Dans un contexte d'inflation galopante, 72% des familles libanaises peinent à se nourrir

Cette forte inflation observée au niveau des prix des denrées alimentaires est imputable à la détérioration du taux de change de la livre libanaise par rapport au dollar américain. (AP)
Cette forte inflation observée au niveau des prix des denrées alimentaires est imputable à la détérioration du taux de change de la livre libanaise par rapport au dollar américain. (AP)
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Publié le Mardi 06 juillet 2021

Dans un contexte d'inflation galopante, 72% des familles libanaises peinent à se nourrir

  • Le prix de l'huile de tournesol a grimpé de plus de 1 100%, celui de la viande de bœuf de 627% et celui du riz ordinaire de 545%
  • La Banque centrale peine à subventionner les matières premières et les produits de base comme le blé, le carburant et les médicaments

DUBAÏ: 72% des familles libanaises auront du mal à joindre les deux bouts en raison de la récession économique aiguë et de l'inflation galopante, rapporte l'Observatoire de la crise, un programme de recherche interdisciplinaire mis en place par l'université américaine de Beyrouth (AUB) pour étudier les répercussions de la crise économique du Liban.

En se basant sur les grilles de prix établies par le ministère de l'Économie et du Commerce, le rapport indique qu'une famille de cinq personnes dépense désormais plus de trois fois le revenu minimum pour assurer ses repas principaux sur un mois – ce qui représente près de 2,1 millions de livres libanaises (LBP) par mois – et que près des trois quarts des familles ont un revenu mensuel inférieur à 2,4 millions de LBP (1 euro = 1 798 LBP).

Depuis l'été 2019, période qui a précédé le déclenchement de l'effondrement financier et économique, le prix de l'huile de tournesol a grimpé de plus de 1 100%, celui de la viande de bœuf de 627% et celui du riz ordinaire de 545%.

Dans le même temps, le prix des œufs a augmenté de 450% et celui du lait de 275%.

Selon un autre rapport publié la semaine dernière par l'Unicef, les enfants du Liban paient le lourd tribut de l’un des pires effondrements économiques de notre époque, qui figurera probablement parmi les dix, voire parmi les trois crises les plus violentes du monde depuis le milieu du XIXe siècle, selon la Banque mondiale.

Par ailleurs, le rapport constate que, le mois dernier, plus de 30% des enfants ont dormi le ventre vide et ont sauté des repas, tandis que 60% des ménages ont dû recourir au crédit ou à l'emprunt pour se nourrir.

Cette forte inflation observée au niveau du prix des denrées alimentaires est imputable à la détérioration du taux de change de la livre libanaise par rapport au dollar américain, souligne le rapport, dans la mesure où le Liban importe la plus grande partie de ses besoins alimentaires, les produits de base ou les matières premières.

En effet, la monnaie libanaise, indexée sur le dollar depuis les années 1990, a perdu plus de 91% de sa valeur depuis que des manifestations massives ont éclaté, au mois d’octobre 2019.

Le dollar s'échange actuellement à près de 18 000 LBP sur le marché noir. (1 dollar = 1 514 LBP). Dans ce contexte, la Banque centrale peine à subventionner les matières premières et les produits de base comme le blé, le carburant et les médicaments.

Depuis le début de l’année 2021, le pain a vu son prix augmenter à huit reprises lorsque la Banque centrale a supprimé ses subventions pour le sucre et la levure.

Le prix par gramme des grands paquets de pain vendus dans les boulangeries a augmenté de 23%, et le paquet de 865 grammes se vend à 3 500 LBP.

Pour couronner le tout, la pénurie de carburant a frappé les boulangeries, ce qui a suscité des inquiétudes au sujet d’une éventuelle interruption de la production de pain dans ce pays frappé par la crise.

Toutefois, un représentant du secteur des carburants a affirmé dimanche soir sur une station de radio locale que deux camions-citernes allaient décharger le carburant en début de semaine. Selon lui, la priorité sera accordée aux hôpitaux, aux boulangeries et aux propriétaires de générateurs.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


L'Iran dit avoir attaqué des cibles militaires américaines aux Emirats et au Koweït

Les forces iraniennes ont affirmé mercredi avoir lancé des attaques contre des cibles militaires américaines aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, après avoir déjà revendiqué des frappes sur la Jordanie et le Kurdistan irakien. (AFP)
Les forces iraniennes ont affirmé mercredi avoir lancé des attaques contre des cibles militaires américaines aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, après avoir déjà revendiqué des frappes sur la Jordanie et le Kurdistan irakien. (AFP)
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  • "Des dizaines de drones d'attaque (...) ont ciblé des systèmes radars et les positions des forces américaines sur les bases d'Al-Dhafra et Al-Minhad, aux Emirats arabes unis"
  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mercredi avoir attaqué des bases américaines dans la ville irakienne d'Erbil avec des drones et des missiles, selon les médias d'Etat iraniens

TEHERAN: Les forces iraniennes ont affirmé mercredi avoir lancé des attaques contre des cibles militaires américaines aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, après avoir déjà revendiqué des frappes sur la Jordanie et le Kurdistan irakien.

"Des dizaines de drones d'attaque (...) ont ciblé des systèmes radars et les positions des forces américaines sur les bases d'Al-Dhafra et Al-Minhad, aux Emirats arabes unis", ainsi que d'autres positions sur la base aérienne de Cheikh Issa, à Bahreïn, a affirmé l'armée dans un communiqué. Les Gardiens de la Révolution ont eux signalé des frappes sur le Koweït.

 


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.