Japon: près de trois ans de prison requis contre deux complices de la fuite de Ghosn

La fuite de Ghosn avait eu un retentissement mondial et profondément humilié les autorités japonaises. (Photo, AFP)
La fuite de Ghosn avait eu un retentissement mondial et profondément humilié les autorités japonaises. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 03 juillet 2021

Japon: près de trois ans de prison requis contre deux complices de la fuite de Ghosn

  • La défense a plaidé pour des peines avec sursis, en arguant notamment que Carlos Ghosn était le principal instigateur de toute l'opération
  • La fuite de Ghosn du Japon a «considérablement enfreint la justice pénale de notre pays», a souligné vendredi le procureur Ryozo Kitajima

TOKYO : Des procureurs japonais ont requis vendredi presque trois ans de prison ferme à l'encontre de deux Américains jugés à Tokyo pour avoir aidé Carlos Ghosn à quitter le Japon fin 2019, alors qu'il était en liberté sous caution.

Une peine de deux ans et dix mois de prison a été requise contre Michael Taylor, 60 ans, ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée, et une peine de deux ans et demi pour son fils Peter, 28 ans.

Il s'agit presque du maximum que le parquet pouvait requérir (3 ans). La défense a plaidé pour des peines avec sursis, en arguant notamment que Carlos Ghosn était le principal instigateur de toute l'opération.

Le verdict sera annoncé le 19 juillet. 

La fuite de M. Ghosn du Japon a "considérablement enfreint la justice pénale de notre pays", a souligné vendredi le procureur Ryozo Kitajima.

"C'était un acte criminel très sophistiqué et effronté", a ajouté ce procureur, jugeant "extrêmement grave" la responsabilité de Michael Taylor qui a joué un "rôle central" dans l'opération.

Dès le début de leur procès le 14 juin, les Taylor n'avaient pas contesté les faits qui leur sont reprochés. Ils avaient été arrêtés en mai 2020 aux Etats-Unis puis extradés au Japon en mars de cette année.

Ils ont ainsi déjà passé plus d'un an en détention provisoire. Cependant M. Kitajima s'est opposé vendredi à ce que leurs condamnations prennent en compte leur temps passé en détention provisoire aux Etats-Unis.

«Plein de remords»

Le père et le fils se sont de nouveau excusés vendredi, en s'inclinant devant les juges.

S'il a aidé Carlos Ghosn, "ce n'était pas pour de l'argent", a assuré Michael Taylor d'une voix tremblante, vêtu d'un costume sombre et d'une chemise blanche. "J'ai plein de remords, je suis désolé".

"Je suis profondément désolé envers le système judiciaire japonais (...), je m'excuse envers le peuple japonais, et je regrette profondément mes actes", a déclaré son fils Peter.

Selon les enquêteurs, les Taylor ont reçu du camp Ghosn 862.500 dollars pour préparer l'opération, puis l'équivalent de 500.000 dollars en bitcoins par la suite pour payer leurs frais d'avocats.

Michael Taylor, qui a des attaches familiales au Liban, avait été approché mi-2019 par l'entourage de M. Ghosn, qui l'avait persuadé que ce dernier était torturé au Japon, que les poursuites contre lui étaient injustes et qu'il craignait de mourir là-bas en prison. 

Michael Taylor s'était alors mis en tête de "sauver" M. Ghosn, mais sans exiger quelque chose en retour, selon son avocat Keiji Isaji.

La fuite de M. Ghosn avait eu un retentissement mondial et profondément humilié les autorités japonaises.

Un document des procureurs américains avait évoqué "une des fuites les plus effrontées et les mieux orchestrées de l'histoire récente".

L'évasion s'était déroulée dans des circonstances rocambolesques: le magnat déchu de l'industrie automobile s'était notamment caché dans un gros caisson de matériel audio pour éviter les contrôles à l'aéroport d'Osaka (ouest du Japon), qui ne les pratiquait pas à l'époque sur les bagages de passagers d'un jet privé.

M. Ghosn avait pu ainsi rejoindre Beyrouth via Istanbul à bord de jets privés loués pour l'occasion.

Autre complice en cavale

Depuis, le Franco-libano-brésilien vit au Liban, hors d'atteinte de la justice japonaise puisque le pays du Cèdre n'extrade pas ses ressortissants.

Fin 2019, l'ancien grand patron de Renault et Nissan était en liberté sous caution à Tokyo avec l'interdiction de quitter le territoire japonais, en attendant l'ouverture de son procès pour malversations financières présumées chez Nissan, des accusations qu'il a toujours niées.

Sa fuite n'a pas empêché l'ouverture en septembre 2020 d'un procès pénal à Tokyo au sujet de rémunérations différées totalisant plusieurs dizaines de millions de dollars que le président de Nissan était censé toucher à sa retraite, mais sans que cela soit mentionné dans les rapports boursiers du groupe.

Un ancien responsable juridique de Nissan, l'Américain Greg Kelly, qui avait été arrêté au Japon le même jour que M. Ghosn en novembre 2018, est toujours jugé actuellement dans cette affaire et encourt jusqu'à dix ans de prison.

En février, trois ressortissants turcs ont été condamnés à plus de quatre ans de prison chacun par un tribunal d'Istanbul dans l'affaire de la fuite de M. Ghosn: un responsable de la compagnie turque de location de jets privés MNG Jet et deux pilotes qui avaient assuré le vol Osaka-Istanbul.

Un autre complice présumé, George-Antoine Zayek, un homme d'origine libanaise qui avait assisté les Taylor lors de l'exfiltration, reste quant à lui introuvable.


Athènes dénonce «la violation sans précédent de son espace aérien» par des avions turcs

Le ministère grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias (Photo, AFP).
Le ministère grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias (Photo, AFP).
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  • Les avions turcs se sont approchés du port d'Alexandroupolis, situé près de la frontière greco-turque dans le nord-est de la Grèce
  • Alexandroupolis est «un port-clef pour le transfert de forces de l'Otan», rappelle le ministère qui va informer sur cet incident ses alliés et partenaires, l'UE, l'OTAN et l'ONU

ATHENES: Le ministère grec des Affaires étrangères a indiqué vendredi avoir effectué une "démarche de protestation" auprès de la Turquie à la suite de "la violation sans précédent de la souveraineté grecque par deux avions de chasse turcs".

Sur ordre du ministre Nikos Dendias, "le secrétaire général du ministère Themistoclès Demiris a effectué une démarche de protestation auprès de l'ambassadeur turc à Athènes" après que "deux avions de la chasse turque ont pénétré illégalement dans l'espace aérien grec", a indiqué un communiqué ministériel.

Les avions turcs se sont approchés du port d'Alexandroupolis, situé près de la frontière greco-turque dans le nord-est de la Grèce, "à une distance de seulement 2,5 miles nautiques", selon ce texte. 

Le ministère qualifie cette action "d'une escalade claire de la provocation turque" qui "viole les règles fondamentales du droit international" en portant atteinte à la cohésion de l'OTAN et constituant une menace évidente pour l'Union européenne à un moment critique".

Alexandroupolis est "un port-clef pour le transfert de forces de l'Otan", rappelle le ministère qui va informer sur cet incident ses alliés et partenaires, l'UE, l'OTAN et l'ONU.

Voisins et alliés au sein de l'Otan, Athènes et Ankara maintiennent toutefois une relation traditionnellement conflictuelle qui s'est envenimée ces dernières années, en raison de tentatives turques de forages en Méditerranée orientale. 

Athènes ne cesse de dénoncer son voisin pour des violations de son espace aérien par des avions de la chasse turque.


Ukraine: l'aciérie Azovstal est tombée, «feu intense» sur le Donbass

L'aciérie Azovstal, dernier bastion défendu par les forces ukrainiennes à Marioupol, est passée vendredi sous contrôle russe (Photo, AFP).
L'aciérie Azovstal, dernier bastion défendu par les forces ukrainiennes à Marioupol, est passée vendredi sous contrôle russe (Photo, AFP).
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  • Le porte-parole du ministère russe de la Défense a affirmé que l'aciérie Azovstal à Marioupol avait été «entièrement libéré»
  • Selon Kiev, la ville-martyre a été à 90% détruite et au moins 20.000 personnes y ont péri

KIEV: L'aciérie Azovstal, dernier bastion défendu par les forces ukrainiennes à Marioupol, est passée vendredi sous contrôle russe alors que dans le Donbass, plus au nord, l'artillerie de Moscou pilonnait les positions de Kiev.

En début de soirée, le porte-parole du ministère russe de la Défense a affirmé que le complexe sidérurgique avait été "entièrement libéré", après la reddition des derniers soldats ukrainiens, et que la nouvelle avait été transmise au président Vladimir Poutine. 

Plus tôt dans la journée, le chef sur place des hommes du régiment Azov, Denys Prokopenko, un large pansement au bras droit et le gauche tuméfié, avait indiqué dans une vidéo que "le commandement militaire supérieur a donné l'ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d'arrêter de défendre la ville". 

Après l'évacuation de civils puis de centaines de militaires ukrainiens faits prisonniers par les Russes, "le processus se poursuit" pour évacuer les corps des militaires tués, a ajouté le commandant de ce régiment d'élite fondé par des nationalistes ukrainiens, qui défendait Azovstal notamment aux côtés d'une unité de fusiliers marins.

Dernière poche de résistance ukrainienne dans cette ville, l'immense complexe métallurgique avec son dédale de galeries souterraines creusées à l'époque soviétique "est passé sous le contrôle complet des forces armées russes", a ajouté le porte-parole russe.

L'armée russe a publié vendredi soir des images qu'elle a présenté comme étant celles de la fouille de combattants ukrainiens désarmés par des soldats russes, particulièrement attentifs aux tatouages de leurs prisonniers. 

Sauvetage de nos héros

Plus tôt, des images publiées par Moscou montraient des cohortes d'hommes en tenue de combat émergeant de l'aciérie, certains avec des béquilles ou des bandages, après une longue bataille qui était devenue un symbole de la résistance ukrainienne à l'invasion russe.

Selon Kiev, la ville-martyre a été à 90% détruite et au moins 20.000 personnes y ont péri.

Kiev n'a pas parlé de reddition à Azovstal mais du "sauvetage de nos héros" avec des appuis internationaux, selon les mots du président Volodymyr Zelensky jeudi soir.

L'Ukraine souhaite organiser un échange de prisonniers de guerre mais la Russie a fait savoir, visant implicitement le régiment Azov, qu'elle considérait une partie d'entre eux comme des combattants "néonazis".

Dans un communiqué, le CICR a rappelé que la Convention de Genève imposait aux belligérants de lui donner "plein accès" laisser accéder aux prisonniers de guerre "où qu'ils soient détenus", y compris pour informer les familles qui sont "encore très nombreuses à manquer de réponses". 

«L'enfer» au Donbass

Après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv, la deuxième ville ukrainienne (nord-est), la Russie concentre ses efforts militaires dans l'Est et le Sud. Moscou cherche notamment à conquérir totalement le Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses.

"Les forces d'occupation russe mènent un feu intense sur toute la ligne de front", a déclaré le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense Oleksandre Motouzianyk, ajoutant que la situation "montrait des signes d'aggravation".

"C'est l'enfer" dans le Donbass, où est en cours une bataille d'artillerie lourde, avait déclaré jeudi soir le président ukrainien. Ses services ont signalé vendredi matin des bombardements sur un axe allant du nord-est au sud du pays.

A Lozova, une ville de l'Est, "un missile russe a frappé la maison de la culture qui venait d'être reconstruite : sept victimes, dont un enfant de onze ans" ont été blessées, a dit Volodymyr Zelensky sur Telegram.

Le président ukrainien a accompagné son message d'une vidéo montrant une puissante explosion pulvérisant le bâtiment dans un nuage de fumée.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a de son côté assuré que la conquête de la région de Lougansk, qui avec celle de Donetsk constitue le Donbass, était "presque achevée".

Des frappes russes avaient fait 12 morts et 40 blessés jeudi à Severodonetsk, dans la région de Lougansk, selon le gouverneur local Serguiï Gaïdaï. 

D'après les autorités ukrainiennes, jusqu'à 15.000 personnes vivent encore dans des abris à Severodonetsk, dévastée par les bombes. Une équipe de l'AFP a constaté que la cité industrielle était transformée depuis plusieurs jours en champ de bataille et écrasée sous les tirs d'artillerie.

Severodonetsk et Lyssytchansk, séparées par une rivière, constituent la dernière poche de résistance ukrainienne dans la région.

"L'ennemi a lancé des tentatives d'assaut en direction de Severodonetsk, n'a pas eu de succès et a été contraint de se replier", a déclaré le ministère ukrainien de la Défense. 

Par ailleurs, des soldats russes ont tué jeudi cinq civils dans la région de Donetsk, selon le gouverneur Pavlo Kyrylenko.

A Mala Rogan, à une dizaine de kilomètres au nord-est de Kharkiv, de nombreuses affaires abandonnées dont des sacs de couchage, rasoirs, brosse à dents, blousons, voire un jeu de cartes ou des fruits à l'eau de vie, non loin d'un blindé détruit, montraient par contre que les soldats russes avaient dû fuir précipitamment face à une contre-attaque ukrainienne qui a libéré cette zone.

Initiative italienne

Alors que les négociations menées il y a quelques semaines sous médiation turque sont au point mort, l'Italie a indiqué vendredi avoir proposé la constitution d'un "groupe international de facilitation composé d'organisations internationales" comme l'ONU, l'UE et l'OSCE.

"L'objectif est de travailler pas à pas (...) en partant par exemple des trêves localisées, de l'évacuation des civils, de la possibilité d'ouvrir des couloirs humanitaires sécurisés, et ensuite évidement de monter en puissance pour arriver à un cessez-le-feu général, puis une paix durable avec un véritable accord de paix", a expliqué le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio à Turin.

L'heure est dans l'immédiat à la guerre, et le Congrès américain a débloqué jeudi une enveloppe gigantesque de 40 milliards de dollars pour soutenir l'effort de guerre ukrainien. Il s'agit notamment de permettre à l'Ukraine de s'équiper en blindés et de renforcer sa défense antiaérienne

Parallèlement, les pays du G7 réunis en Allemagne ont promis vendredi de mobiliser 19,8 milliards de dollars (18,7 milliards d'euros) afin d'aider l’Ukraine à "combler son déficit financier".

Mais l'Allemagne s'est dite opposée vendredi à un nouvel endettement commun européen, sur le modèle du plan de relance post-Covid.

Semblant s'installer dans la durée, la guerre menace d'aggraver la crise alimentaire mondiale car elle perturbe gravement l'activité agricole et les exportations céréalières de l'Ukraine, un des plus gros exportateurs de blé.

"Arrêtez de bloquer les ports de la mer Noire! Autorisez la libre circulation des navires, des trains et des camions transportant de la nourriture hors d'Ukraine", a réclamé jeudi soir le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.


La COP15 s'engage sur la restauration d'un milliard d'hectares de terres dégradées d'ici 2030

Cérémonie de clôture de la COP15 le 20 mai 2022 à l'hôtel Sofite Ivoire à Abidjan (Photo, AFP).
Cérémonie de clôture de la COP15 le 20 mai 2022 à l'hôtel Sofite Ivoire à Abidjan (Photo, AFP).
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  • L'hôte du sommet, le président ivoirien Alassane Ouattara, avait ainsi souligné que la conférence se tenait dans un contexte d’urgence climatique
  • Le secrétaire exécutif de la CNULCD, a souligné l'importance de la restauration des terres dégradées dans la lutte contre le dérèglement climatique

ABIDJAN: La COP15 qui s'est achevée vendredi à Abidjan s'est engagée à "accélérer la restauration d'un milliard d'hectares de terres dégradées d'ici à 2030", indique la déclaration finale publiée à l'issue de la conférence.

Cet engagement fait partie d'une série de décisions prises après onze jours de travaux par la 15e Conférence des parties (COP) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), qui a rassemblé quelque 7.000 participants.

Outre l'engagement sur les terres dégradées dans lequel est mis en avant "l’implication des femmes", la COP15 s'engage aussi à "renforcer la résilience face à la sécheresse en identifiant l'expansion des zones arides", à "combattre les tempêtes de sable et de poussière et d'autres risques de catastrophes croissantes", ou encore à "s'attaquer aux migrations forcées et aux déplacements provoqués par la désertification et la dégradation des terres".

Ibrahim Thiam, secrétaire exécutif de la CNULCD, a souligné l'importance de la restauration des terres dégradées dans la lutte contre le dérèglement climatique.

"Si on restaure les terres, on réduit les émissions (de CO2) et on les  ramène dans le sol", a-t-il dit lors d'une de la conférence de presse de clôture.

Alain Richard Donwahi, nouveau président de la COP15, s'est engagé "à accélérer la mise en oeuvre des décisions prises", car "il y a une obligation de résultats" de la part de toutes les parties prenantes.

Le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, a pour sa part invité lors de la cérémonie de clôture "toutes les parties à faire preuve d’efficacité et de célérité dans la mise en œuvre des projets déjà identifiés et de ceux qui émergeront demain".

La COP15 d'Abidjan s'était ouverte le 9 mai en présence de neuf chefs d'Etat africains, qui avaient mis en avant les effets négatifs de la sécheresse et de la désertification pour leur continent et "l'urgence" d'y remédier.

L'hôte du sommet, le président ivoirien Alassane Ouattara, avait ainsi souligné que la conférence se tenait "dans un contexte d’urgence climatique qui impacte durement nos politiques de gestion des terres et exacerbe le phénomène de sécheresse".

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, avait lui noté "l'allongement des saisons sèches" en Afrique et "l'avancée des déserts du Sahara et du Kalahari".

Dans un message vidéo, le président français Emmanuel Macron avait pour sa part estimé que "la désertification a le visage de plus de 3,2 milliards de personnes qui vivent sur des terres dégradées, partout dans le monde. Il y a urgence à agir".

"La désertification et la dégradation des terres ne sont pas une fatalité. Ces crises ne sont pas irréversibles et des solutions existent", avait-il ajouté.