Tigré: les rebelles acceptent le «principe» d'un cessez-le feu mais posent des conditions

Des soldats de l’armée éthiopienne, capturé, en route vers un centre de réhabilitation à Mekele, capitale de la région du Tigré (Photo, AFP).
Des soldats de l’armée éthiopienne, capturé, en route vers un centre de réhabilitation à Mekele, capitale de la région du Tigré (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 04 juillet 2021

Tigré: les rebelles acceptent le «principe» d'un cessez-le feu mais posent des conditions

  • Parmi ces conditions figurent notamment le retrait des forces érythréennes et amhara, qui soutiennent l'armée éthiopienne dans l'opération militaire qu'elle mène depuis huit mois
  • Le Tigré est le théâtre de combats depuis que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a envoyé, début novembre, l'armée pour renverser le gouvernement local

ADDIS ABEBA: Les rebelles du Tigré ont affirmé dimanche accepter « un cessez-le-feu de principe » dans cette région dont ils ont largement repris le contrôle à l'armée fédérale éthiopienne, tout en posant de strictes conditions qui rendent sa « formalisation » difficile.

Parmi ces conditions figurent notamment le retrait des forces érythréennes et amhara, qui soutiennent l'armée éthiopienne dans l'opération militaire qu'elle mène depuis huit mois contre les anciennes autorités de cette région du Nord de l'Ethiopie, ainsi que la restauration de ces autorités.

Le Tigré est le théâtre de combats depuis que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a envoyé, début novembre, l'armée pour renverser le gouvernement local, issu du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Le prix Nobel de la paix 2019 accusait ces dirigeants d'avoir orchestré des attaques sur des bases militaires, ce que ceux-ci avaient démenti.

Les forces pro-TPLF (Forces de Défense du Tigré, TDF) ont repris le 28 juin la capitale régionale Mekele. Le gouvernement fédéral a décrété un « cessez-le feu unilatéral », qualifié de « blague » par un porte-parole des forces rebelles. Les TDF ont depuis repris le contrôle d'une grande partie de la région.

De nombreux pays et l'ONU ont appelé au cessez-le-feu, afin notamment de permettre d'acheminer de l'aide humanitaire à la population.

« Sous réserve que nous ayons une garantie à toute épreuve que la sécurité de notre peuple ne sera pas compromise par une deuxième vague d'invasions, nous acceptons un cessez-le-feu de principe », affirme dimanche un communiqué signé du « gouvernement du Tigré ».

« Néanmoins, avant qu'un accord de cessez-le-feu ne soit formalisé, les problèmes épineux suivants doivent être résolus », poursuit-il, avant d'énumérer des conditions. 

Certaines sont militaires et politiques, comme le retour des forces amhara et érythréennes « à leurs territoires d'avant-guerre » et la reprise des activités « du gouvernement démocratiquement élu du Tigré, avec tous ses pouvoirs et ses responsabilités constitutionnelles ».

Addis Abeba rejette toute possibilité de dialogue avec les dirigeants du TPLF, classé « organisation terroriste » en mai par le Parlement éthiopien.

Les autorités rebelles demandent aussi « des procédures pour qu'Abiy Ahmed et Issaias Aferworki (le président éryhtréen) rendent des comptes (sur) les dommages qu'ils ont causés », ainsi que la création par l'ONU d'un « organe d'enquête indépendant » sur les « crimes horribles » commis durant le conflit.

D'autres conditions posées sont humanitaires, comme la « distribution sans entrave de l'aide humanitaire depuis toutes les directions et par tous les modes de transports », « le retour de tous les Tigréens » déplacés.

Les autorités rebelles réaffirment leur « soutien sans réserve à ceux qui s'engagent dans la livraison de l'aide humanitaire », se disant prêtes à assurer leur sécurité.

Selon l'ONU, plus de 400 000 personnes ont « franchi le seuil de la famine » dans la région et 1,8 million de personnes supplémentaires « sont au bord de la famine ».


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.