Un festival de couleurs chez Dolce & Gabbana, fidèle à son ADN

Des mannequins posent après le défilé de la collection Dolce & Gabbana homme printemps-été 2022 à Milan, le 19 juin 2021. (Photo, AFP)
Des mannequins posent après le défilé de la collection Dolce & Gabbana homme printemps-été 2022 à Milan, le 19 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 20 juin 2021

Un festival de couleurs chez Dolce & Gabbana, fidèle à son ADN

  • La collection printemps-été 2022 de Dolce & Gabbana a été intitulée «Thérapie par la lumière», symbole du retour à la vie et à l'exubérance après une période grise marquée par la pandémie
  • Seuls trois des 47 défilés pour la saison printemps-été 2022 qui se dérouleront à Milan jusqu'à mardi se font en présence d'un public

MILAN: Le duo sicilien Dolce & Gabbana a présenté samedi à Milan une collection masculine toute en lumière et excentricité, fidèle à son ADN de strass, lamé et paillettes, comme pour chasser la déprime après les mois sombres de la pandémie.

Le Metropol, ancien cinéma devenu quartier général de la marque, s'est mué en temple de la lumière pour l'occasion, comme transposé dans la Sicile natale de Domenico Dolce et Stefano Gabbana, matrice d’inspiration intarissable de la marque.

Ce défilé, le premier en chair et en os de la semaine de la mode masculine qui a débuté vendredi, brillait de toutes les couleurs, en un clin d’œil aux vêtements extravagants de la mode des années 2000.

Des chemises en popeline imprimée ou à effet bijoux sont portées croisées et ouvertes sur des jeans déstructurés ou des pantalons en soie taille basse, mêlant décontraction et élégance.

Des kimonos fleuris, des vestes à imprimés motif léopard ou zèbre ou à ornements cristaux, en brocart, dentelle ou satin: les deux stylistes font honneur à l'esprit de fête et de folklore de leur marque.

Parmi les accessoires, les boucles d'oreilles et pendentifs fantaisie dorés apparaissent comme des indispensables chez D&G, tout comme la casquette gavroche et des sacs colorés.

«Thérapie par la lumière»

La collection printemps-été 2022 de Dolce & Gabbana a été intitulée "Thérapie par la lumière", symbole du retour à la vie et à l'exubérance après une période grise marquée par la pandémie. Le carton d'invitation, une tablette lumineuse multicolore, avait donné le ton. 

La réapparition des défilés physiques, "c'est un message fort qui témoigne de la volonté de reprise et du retour graduel à la vie normale, en toute sécurité", a déclaré le président de la Chambre de la mode italienne, Carlo Capasa.

Comme tous les autres spectateurs du défilé, triés sur le volet, il portait un masque, et les distances entre les rares places ont été soigneusement respectées.  

Seuls trois des 47 défilés pour la saison printemps-été 2022 qui se dérouleront à Milan jusqu'à mardi se font en présence d'un public. Après Dolce & Gabbana, ce sera le tour de Etro dimanche et d'Armani lundi.

La grande majorité des griffes diffusent des présentations enregistrées ou des courts-métrages sur la plateforme dédiée de la Chambre de la mode, leurs propres canaux de communication ou encore les réseaux sociaux.

Dépaysement

Ce fut le cas de Tod's, qui a dévoilé samedi une présentation plongeant le fashionista dans la fiction d'un univers safari de l'époque coloniale, transposé sous le soleil de la Toscane.

Une collection brodée autour de la nature mais aussi de l'uniforme, parfois élégant, parfois fonctionnel, revisité par le directeur de création Walter Chiapponi dans un style décontracté.

Le dépaysement est garanti, en tenue d'explorateur, pantalon de parachutistes ou bermuda en coton léger ou en chanvre, petit sac à caméra, dans les teintes kaki, beige, blanc cassé ou brun, reflétant les tons naturels de la brousse.

Ermenegildo Zegna avait ouvert le bal des défilés vendredi, également sous un format numérique, avec une collection faisant, comme Tod's, la part belle aux couleurs naturelles, mariant des teintes de blanc, vert minéral ou bois tendre.

Fil conducteur de la collection, la liberté de mouvement, avec des matières et volumes fluides, tissus légers, associés à des coupes épurées, des vestes sans col, des surchemises et bermudas amples et des chaussons de ville en cuir fin matelassé.

Liberté de mouvement et légèreté sont aussi les maîtres mots de la nouvelle collection masculine présentée par la griffe romaine Fendi, qui affiche une farouche volonté de transgresser les codes vestimentaires, sans renoncer à l'élégance.

Lors d'un défilé virtuel sur les toits du Palais de la civilisation italienne qui abrite le siège de la marque à Rome, les mannequins arborent des hauts raccourcis découvrant le nombril et des vestes en lin amples, décontractées, le tout dans des teintes pastel.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.