Egypte: 12 peines de mort confirmées pour des Frères musulmans

La cour de cassation égyptienne au Caire. (AFP/Fichier)
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Publié le Lundi 14 juin 2021

Egypte: 12 peines de mort confirmées pour des Frères musulmans

La cour de cassation égyptienne au Caire. (AFP/Fichier)
  • Douze peines de mort prononcées contre des membres des Frères musulmans, dont deux leaders de la confrérie en Egypte
  • Ceux condamnés à mort étaient accusés d'avoir «armé des gangs criminels qui ont attaqué des résidents, résisté à la police et d'avoir été en possession d'armes à feu et de munitions ainsi que de matériel pour la fabrication de bombes»

LE CAIRE: Douze peines de mort prononcées en Egypte contre des membres des Frères musulmans, dont deux leaders de la confrérie islamiste, ont été confirmées par une cour égyptienne, a indiqué lundi à l'AFP un responsable judiciaire. 

La Cour de cassation a également réduit les peines de mort de 31 autres membres de la confrérie --ayant participé en 2013 à un sit-in islamiste au Caire où des centaines de personnes avaient été tuées par les forces de sécurité-- à des peines de prison à perpétuité, a précisé ce responsable. 

Ceux condamnés à mort étaient accusés d'avoir « armé des gangs criminels qui ont attaqué des résidents, résisté à la police et d'avoir été en possession d'armes à feu et de munitions ainsi que de matériel pour la fabrication de bombes », peut-on lire dans le jugement de la Cour. 

Les autres chefs d'accusation retenus incluent « le meurtre de policiers », la « résistance aux autorités » et « l'occupation et la destruction de biens publics », selon le tribunal. 

Ces décisions de justice ne peuvent faire l'objet d'appels, a souligné le responsable judiciaire. 

Les Frères musulmans, aujourd'hui considérés comme une organisation « terroriste », ont été rayés du paysage politique en 2013, après le bref mandat d'un an de l'un des leurs, Mohamed Morsi. Premier président élu démocratiquement après la révolte populaire de 2011, Morsi avait été destitué par l'armée, alors dirigée par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi --devenu depuis président--, à la faveur de manifestations de masse. 

L'affaire, qui remonte à 2013 et est connue localement comme l'« affaire de la dispersion du sit-in de Rabaa », comptait initialement plus de 600 accusés.  

Rabaa fait référence à une place de l'est du Caire où les forces de sécurité avaient violemment attaqué et tué des centaines de personnes en une seule journée lors d'un énorme sit-in islamiste appelant au retour de Morsi. 

En 2018, un tribunal égyptien avait condamné à mort 75 participants à ce sit-in et les autres à diverses peines de prison. Le fils de Morsi, Osama, avait été condamné à 10 ans de réclusion. 

La dispersion de ce rassemblement, survenue quelques semaines après la destitution de Mohamed Morsi, a été qualifiée par l'ONG Human Rights Watch de « tuerie de masse la plus importante de l'histoire moderne égyptienne ». 

Les autorités avaient à l'époque indiqué que les membres des Frères musulmans étaient armés et que l'opération de dispersion était une opération relevant du contre-terrorisme. 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.