La disparition du Liban ne concerne plus que son peuple

Des jeunes Libanais brûlent des pneus pour bloquer une autoroute dans la région de Jal el-Dib. (Photo, AFP)
Des jeunes Libanais brûlent des pneus pour bloquer une autoroute dans la région de Jal el-Dib. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 25 juin 2021

La disparition du Liban ne concerne plus que son peuple

  • Les puissances mondiales sont de loin plus grandes, plus intelligentes et beaucoup plus impitoyables que nous
  • Les menaces de Hariri d'abandonner son entreprise ont enfin pris un caractère sérieux

Que le Premier ministre libanais ait désigné Saad Hariri comme « l'homme du moment » ou non, ou que la disparition du Liban soit un « point de repère » dans la série des effondrements arabes ou non ; ces questions n'ont que peu d'importance dans les calculs des grandes puissances mondiales, y compris celles du G7.

Les préoccupations et les intérêts des puissances mondiales du G7 sont aussi grands qu'eux-mêmes. Ils sont vraiment grands et nombreux, comme le Covid-19 et ses variantes qui se répandent dans le Tiers-Monde et en Inde, les répercussions économiques de la pandémie, et le défi chinois avec ses dimensions technologiques, économiques, géostratégiques et démographiques. Ensuite, il y a aussi la Russie de Poutine qui tripote les démocraties occidentales par le biais de la cybertechnologie et attise le racisme populiste, tandis qu'avec Pékin étend son influence dans plusieurs régions d'Afrique.

Les puissances mondiales sont de loin plus grandes, plus intelligentes et beaucoup plus impitoyables que nous. C'est pourquoi ils se moquent de nos souffrances et de nos obsessions existentielles, sauf lorsqu'ils souillent les rues de leur ville et leurs postes frontières avec un « terroriste » ici et un « émigré illégal » là. Ils ne sont pas le moins préoccupés par la menace que représentent les vestiges des entités du Moyen-Orient – ​​qui abritaient autrefois les plus grands centres culturels du monde – s'ils devenaient des « États défaillants ».

Pire encore, ces puissances mondiales ne s'attendent pas à ce que notre frustration, notre extrémisme, notre retard et notre ignorance politique constituent une menace pour eux, tant que les dommages nous affectent, avec des étincelles à peine rares qui les gênent.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


En attendant le mutant…

Un soignant algérien porte une bouteille d'oxygène à Blida, en Algérie, le 28 juillet 2021. (Photo, AFP)
Un soignant algérien porte une bouteille d'oxygène à Blida, en Algérie, le 28 juillet 2021. (Photo, AFP)
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  • «Les vagues successives des contaminations ont fort bien démontré la fragilité de nos structures de soins à prendre en charge le flux incessant de malades»
  • «La réussite de la campagne de vaccination est la seule arme disponible en ces temps de crise capable de lutter contre le virus tout en espérant l’éradiquer en atteignant une immunité collective»

Pour peu que les chiffres officiels communiqués chaque jour par le ministre de la Santé soient exhaustifs, la tendance des contaminations au coronavirus affiche une décrue significative.

Il n’en demeure pas moins que la proportion des décès en relation avec le nombre des hospitalisés reste importante comparativement aux situations prévalant dans le reste du monde.

Une réalité qui prouve le manque de moyens indispensables pour une prise en charge efficace de nos malades.

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Dr. Tayeb Hamdi : «Avec Delta, on ne peut pas trop compter sur l’immunité collective»

Le Maroc devait recevoir, hier, 5 millions de doses Sinopharm et attend une livraison de de 680.000 doses Pfizer. (AFP).
Le Maroc devait recevoir, hier, 5 millions de doses Sinopharm et attend une livraison de de 680.000 doses Pfizer. (AFP).
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  • Les efforts déployés au Maroc pour accélérer la campagne de vaccination donnent leurs fruits
  • «Avec plus de 20 millions de marocains vaccinés avec la première dose, nous pouvons affirmer que nous avons 4 adultes sur 5 qui sont primo-vaccinés»

Plus de 20.000.000 de personnes, tout âge confondu, ont reçu la première dose du vaccin, ce qui représente plus de 68% de la population cible (30 millions). Concernant les 12-17 ans, cela fait trois jours qu’on vaccine plus de 100.00 élèves par jour. Le Maroc devait recevoir, hier, 5 millions de doses Sinopharm et attend une livraison de de 680.000 doses Pfizer. Les chiffres sont éloquents. A ce rythme, Certains spécialistes évoquent un probable retour à la normale "bientôt", mais à condition que 70% de toute la population (36 millions) soit vaccinée pour atteindre une immunité collective convenable.

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Menaces économiques

Les Bons du Trésor émis par le gouvernement n’auraient pas trouvé preneurs auprès des banques tunisiennes, premiers «clients» à toute opération de financement public local. (AFP).
Les Bons du Trésor émis par le gouvernement n’auraient pas trouvé preneurs auprès des banques tunisiennes, premiers «clients» à toute opération de financement public local. (AFP).
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  • «Chaque mois qui passe à attendre un financement de dernière minute sous forme de dettes et où la productivité des secteurs supposés être compétitifs est presque nulle ne fait que compliquer la situation»
  • «Le plus dur reste à faire : c’est tout un modèle à reconfigurer avec au départ une mission de sauver le budget de l’Etat et d’alléger le déficit»

Les Bons du Trésor émis par le gouvernement n’auraient pas trouvé preneurs auprès des banques tunisiennes, premiers «clients» à toute opération de financement public local.

C’est une mauvaise nouvelle qui confirme les difficultés de l’Etat tunisien à mobiliser des capitaux sur le plan local et celui international. On rappelle que l’endettement sous toutes ses formes et tous ses produits financiers reste le premier et unique moyen de renflouer les caisses de l’Etat.

Où allons-nous avec cette frayeur financière et monétaire qui pèse très lourd sur l’économie tunisienne, au potentiel intéressant mais à la réalité très pénible ? 

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