Comment Al-Hachd Al-Chaabi irakien est devenu un instrument de politique étrangère de Téhéran

Un agent de sécurité se tient à côté de pancartes dénonçant Al-Hachd Al-Chaabi alors que des Kurdes irakiens assistent à une manifestation devant le consulat américain à Erbil en 2017. (Photo, Archive/AFP)
Un agent de sécurité se tient à côté de pancartes dénonçant Al-Hachd Al-Chaabi alors que des Kurdes irakiens assistent à une manifestation devant le consulat américain à Erbil en 2017. (Photo, Archive/AFP)
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Publié le Lundi 14 juin 2021

Comment Al-Hachd Al-Chaabi irakien est devenu un instrument de politique étrangère de Téhéran

  • Ce regroupement de milices à prédominance chiite a été fondé en juin 2014 pour défendre l'Irak contre Daech
  • Compte tenu de ses investissements dans ses réseaux affiliés, il est peu probable que l'Iran abandonne le contrôle du Hachd

ERBIL, KURDISTAN IRAKIEN : Cela fait sept ans que le drapeau jaune d'Al-Hachd Al-Chaabi est apparu pour la première fois dans la campagne contre Daech, le groupe extrémiste qui s'est emparé de pans entiers du Nord de l'Irak et de l'Est de la Syrie en 2014. Après l’invasion par Daech de grandes parties du nord de l'Irak, y compris Mossoul, en 2014, les combattants d'Al-Hachd Al-Chaabi, ou Forces de mobilisation populaire, ont gagné l’estime de nombreux Irakiens pour avoir répondu à l'appel aux armes du Grand Ayatollah Ali Al-Sistani.

Depuis, cette organisation qui regroupe des milices majoritairement chiites a malheureusement adopté une cause plus sinistre. Le mois dernier, un convoi de combattants du Hachd a fait une démonstration de force dans la zone verte de Bagdad, centre ultrasécurisé de la vie politique irakienne, et a contraint les élus du pays à libérer Qassem Mousleh, un commandant du Hachd proche de l'Iran qui avait été arrêté dans la province d’al Anbar, à l'ouest de l’Irak.

Mousleh a la réputation d'être un milicien brutal. Fin 2019, des milliers d’Irakiens, principalement des jeunes, se sont rendus dans le centre de Bagdad pour protester contre la corruption systémique et l'ingérence de l'Iran dans les affaires de leur pays.

Après des jours de manifestations, des snipers qui appartiendraient aux unités du Hachd se sont positionnés sur les toits voisins et ont tué des dizaines de personnes. Mousleh et ses sponsors iraniens auraient joué un rôle déterminant dans l’émission de l'ordre de tirer. Sa récente arrestation était liée au meurtre, le 9 mai, d'Ihab Al-Wazni, un important activiste de la ville sanctuaire de Karbala, dans le Sud du pays.

« De nombreux activistes irakiens ont dénoncé la capacité des milices soutenues par l'Iran à opérer en dehors des limites de la loi, et il est logique que ces milices cherchent ensuite à faire taire toute personne travaillant pour restreindre leur pouvoir », affirme Emily Hawthorne, analyste pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord chez Stratfor, à Arab News.

Kyle Orton, un chercheur indépendant sur le Moyen-Orient, pense que les milices contrôlées par l'Iran en Irak sont à l'origine des pires atrocités contre les manifestants anti-corruption. « C’est assez clair, le Hachd est plus puissant que les forces de sécurité irakiennes, à la fois dans sa capacité à contrôler l'espace social et la rue, et la sphère politique, avec son contrôle des ministères clés et son bloc parlementaire jouissant d’un droit de veto», a-t-il déclaré à Arab News.

Le Hachd a été fondé en juin 2014 pour défendre l'Irak contre Daech après la conquête de Mossoul par ce groupe extrémiste.

En 2018, une trentaine de milices sous l'égide d'Al-Hachd-Al-Chaabi ont été officiellement incluses, et payées, par les forces de sécurité irakiennes. Le groupe a une présence significative au parlement irakien à travers la coalition Fateh, qui compte plus de 40 sièges dans une assemblée de 329 sièges.

Sur le terrain, les unités du Hachd ont ciblé à plusieurs reprises la base aérienne d'Ain Al-Assad à Anbar et même l'aéroport international d'Erbil au Kurdistan irakien, qui accueillent tous deux des troupes et du personnel américains. L'ambassade des États-Unis dans la zone verte de Bagdad a également été prise pour cible par la milice à plusieurs reprises.

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Des combattants d'Al-Hachd Al-Chaabi rassemblés autour de l'aéroport de Tal Afar, à l'ouest de Mossoul, pour rejoindre les forces irakiennes soutenues par des milices locales et une coalition dirigée par les États-Unis qui avançaient pour chasser Daech de la ville en août 2017. (Photo, Archive/AFP)

Alors que la plupart de ces attaques ont été menées avec des roquettes à courte portée, les plus récentes ont été menées à l'aide de drones chargés d'explosifs, soulignant l'évolution des capacités militaires de ces groupes.

« Les motifs de ces opérations répondent à plusieurs enjeux », déclare à Arab News Joel Wing, auteur du blog « Musings on Iraq ». « Les brigades du Hachd et l'Iran veulent que l'armée américaine quitte l'Irak. Ce serait une grande victoire pour eux si cela se produisait ».

Pour l’Iran, les attaques des milices irakiennes qu’il soutient sont un moyen « de faire pression sur les États-Unis au sujet de son programme nucléaire et des sanctions que subit la République islamique. »

La multitude d'unités différentes chapeautées par le Hachd est déconcertante. Il existe des milices fidèles au grand ayatollah irakien Ali Al-Sistani, largement considéré comme une figure chiite modérée qui s’oppose à l'ingérence étrangère en Irak. Il existe même des unités de défense tribales, les soi-disant «  Hachd sunnite ».

L’existence de ces groupes hétérogènes est motivé par la volonté de rendre l'organisation plus diversifiée et donc plus légitime, tant au niveau national qu'international. « La réalité est qu'il s'agit d'une tactique de « front populaire ». Tous ces groupes sont interdépendants et reçoivent leurs ordres du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) iranien », affirme Orton.

Derrière une façade constituée de noms et d'acronymes, l'Iran parraine un éventail de commandants plus efficaces, selon les analystes. « Les brigades les plus puissantes du Hachd sont toutes pro-Iran », déclare Wing, qui cite pour l’exemple l'Organisation Badr, Asaeb Ahl Al-Haq ou Kataeb Hezbollah.

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Abou Mahdi Al-Mouhandes, chef du Kataeb Hezbollah, a été tué aux côtés du commandant iranien Qassem Soleimani à l'aéroport international de Bagdad. (Photo, Archive/AFP)

La politique iranienne en Irak a cependant connu plusieurs revers. En janvier 2020, les États-Unis ont tué Qassem Soleimani, le chef de la Force Al-Qods, le bras du CGRI à l’étranger, lors d'une frappe de drone. Soleimani a été l'architecte de la politique iranienne en Irak et ailleurs au Moyen-Orient, du Liban à la Syrie et au Yémen.

Fait révélateur, Abou Mahdi Al-Mouhandes, chef du Kataeb Hezbollah, a été tué à côté de Soleimani alors qu'ils sortaient de l'aéroport international de Bagdad.

En mai, l’agence Reuters a rapporté que l'Iran avait changé sa stratégie vis-à-vis des milices qu’il sountient. Au lieu de s'appuyer sur des groupes largement établis, Téhéran a entamé la formation de petits groupes d'élite qui seront plus loyaux et mieux entrainés pour mener les opérations iraniennes dans la région.

« Ce changement de stratégie accorde à l'Iran, et à des groupes bien établis comme le Kataeb Hezbollah, la possibilité de dénoncer les actions d'un groupe plus petit et plus efficace. C'est révélateur d'un désir de protéger la position politique dont jouit un groupe bien connu comme Kataeb Hezbollah dans a sphère politique irakienne », déclare Hawthorne, l'analyste de Stratfor, à Arab News.

Wing et Orton pensent tous deux que le passage à des unités plus petites masque une volonté de créer un engagement envers une domination politique durable, blanchie et légitimée par des dénonciations plausible. « Aujourd'hui, on ne sait pas si l'Iran tente de reprendre le contrôle de ces factions ou s'il soutient simplement tous les nouveaux groupes de façade créés par les brigades du Hachd, pour nier la responsabilité des attaques contre des cibles américaines en Irak », affirme Wing.

La mort de Soleimani pourrait bien avoir amené les différents centres de pouvoir iraniens à expérimenter des intérêts et des objectifs divergents. Les centres de pouvoir vont de la Force al-Qods, qui organise et forme les milices mandataires de Téhéran à travers le Moyen-Orient, au ministère iranien des Affaires étrangères.

« Il a été rapporté qu'ils ne sont pas tous d'accord sur la façon d'utiliser leurs alliés irakiens », a déclaré Wing à Arab News. « Les brigades du Hachd se sont également affrontées pendant un certain temps pour tenter de montrer qui était le chef de la résistance en Irak, et les attaques en faisaient partie. »

Orton considère que l'Iran adopte le même modèle en Irak qu'il l'a fait au Liban dans les années 1980, lorsqu'il a séparé le Hezbollah d'Amal, auparavant la milice chiite dominante dans le pays. « L’utilisation de ‘nouveaux’ pseudo-groupes ou fronts, là où ils existent – ​​certains sont entièrement imaginaires, existant uniquement en ligne pour revendiquer des attaques récentes – n’est que la dernière itération de cet effort pour intégrer la révolution islamique dans les conditions locales. »

Cet effort semble être de retour après le meurtre de Soleimani. Le Hachd semble réussir à étendre son contrôle sur de vastes zones du nord du Moyen-Orient. Mousleh, l'homme au centre des derniers affrontements entre les milices et le gouvernement central à Bagdad, est à la tête du Hachd à Anbar, traditionnellement un bastion sunnite.

Des miliciens du Hachd ont participé à des combats en Syrie voisine pour aider l'Iran à soutenir le régime d'Assad. Les groupes du Hachd ont également joué un rôle déterminant dans la capacité de l'Iran à transférer des armes par voie terrestre à travers l'Irak vers la Syrie.

Des groupes tels que Kataeb Hezbollah contrôlent d'importants points frontaliers avec la Syrie à Anbar et à Ninive, dans le nord de l'Irak, en plus de leurs propres routes de contrebande. « Ils sont capables de déplacer des hommes et du matériel à volonté », affirme Wing à Arab News, faisant référence aux forces paramilitaires.

Cela dit, l'Iran a été contraint de changer de tactique en réponse aux risques de l'armée de l'air israélienne. Au lieu d'expédier des missiles à travers l'Irak à ses mandataires de la milice en Syrie, il a commencé à livrer des pièces d'équipement plus petites avec des conseillers. Ceux-ci sont beaucoup moins détectables.

Compte tenu de tout ce qu'il a investi dans ces réseaux, les analystes sont sceptiques quant au fait que l'Iran abandonnera le contrôle sur eux, même si cela signifie un accord nucléaire global avec les États-Unis et les puissances occidentales qui comprend un allégement étendu des sanctions pour son économie.

« L’Iran ne neutralisera jamais des milices irakiennes, le Hezbollah ou les Houthis, car il est incapable de le faire ; ces groupes font partie intégrante et organique de la révolution », déclare  Orton à Arab News.

« Toute proposition dans les négociations nucléaires pour que l'Iran abandonne, d'une manière ou d'une autre, ses protégés est un échec en soi ».

 

Twitter : @pauliddon

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Des frappes israéliennes font au moins six morts dans le centre de Beyrouth

Des pompiers sur le site d’une frappe aérienne israélienne dans le quartier de Bachoura, au centre de Beyrouth, le 18 mars 2026. Le Liban affirme qu’Israël a frappé sans avertissement, faisant au moins six morts, tandis que l’armée israélienne annonce viser également le sud du pays, après un ordre d’évacuation. (AFP)
Des pompiers sur le site d’une frappe aérienne israélienne dans le quartier de Bachoura, au centre de Beyrouth, le 18 mars 2026. Le Liban affirme qu’Israël a frappé sans avertissement, faisant au moins six morts, tandis que l’armée israélienne annonce viser également le sud du pays, après un ordre d’évacuation. (AFP)
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  • Des frappes israéliennes à Beyrouth ont fait au moins 6 morts et 24 blessés, visant des quartiers centraux densément peuplés, tandis que d’autres bombardements ont touché Tyr après des ordres d’évacuation
  • Les attaques ont provoqué panique et déplacements massifs sur fond d’escalade militaire au Liban

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le centre de Beyrouth ont fait au moins six morts et 24 blessés mercredi, selon un bilan provisoire des autorités, et Israël a aussi commencé à bombarder la région de Tyr, dans le sud du Liban, après avoir lancé un ordre d'évacuation qui a semé la panique.

Selon des médias libanais, une frappe a visé sans avertissement un appartement situé dans le quartier central de Zoukak el-Blat à Beyrouth, où l'armée israélienne avait déjà attaqué la semaine dernière une succursale de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au groupe chiite pro-iranien Hezbollah.

Toujours selon des médias locaux, une autre frappe a touché le quartier central de Basta, autre zone densément peuplée qu'Israël avait déjà bombardée lors de la guerre qui l'avait opposé au Hezbollah en 2024.

Un correspondant de l'AFP a entendu le bruit de plusieurs explosions dans la nuit. Le ministère libanais de la Santé a fait état d'au moins six morts et 24 blessés. "Des restes humains ont aussi été retrouvés sur les lieux et leur identité sera déterminée après des tests ADN", a-t-il écrit dans un communiqué.

Plus tard, des journalistes de l'AFP ont entendu une explosion et des images de l'AFPTV ont montré de la fumée provenant d'un autre quartier du centre de Beyrouth, Bachoura, visé par un ordre d'évacuation de l'armée israélienne.

L'armée israélienne a également annoncé mercredi avoir "commencé à frapper des cibles terroristes du Hezbollah" dans la région de Tyr, "en riposte à des tirs de roquettes vers l'Etat d'Israël".

Les médias officiels libanais ont rapporté des bombardements contre une maison et un complexe résidentiel vide de la ville.

- Panique à Tyr -

La veille au soir, l'armée d'Israël avait semé la panique dans ce port du sud du Liban inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, en annonçant qu'elle allait "agir avec force" et en ordonnant à la quasi-totalité de la population de la ville d'évacuer.

Des habitants ont alors commencé à fuir précipitamment, au milieu d'embouteillages monstres, a affirmé à l'AFP Bilal Kashmar, coordinateur médias de l'unité de gestion des catastrophes du district de Tyr.

Mercredi, Israël a lancé un avertissement similaire aux habitants de plusieurs villages des environs de Tyr, en prévision d'actions militaires imminentes.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos habitations immédiatement et vous rendre au nord de la rivière Zahrani", a écrit sur Telegram le porte-parole de l'armée israélienne pour le public de langue arabe, Avichay Adraee, en désignant quatre villages près de la ville de Tyr.

De nombreuses familles sont restées dans la région, y compris dans plusieurs camps de réfugiés palestiniens, malgré les précédentes consignes israéliennes d'évacuation de vastes portions de territoires du sud du Liban, a affirmé M. Kashmar.

Environ 11.000 personnes déplacées d'autres parties du sud du pays se sont aussi réfugiées à Tyr et dans les zones alentour menacées, a-t-il ajouté, depuis le début le 2 mars de la guerre entre Israël et le Hezbollah, déclenchée par des tirs du mouvement chiite sur le sol israélien.

Trois soldats de l'armée libanaise, restée à l'écart de la guerre, ont été tués mardi par des frappes israéliennes et quatre autres ont été blessés dans le sud du pays, selon une source militaire.

Condamnant ces attaques, le président libanais, Joseph Aoun, a estimé qu'elles allaient à l'encontre des efforts du pays pour que l'armée, chargée par les autorités de désarmer le Hezbollah, "étende l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire".


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.