Maroc: le journaliste Omar Radi dément toute activité «d'espionnage»

Des membres de l'Union des journalistes tunisiens soutiennent les journalistes marocains emprisonnés Omar Radi et Souleimane Raissouni, à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Tunis le 3 mai 2021. (Photo, AFP)
Des membres de l'Union des journalistes tunisiens soutiennent les journalistes marocains emprisonnés Omar Radi et Souleimane Raissouni, à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Tunis le 3 mai 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 07 juillet 2021

Maroc: le journaliste Omar Radi dément toute activité «d'espionnage»

  • Le journaliste de 34 ans est accusé d'«atteinte à la sécurité intérieure de l'État» et d'avoir reçu des «financements étrangers» en lien avec «des services de renseignement»
  • Face aux critiques, les autorités marocaines assurent que la justice est indépendante et que les procédures sont conformes

CASABLANCA: Le journaliste marocain Omar Radi, en détention préventive depuis près d'un an, a réfuté mardi devant le juge les accusations d'espionnage qui le visent, notamment en lien avec un Britannique présenté par la police marocaine comme un "agent de renseignement".

Le journaliste de 34 ans est accusé d'"atteinte à la sécurité intérieure de l'État" et d'avoir reçu des "financements étrangers" en lien avec "des services de renseignement". 

Le juge de la Cour d'appel de Casablanca a interrogé le reporter sur son rapport avec un Britannique, Clive Newell, présenté par la police judiciaire comme un "officier de renseignement".

M. Radi affirme lui qu'il a eu affaire à M. Newell en sa qualité de "responsable" de cabinet du conseil économique G3, pour lequel le journaliste avait réalisé "une étude sur une société marocaine à des fins d'investissement".

"La société G3 a comme clients des institutions publiques comme le ministère de l'Économie ou l'Office chérifien des phosphates", a indiqué Omar Radi, insistant que ce travail était "normal pour un journaliste spécialisé en économie".

Le reporter est également accusé d'"intelligence" avec un Belge, Arnaud Simons, avec qui il a eu des contacts en tant que "journaliste lorsqu'il travaillait à l'ambassade des Pays-Bas à Rabat".

Le parquet avait précédemment mis en doute l'identité de M. Simons, affirmant qu'il s'agissait d'un "nom d'emprunt".

M. Simons a réitéré sa "pleine disponibilité à témoigner dans le cadre du procès" dans une lettre ouverte publiée mardi. La justice marocaine a déjà rejeté la demande de la défense de l'auditionner. 

Par ailleurs, le reporter a affirmé au tribunal que "K2 consulting" est une société britannique pour laquelle il avait réalisé une étude sur la culture du palmier, réfutant qu'il s'agisse d'une organisation ayant "des activités de renseignement", comme écrit dans le procès verbal de la police.

Il a aussi expliqué que le financement reçu de la fondation "Bertha" était "une bourse octroyée pour réaliser un travail journalistique", insistant qu'il "ne voit aucun délit dans tout ce qu'on (lui) reproche". 

M. Radi est également poursuivi pour "viol". Lui parle "de relations librement consenties" quand la plaignante affirme qu'elle n'était pas consentante, réfutant "toute instrumentalisation politique" de son affaire.

L'enquête pour "espionnage" a été ouverte fin juin 2020 après la publication d'un rapport d'Amnesty International affirmant que le téléphone de M. Radi était espionné par les autorités marocaines via un logiciel de piratage. Rabat a toujours démenti, dénonçant une "campagne internationale de diffamation".

Au Maroc et à l'étranger, des défenseurs des droits humains, des intellectuels et des responsables politiques réclament que le journaliste comparaisse libre.

Face aux critiques, les autorités marocaines assurent que la justice est indépendante et que les procédures sont conformes.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.