisté Joarder.

Il a aussi ajouté que ce qu'ils ont découvert au fil des ans, c'est que plus de gens deviennent politiquement conscients, astucieux et cultivés, et comprennent mieux la dynamique politique dans la région.

«Les médias sociaux ont vraiment aidé à voir ce qui se passe sur le terrain. De nos jours, vous pouvez voir sur votre téléphone l'apartheid qui se déroule en Palestine, et cela a réellement permis aux gens d'inciter à l'action et de comprendre que nous donner de l'argent n'est pas la solution ici, nous devons devenir politiquement actifs», a soutenu Joarder.

«Même si les bombes se sont arrêtées à Gaza, l'occupation reste encore, et c'est vraiment touchant et une bénédiction que tant de personnes soient toujours engagées, ce qui est un peu diffèrent par rapport à 2008 et 2014. J'ai l'impression que les gens comprennent exactement que juste parce qu'il y a un cessez-le-feu, cela ne signifie pas que l'occupation a cessé, cela ne signifie pas que l'apartheid est terminé, ou les colonies sont suspendues, ou le projet colonial est interrompu. Les gens comprennent à présent que l'occupation persiste et ils doivent continuer à faire pression encore et encore.

Les organismes propalestiniens «les amis d’Al-Aqsa (FOA) et la campagne de solidarité avec la Palestine (PSC) ont organisé la manifestation avec la Coalition «Stop the War» (Arrêtez la guerre), le Forum palestinien en Grande-Bretagne ainsi que l'Association musulmane de Grande-Bretagne.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Algérie ferme les bureaux d'Al-Arabiya et d'Al-Hadath

Plateau de la chaine Al-Arabiya (Fichier/Al-Arabiya).
Plateau de la chaine Al-Arabiya (Fichier/Al-Arabiya).
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  • Les bureaux d'Al-Arabiya ont été fermés en Algérie pour «pratique de désinformation médiatique»
  • Le Comité pour la protection des journalistes a appelé les autorités algériennes à revenir sur cette décision

LONDRES: Le ministère algérien de la Communication a décidé samedi de retirer l'accréditation du bureau de représentation d'Al-Arabiya en Algérie.

La déclaration du ministère a souligné que la décision était due au «non-respect par Al-Arabiya des règles de déontologie professionnelle et à sa pratique de désinformation et de manipulation des médias».

Parallèlement, le Comité pour la protection des journalistes a appelé les autorités algériennes à revenir sur cette décision et à garantir que la chaîne fonctionne librement à l'intérieur du pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Incident au large des côtes des Émirats arabes unis, selon le groupe United Kingdom Maritime Trade Operations

Golden Brilliant, un chimiquier battant pavillon singapourien, a mis à jour son système d’identification automatique (SIA), modifiant son statut à «Pas sous commande». (Capture d’écran/YouTube/The Rotterdam Pilot)
Golden Brilliant, un chimiquier battant pavillon singapourien, a mis à jour son système d’identification automatique (SIA), modifiant son statut à «Pas sous commande». (Capture d’écran/YouTube/The Rotterdam Pilot)
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  • L’avertissement lancé par le groupe – sur base d’informations fournies par un tiers – incite les navires à faire preuve d’extrême vigilance sur plus de 110 kilomètres à l’est de l’émirat de Fujaïrah
  • Le Golden Brilliant était incapable de manœuvrer en raison de circonstances exceptionnelles

DUBAÏ: Un incident ne découlant pas d’un acte de piraterie a lieu en ce moment au large des côtes de Fujaïrah aux Émirats arabes unis, rapporte mardi le groupe United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO).

L’avertissement lancé par le groupe – sur base d’informations fournies par un tiers – incite les navires à faire preuve d’extrême vigilance sur plus de 110 kilomètres à l’est de l’émirat de Fujaïrah.

Le groupe britannique n’a fourni aucun détail sur le(s) navire(s) concerné(s).

Mardi après-midi, cependant, Golden Brilliant, un chimiquier battant pavillon singapourien, qui se trouve à peu près au même endroit au large des côtes de Fujaïrah, a mis à jour son système d’identification automatique (SIA), modifiant son statut à «Pas sous commande», selon  les données de suivi des navires de Refinitiv.

Ce statut indique qu’un navire est incapable de manœuvrer en raison de circonstances exceptionnelles.

La semaine dernière, une frappe de drone contre un pétrolier israélien au large des côtes d’Oman a fait deux victimes. Les États-Unis, Israël et le Royaume-Uni ont fait porter à l’Iran la responsabilité de l’attaque.

L’Iran a nié toute implication dans la frappe de drone et a déclaré lundi qu’il riposterait à toute tentative de nuire à sa sécurité.

Dimanche, les États-Unis et le Royaume-Uni ont déclaré qu’ils uniraient leurs forces à celles de leurs alliés pour répondre à l’attaque menée contre le Mercer Street la semaine dernière. Les propriétaires dudit pétrolier, qui bat pavillon libérien, sont japonais, mais il est exploité par Zodiac Maritime, une société israélienne.

Ces derniers mois, l’Iran et Israël ont échangé des accusations d’attaques réciproques contre leurs navires.

Les tensions se sont exacerbées dans les eaux du Golfe, et entre l’Iran et Israël depuis 2018, lorsque le président américain, Donald Trump, a désengagé son pays de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 avec six puissances mondiales, imposant par ailleurs de nouvelles sanctions qui ont paralysé l’économie en Iran.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Une fillette de 8 ans née sous le contrôle de Daech va rentrer aux États-Unis

Aminah Mohamad, 8 ans, photographiée lors d'un entretien avec ICSVE dans le nord-est de la Syrie le 31 juillet (Photo, icsve.org).
Aminah Mohamad, 8 ans, photographiée lors d'un entretien avec ICSVE dans le nord-est de la Syrie le 31 juillet (Photo, icsve.org).
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  • La mère et le père d'Aminah Mohamad ont été tués alors qu’ils étaient membres d'un groupe terroriste
  • Sauvée d’un camp syrien avec l'aide d'un diplomate américain et d'une ancienne membre canadienne de Daech

LONDRES: Une fillette née aux États-Unis, qui a grandi sous le contrôle de Daech, devrait être ramenée aux États-Unis, à partir d’un camp de détention syrien, a déclaré un ancien diplomate.

Aminah Mohamad, âgée de 8 ans et née à Chattanooga dans le Tennessee, a été sauvée du camp grâce aux informations fournies à Peter Galbraith, ambassadeur américain en Croatie de 1993 à 1998, par une femme canadienne qui a depuis quitté et dénoncé Daech.

La mère de Mohamad, Ariel Bradley, aurait fui les États-Unis pour rejoindre le groupe terroriste en 2014, après s'être convertie du Christianisme à l'Islam, et avoir épousé le père de la fillette, Yasin Mohamad, en 2011.

Bradley et son deuxième enfant, également né sous le contrôle de Daech à Al-Bab, auraient été tués en 2018 lors d'une frappe aérienne de la coalition anti-Daesh dirigée par les États-Unis. Le père d’Aminah a également été tué, faisant d'elle une orpheline.

Elle a ensuite été confiée à la garde de l'une des autres épouses de son beau-père, une femme somalienne qui est restée une fervente partisane de Daech, avant que ne commence son sauvetage.

Galbraith et la Canadienne, s'adressant au média BuzzFeed, ont raconté en détail leur opération qui a duré dix-huit mois pour obtenir la libération de la fillette du camp, qui consistait notamment à cacher son identité aux gardiens kurdes du camp ou à toute personne susceptible de révéler sa nationalité américaine.

«Les enfants dans les camps ont le pire départ dans la vie», a affirmé la femme, qui a choisi de garder l’anonymat par crainte pour sa sécurité.

«Ils sont déjà traumatisés par la perte d'un ou plusieurs parents, grandissant au milieu de la violence, de la pauvreté et de la misère. Ils font face à un danger permanent, au manque de nourriture, au manque d'éducation, et leur vie va tout simplement être gâchée», a-t-elle précisé à BuzzFeed.

Aminah, qui a été retirée du camp le 17 juillet, se trouve maintenant dans un endroit sûr dans le nord-est de la Syrie et a été interviewée par le Centre international d'étude de l'extrémisme violent à propos de sa vie sous Daech. Elle subit des tests ADN pour certifier sa citoyenneté américaine.

«Les États-Unis ont rapatrié douze citoyens américains adultes et seize citoyens américains mineurs, de Syrie et d'Irak», a déclaré le Département d'État américain à BuzzFeed News.

«Parmi les adultes, le ministère de la Justice a inculpé dix personnes sous la charge d’accusations pénales fédérales. Nous n'avons aucune indication sur le nombre exact de citoyens américains demeurant encore dans l’attente au nord-est de la Syrie.»

Galbraith, qui a passé des décennies en tant que figure emblématique dans les relations américaines avec le peuple kurde, a également aidé à obtenir la libération de la femme canadienne qui attend maintenant en Irak pour retourner au Canada.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com