Le roi Salman annonce de nouvelles mesures liées à la lutte contre la corruption 

Le décret royal portant le numéro A / 7 est daté du 12/01/1442 AH (31 août 2020) (Photo SPA)
Le décret royal portant le numéro A / 7 est daté du 12/01/1442 AH (31 août 2020) (Photo SPA)
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Publié le Mardi 01 septembre 2020

Le roi Salman annonce de nouvelles mesures liées à la lutte contre la corruption 

  • Nombre de fonctionnaires au sein du ministère de la Défense mis sous enquête
  • le Prince Abdelaziz Ben Fahd Ben Turki Ben Abdelaziz Al Saoud, Vice-Gouverneur de la région d'Al-Jouf, est démis de ses fonctions

Le roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud a émis un décret royal dans la nuit de lundi à mardi dans lequel plusieurs mesures liées a la lutte contre la corruption ont été annoncées, notamment au sein du ministère de la Défense où le commandant des forces conjointes saoudiennes a été démis de ses fonctions et nombre de fonctionnaires places sous enquête judiciaire. 
Le décret royal portant le numéro A / 7 et daté du 12/01/1442 AH (31 août 2020) stipule ce qui suit :
« Après avoir examiné la Loi fondamentale de la gouvernance publiée par le décret royal n ° (A / 90) du 27/8/1412 AH. Et après avoir examiné le système des régions publié par le décret royal n ° (A / 92) du 27/8/1412 AH. Et après avoir examiné le système des ministres, des sous-ministres et des employés de haut rang qualité, publié par le décret royal n ° (M / 10) du 18/03/1391 AH. Et après avoir examiné le système de service des officiers publié par le décret royal n ° (M / 43) du 28/08/1393 AH, et ses amendements. Et après avoir examiné les deux Ordonnances royales n ° (A / 137) du 6/10/1439 AH, et n ° (A / 267) du 26/09/1438 AH.
Et sur la base de ce qui a été renvoyé par Son Altesse le Prince héritier, Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense à la Commission de Contrôle et de Lutte contre la Corruption concernant les transactions financières suspectes qui ont été détectées au ministère de la Défense et la demande d'enquête qui en résulte. Et suivant ce que la commission a soulevé au sujet de l'existence de corruption financière au sein du ministère et l’implication du lieutenant-général Fahd Ben Turki Ben Abdelaziz Al Saoud et le prince Abdelaziz Ben Fahd Ben Turki Ben Abdelaziz Al Saoud, et un certain nombre d'officiers et de fonctionnaires.
Nous avons ordonné ce qui suit:
Premièrement: le service du lieutenant général / Fahd Ben Turki Ben Abdelaziz Al Saoud, commandant des forces conjointes, prend fin immédiatement et il sera envoyé à la retraite et mis sous enquête judiciaire.
Deuxièmement: L’approbation de ce que Son Altesse le Prince héritier, Vice-Premier ministre et ministre de la Défense nous a présenté, pour confier au lieutenant-général Mutlaq Ben Salem Ben Mutlaq Al-Azimaa, chef adjoint de l'état-major général, les taches du commandant des forces conjointes. 
Troisièmement: Son Altesse Royale le Prince / Abdelaziz Ben Fahd Ben Turki Ben Abdelaziz Al Saoud, Vice-Gouverneur de la région d'Al-Jouf, est démis de ses fonctions et mis sous enquête.
Quatrièmement: Le renvoi pour enquête de: 1 - Yusuf Ben Rakan Ben Hindi Al-Otaibi, 2 - Muhammad Ben Abdul Karim Ben Muhammad Al-Hassan, 3 - Faisal Ben Abdulrahman Ben Muhammad Al-Ajlan, et 4 Muhammad Ben Ali Ben Muhammad Al-Khalifa.
Cinquièmement: La Commission de Contrôle et de Lutte contre la Corruption doit mener à bien les procédures d’enquête avec tous les militaires et civils concernés, prendre les mesures juridiques nécessaires à leur encontre et relever les résultats obtenus.
Sixièmement: notre décret sera communiqué aux autorités compétentes pour approbation et mise en œuvre ».
 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
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  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.


Soudan: plus de 100 morts dans des combats en une semaine au Darfour

Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
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  • L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements
  • Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes

PORT-SOUDAN: Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

"51 civils ont été tués (samedi) dans des frappes de drones de l'armée sur el-Zurq", a indiqué une source médicale de l'hôpital de cette ville, précisant que l'attaque avait visé un marché et des zones civiles.

Cette ville de l'Etat du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.

L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.

Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes.

Centrale électrique bombardée 

Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi dans des attaques attribuées cette fois aux FSR.

Située à environ 170 km à l'ouest d'El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l'armée.

Des sources locales ont indiqué que 17 personnes étaient également portées disparues à l'issue de ces attaques.

Depuis fin décembre, plus de 7.500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la loclité proche d'Oum Barou, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nombreux d'entres elles font partie de l'ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l'armée.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur l'ensemble du Darfour. Elles ont alors été accusées par des ONG et témoins de nombreuses exactions.

Depuis, les paramilitaires ont mené des attaques près la frontière tchadienne où se trouve notamment Kernoi. Ils ont surtout dirigé leur offensive au Kordofan voisin, région centrale stratégique qui se trouve sur l'axe entre le Darfour et la capitale Khartoum, que l'armée a reprise en mars.

Les FSR encerclent notamment la ville d'el-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où le courant a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

"La centrale d'el-Obeid a été la cible à l'aube d'une attaque de drones qui a provoqué un incendie (...) entraînant l'interruption de l'alimentation électrique", a déclaré l'entreprise Soudan Electricité, précisant que la défense civile tentait de maîtriser l'incendie. Elle a imputé l'attaque à la "milice", en référence aux FSR.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'el-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre el-Obeid et Dilling", une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.

 


Liban: deux morts dans une frappe israélienne 

Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah. (AFP)
Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah. (AFP)
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  • Le ministère de la Santé libanais a précisé que les deux personnes avaient été tuées dans une "frappe de l'ennemi israélien sur leur véhicule" près de la ville de Jmaijmeh, à 10 kilomètres de la frontière avec Israël
  • L'armée israélienne a de son côté déclaré dans un communiqué avoir "frappé" un membre du Hezbollah dans la zone, "en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le Hezbollah", qu'elle accuse de se réarmer

BEYROUTH: Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le mouvement islamiste pro-iranien.

Le ministère de la Santé libanais a précisé que les deux personnes avaient été tuées dans une "frappe de l'ennemi israélien sur leur véhicule" près de la ville de Jmaijmeh, à 10 kilomètres de la frontière avec Israël.

L'armée israélienne a de son côté déclaré dans un communiqué avoir "frappé" un membre du Hezbollah dans la zone, "en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le Hezbollah", qu'elle accuse de se réarmer.

Sous forte pression américaine et la crainte d'une intensification des bombardements israéliens, Beyrouth s'est engagé à désarmer le Hezbollah, sorti très affaibli de la guerre meurtrière avec Israël.

L'armée libanaise s'était engagée à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 les structures militaires du Hezbollah - qui s'y oppose - entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Une réunion gouvernementale est prévue jeudi pour un point sur la situation. Une autre est aussi prévue dans la semaine du comité de surveillance du cessez-le-feu, qui comprend en plus du Liban et d'Israël, les Etats-Unis, la France et l'ONU.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a salué dimanche sur X les "efforts" du gouvernement et de l'armée libanaise, ajoutant toutefois qu'ils étaient "loin d'être suffisants".

Au moins 350 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les chiffres du ministère libanais de la Santé.