Sahara: une experte de l'ONU demande au Maroc de cesser de viser les défenseurs des droits

«Non seulement les défenseurs des droits de l'homme (...) continuent d'être injustement emprisonnés et criminalisés pour leurs activités légitimes, mais ils sont également condamnés à des peines de prison disproportionnées (...) ils sont soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à la torture». (Photo, AFP)
«Non seulement les défenseurs des droits de l'homme (...) continuent d'être injustement emprisonnés et criminalisés pour leurs activités légitimes, mais ils sont également condamnés à des peines de prison disproportionnées (...) ils sont soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à la torture». (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 02 juillet 2021

Sahara: une experte de l'ONU demande au Maroc de cesser de viser les défenseurs des droits

  • La rapporteuse spéciale de l'ONU a rappelé les cas des militants Naâma Asfari et Khatri Dadda, détenus respectivement depuis 2010 et 2019 et qui purgent des peines de 30 et 20 ans de prison
  • En réponse, l'ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies à Genève, Omar Zniber, a exprimé, dans une lettre, sa «grande surprise et stupéfaction»

GENÈVE: Le Maroc doit cesser de viser les militants et les journalistes qui défendent les questions de droits de l'homme sur le dossier du Sahara occidental, a déclaré jeudi une experte indépendante mandatée par l'ONU.

En réponse, l'ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies à Genève, Omar Zniber, a exprimé, dans une lettre, sa "grande surprise et stupéfaction" face à la communication de Mary Lawlor, rapporteuse spéciale de l'ONU sur la situation des défenseurs des droits de l'homme.

Il l'a ainsi appelé "au titre de l’impartialité" à publier les éléments transmis "démentant de façon catégorique les allégations" citées dans le communiqué. 

Mme Lawlor, qui ne s'exprime pas au nom de l'organisation, a rappelé les cas des militants Naâma Asfari et Khatri Dadda, détenus respectivement depuis 2010 et 2019 et qui purgent des peines de 30 et 20 ans de prison.

"Non seulement les défenseurs des droits de l'homme travaillant sur des questions liées aux droits de l’homme au Maroc et au Sahara occidental continuent d'être injustement emprisonnés et criminalisés pour leurs activités légitimes, mais ils sont également condamnés à des peines de prison disproportionnées et, pendant leur incarcération, ils sont soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à la torture", a affirmé Mme Lawlor.

Elle a fait état d'informations selon lesquelles des défenseurs des droits de l'homme travaillant sur ces questions au Sahara occidental avaient été soumis à "des actes d'intimidation, de harcèlement, de menaces de mort, de criminalisation, de peines de prison, d'agressions physiques et sexuelles, menaces de viol et de surveillance".

Pour sa part, M. Zniber a rappelé qu'une partie des personnes concernées "ont été condamnées par la justice marocaine, pour des crimes graves commis, y compris l’assassinat de représentants des forces de l’ordre". 

Jeudi, l'experte mandatée par l'ONU a aussi évoqué le cas de Sultana Khaya et de sa famille, victimes "d'agressions" par des policiers mi-mai à Laâyoune, la principale ville du Sahara occidental.

D'après le texte, Sultana et Luara Khaya sont membres de l’"Instance sahraouie contre l'occupation marocaine" (Isacom), une organisation fondée en 2020 pour défendre le droit à l'autodétermination de la population sahraouie et qui œuvre pour la libération des prisonniers.

L'appel de Mme Lawlor est soutenu par Clément Nyaletsossi Voule, rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association, Morris Tidball-Binz, rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ainsi que les membres du Groupe de travail sur la discrimination à l'égard des femmes et des filles.

Ancienne colonie espagnole, le vaste territoire désertique du Sahara occidental est majoritairement contrôlé par le Maroc, qui propose un statut d'autonomie sous sa souveraineté.

Mais les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie, continuent de réclamer un référendum d'autodétermination initialement prévu par l'ONU, qui maintient une mission dans le territoire.

Un cessez-le-feu conclu en 1991 a été mis à mal l'an dernier lors d'accrochages armés. Les efforts de médiation des Nations unies sont durablement dans l'impasse.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.