Israël veut renouveler l’interdiction d’entrée des conjoints Palestiniens

En raison de cette loi, les citoyens arabes ont peu ou pas de possibilités de faire venir leurs conjoints de Cisjordanie et de Gaza en Israël. (Photo, AFP)
En raison de cette loi, les citoyens arabes ont peu ou pas de possibilités de faire venir leurs conjoints de Cisjordanie et de Gaza en Israël. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 06 juillet 2021

Israël veut renouveler l’interdiction d’entrée des conjoints Palestiniens

  • Selon les critiques, il s’agit d’une mesure raciste qui veut limiter la croissance de la minorité arabe en Israël
  • Ces pratiques relèvent de l’apartheid, selon le rapport de Human Rights Watch

JÉRUSALEM : Le Parlement israélien doit voter sur le renouvellement d’une loi temporaire adoptée en 2003, qui interdit aux citoyens arabes d’Israël d’accorder la citoyenneté ou même la résidence à leurs conjoints originaires de la Cisjordanie et de la bande de Gaza occupées.

Les critiques, y compris de nombreux députés de gauche et arabes, estiment qu’il s’agit d’une mesure raciste qui vise à limiter la croissance de la minorité arabe d’Israël. Ses partisans affirment qu’elle est nécessaire pour des raisons de sécurité, et pour préserver le caractère juif d’Israël.

Cette loi engendre de nombreuses difficultés pour les familles palestiniennes qui traversent les frontières largement invisibles tracées par la guerre qui séparent Israël de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de Gaza. Des territoires saisis lors de la guerre de 1967 et que les Palestiniens réclament pour établir un futur État.

Les partis de droite dominants en Israël soutiennent fermement cette loi, qui a été renouvelée chaque année depuis sa promulgation. Cependant, certains membres du nouveau gouvernement israélien s’opposent à cette mesure. Afin d’embarrasser le gouvernement, l’opposition de droite, dirigée par l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahou, a prévenu qu’elle ne fournirait pas les votes nécessaires au renouvellement de la loi.

La loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël a été promulguée à titre temporaire en 2003, au plus fort de la deuxième intifada, ou soulèvement, lorsque les Palestiniens ont lancé des dizaines d’attaques meurtrières en Israël. Selon ses partisans, les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza occupés étaient susceptibles d’être recrutés par des groupes armés et les contrôles de sécurité ne suffisaient pas.

Cette loi a été renouvelée même après la fin du soulèvement en 2005 et la chute du nombre d’attaques. Aujourd’hui, Israël autorise plus de 100 000 travailleurs palestiniens de Cisjordanie à entrer régulièrement.

« Elle a été adoptée lors de l’intifada, et nous sommes maintenant dans une période très différente », indique Yuval Shany, expert juridique à l’Institut israélien de la démocratie. Non seulement les attaques se font beaucoup plus rares, mais Israël a considérablement amélioré ses capacités technologiques pour surveiller les Palestiniens qui entrent dans le pays, ajoute-t-il. « Je ne pense pas que l’argument de la sécurité soit très fort à l’heure actuelle».

À cause de cette loi, les citoyens arabes n’ont que peu ou pas de possibilités de faire venir en Israël leurs conjoints de Cisjordanie et de Gaza. Cette politique affecte des milliers de familles.

Les conjoints de plus de 35 ans et les conjointes de plus de 25 ans, ainsi que certains cas humanitaires, peuvent demander l’équivalent d’un permis de tourisme, qui doit être régulièrement renouvelé. Les titulaires de ces permis n’ont pas droit au permis de conduire, à l’assurance maladie publique et à la plupart des formes d’emploi. Les conjoints palestiniens de Gaza sont tous interdits d’entrer depuis que le groupe militant Hamas y a pris le pouvoir en 2007.

La loi ne s’applique pas aux quelque 500 000 colons juifs qui vivent en Cisjordanie et qui jouissent pleinement de la citoyenneté israélienne. En vertu de la loi israélienne du retour, les Juifs qui viennent en Israël de toutes les régions du monde sont admissibles à la citoyenneté.

La minorité arabe en Israël, qui constitue 20% de la population, entretient des liens familiaux étroits avec des Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza et s’identifie largement à leur cause. Les citoyens arabes considèrent cette loi comme l’une des nombreuses formes de discrimination auxquelles ils sont confrontés dans un pays qui se définit légalement comme un État-nation juif.

« Cette loi considère tous les Palestiniens comme des ennemis et des menaces, simplement en raison de leur appartenance ethnique et nationale », explique Sawsan Zaher, avocate d’Adalah, une association de défense des droits des Arabes qui a contesté la loi devant les tribunaux. «Le message politique est très raciste et très dangereux», poursuit-elle.

Les Palestiniens qui ne peuvent obtenir de permis mais tentent de vivre avec leur conjoint en Israël risquent d’être déportés. Les couples qui s’installent en Cisjordanie vivent sous occupation militaire israélienne. Si leurs enfants sont nés en Cisjordanie, ils seront soumis à la même loi empêchant les conjoints d’entrer en Israël, bien qu’il existe une exception pour les mineurs.

La loi sur la citoyenneté s’applique également aux Israéliens juifs qui épousent des Palestiniens des territoires occupés, mais ces unions sont extrêmement rares.

Human Rights Watch a cité cette loi comme un exemple de la discrimination généralisée à laquelle sont confrontés les Palestiniens, tant à l'intérieur d’Israël que dans les territoires qu’il contrôle, dans un rapport publié au début de l’année. Ces pratiques relèvent de l’apartheid, selon le document.

Israël rejette ces allégations et affirme que les citoyens juifs et arabes ont les mêmes droits. Il affirme qu’une loi controversée de 2018, qui définit Israël comme l’État-nation du peuple juif, ne fait que reconnaître le caractère du pays et ne porte pas atteinte aux droits individuels.

Les citoyens arabes jouissent du droit de vote, et le nouveau gouvernement comprend pour la première fois une faction arabe qui s’oppose à la loi sur la citoyenneté.

Toutefois, si le ministre de la Défense Benny Gantz, un centriste politique, a récemment exhorté l’opposition à soutenir la loi pour des raisons de sécurité, il a également évoqué des préoccupations démographiques.

«Cette loi est essentielle pour protéger la sécurité du pays et son caractère juif et démocratique, et les considérations de sécurité doivent passer avant toutes les considérations politiques », souligne Gantz dans un communiqué. «Même dans les moments difficiles sur le plan politique, nous faisons passer Israël avant tout», insiste-t-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.

 


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com