La Banque du Liban maintient la subvention des médicaments et de la farine

Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a annoncé que la Banque centrale compte verser 400 millions de dollars pour financer les importations de médicaments. (Photo, ANI)
Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a annoncé que la Banque centrale compte verser 400 millions de dollars pour financer les importations de médicaments. (Photo, ANI)
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Publié le Mardi 06 juillet 2021

La Banque du Liban maintient la subvention des médicaments et de la farine

  • La crise financière du pays frappe le secteur de la santé de plein fouet
  • La monnaie locale a perdu plus de 90% de sa valeur sur le marché noir

LONDRES : La Banque centrale du Liban a annoncé lundi qu'elle compte poursuivre la subvention des importations de médicaments essentiels et de farine à hauteur de $400 millions.

Les importateurs ont affirmé dimanche que des centaines de médicaments essentiels sont en rupture de stock. Ils ont mis en garde contre de nouvelles pénuries, alors que la crise financière du pays frappe le secteur de la santé de plein fouet.

Le gouverneur Riad Salamé a déclaré que la Banque «va s’acquitter des crédits et des factures» de médicaments envoyés par les banques, particulièrement ceux des «maladies chroniques ou incurables».

Le haut responsable ajoute dans un communiqué que les paiements seraient effectués «conformément aux priorités déterminées par le ministère de la Santé publique à la suite de la décision du gouvernement en date du vendredi 2 juillet 2021, sans que le montant ne dépasse les 400 millions de dollars».

Le communiqué indique que le paiement concerne également «d'autres importations, comme la farine, afin de garantir le respect du ratio d'investissement obligatoire».

Les Libanais sont aux prises avec une multitudes de pénuries qui incluent l’essence entre autres. Le gouvernement intérimaire envisage la suppression de subventions qu'il ne peut plus se permettre, dans un contexte de crise financière que la Banque mondiale décrit comme l’une des pires au monde depuis 1850.

La monnaie locale a perdu plus de 90% de sa valeur sur le marché noir. Mais la Banque centrale fournit toujours des dollars aux importateurs à un taux officiel nettement plus avantageux, afin de couvrir une grande partie du coût des médicaments importés.

«Les importations de médicaments se sont quasiment arrêtées au cours du dernier mois», a déclaré l'Association des importateurs de produits pharmaceutiques dans un communiqué dimanche.

Le groupe explique que la banque centrale n'avait pas débloqué les dollars promis pour payer les fournisseurs à l'étranger, et auxquels ils doivent plus de 600 millions de dollars depuis décembre. Les importateurs ne peuvent pas obtenir de nouvelles lignes de crédit, selon eux.

«Les stocks des sociétés importatrices en centaines de médicaments consacrés aux maladies chroniques et incurables sont épuisés», a-t-il averti.

«Et des centaines d'autres s'épuiseront d’ici la fin du mois de juillet si nous ne pouvons reprendre les importations dès que possible».

Jeudi, le président Michel Aoun a annoncé un accord avec les ministres et le gouverneur de la Banque centrale pour «continuer de subventionner les médicaments et le matériel médical» déterminés par le ministère de la Santé comme prioritaires.

(Avec AFP et Reuters)

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.