Polémique sur l'émir Abdelkader en Algérie: un ex-député écroué

Des membres de la famille Abdelkader ainsi que la fondation qui porte son nom ont déposé plainte. (Photo, AFP)
Des membres de la famille Abdelkader ainsi que la fondation qui porte son nom ont déposé plainte. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 28 juin 2021

Polémique sur l'émir Abdelkader en Algérie: un ex-député écroué

  • M. Aït Hamouda, qui comparaissait devant le tribunal de Sidi M'hamed à Alger, avait été arrêté par la police samedi après-midi
  • L'ancien député avait déclenché un véritable tollé en qualifiant des personnalités historiques de «traîtres»

ALGER: Un ex-député algérien, fils d'un célèbre combattant de la guerre d'indépendance contre la France, a été placé sous mandat de dépôt dimanche soir après avoir accusé de trahison des figures de l'histoire anticoloniale de l'Algérie, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Noureddine Aït-Hamouda, le fils du colonel Amirouche, est accusé d'"atteinte aux symboles de l'État et de la révolution", "atteinte à un ancien président de la République", "atteinte à l'unité nationale", "incitation à la haine et discrimination raciale", a indiqué le CNLD.

M. Aït Hamouda, qui comparaissait devant le tribunal de Sidi M'hamed à Alger, avait été arrêté par la police samedi après-midi après avoir animé une conférence-débat dans une commune de la préfecture de Béjaïa, en Kabylie (nord-est).

Une semaine avant, l'ancien député avait déclenché un véritable tollé en qualifiant de "traîtres", lors d'une émission télévisée, l'émir Abdelkader, héros de la première résistance contre la France coloniale, l'ex-président Houari Boumedienne et le dirigeant nationaliste Messali Hadj.

Le ministère des Moudjahidine (Anciens combattants) avait fait savoir qu’il se constituerait partie civile dans les procès intenté à "ceux qui ont porté atteinte aux symboles de la nation".

Des membres de la famille Abdelkader ainsi que la fondation qui porte son nom ont déposé plainte.

M. Aït Hamouda, 71 ans, est un ancien député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), parti laïc d'opposition, issu du Mouvement culturel berbère. Il en a été exclu en 2015. 

La polémique, ayant enflammé les réseaux sociaux, a conduit l'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV) à suspendre temporairement les programmes de la chaîne privée El Hayat TV qui avait diffusé les propos  controversés de M. Aït Hamouda.

De son côté, l'ARAV a affirmé "se réserver le droit d'engager toutes les mesures et procédures judiciaires adéquates en cas de récidive de tels dépassements et manquements professionnels".

Devant la polémique, le présentateur de l'émission et directeur d'El Hayat TV, Habet Hannachi, a assuré que les propos de l'ex-parlementaire "ne représentent en rien le point de vue de la chaîne".

Également arrêté samedi, selon des médias locaux, M. Hannachi n'a pas été présenté dimanche devant le tribunal, a précisé le CNLD.

Cette affaire a pour toile de fond des tensions récurrentes entre la Kabylie – région berbérophone traditionnellement frondeuse – et les autorités centrales.

Cinq activistes kabyles ont été placés dimanche sous mandat de dépôt par un juge du tribunal de Draâ El Mizan, dans la préfecture de Tizi-Ouzou, une des grandes villes de Kabylie, fief du mouvement antirégime du Hirak, selon le CNLD.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.