France: des rêves à la réalité pour la ville écolo de Lyon

Dans cette photo d'archive , un client conduit un nouveau vélo «VeloV» à louer à Villeurbanne près de Lyon, dans le sud-est de la France . Lyon, troisième ville de France, est l'une des premières métropoles vertes d'Europe(AFP)
Dans cette photo d'archive , un client conduit un nouveau vélo «VeloV» à louer à Villeurbanne près de Lyon, dans le sud-est de la France . Lyon, troisième ville de France, est l'une des premières métropoles vertes d'Europe(AFP)
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Publié le Mercredi 07 juillet 2021

France: des rêves à la réalité pour la ville écolo de Lyon

  • Un an après, cette cité industrielle de quelque 520 000 habitants (1,4 million dans l'agglomération), point de passage vers le sud de la France et l'est de l'Europe, vit quelques changements et beaucoup de casse-têtes
  • Les compteurs y ont recensé plus de 15,7 millions de passages de cyclistes entre le 1er janvier et le 15 juin, contre 11,6 millions sur la même période en 2019

LYON :En juin 2020, Lyon, troisième ville de France, devenait l'une des principales métropoles écologistes d'Europe. Forêts urbaines, cantines entièrement bio, végétalisation des quartiers, ville "100% marchable et cyclable": les rêves étaient grands.

La ville "ne doit plus être un poids pour la planète", lançait le nouveau maire de Lyon (centre-est) Grégory Doucet, novice en politique de 47 ans élu parmi d'autres écologistes à la tête de grandes villes (comme Bordeaux dans le sud-ouest ou Strasbourg à l'est) lors d'une vague verte inédite.

Un an après, cette cité industrielle de quelque 520 000 habitants (1,4 million dans l'agglomération), point de passage vers le sud de la France et l'est de l'Europe, vit quelques changements et beaucoup de casse-têtes.

Les premiers pas ont été électriques et les procès en idéologie récurrents. Taxer le sacro-saint Tour de France cycliste de "machiste et polluant" est mal passé.

Tout comme l'annonce en février du retrait de la viande des menus scolaires, pour raisons sanitaires. La mesure, temporaire, a provoqué colère de l'opposition, manifestations d'agriculteurs, polémique au sein du gouvernement. Quelques semaines plus tard la viande était réintroduite.

Mais de nombreux chantiers ont été lancés - dont des forêts urbaines pas encore sorties de terre - et "l'état d'urgence climatique" a été décrété avec un tiers des investissements d'ici la fin du mandat en 2026 consacrés à la transition écologique.

Comment une grande métropole européenne se verdit-elle ? Pour mesurer ambitions et difficultés, le bureau de Lyon de l'AFP s'est penché sur trois domaines d'action.

Les cantines, laboratoire du «mieux manger»

Des menus "100% bio et 50% local" : c'est l'objectif affiché pour 2026. Reste qu'à l'échelle d'une ville comme Lyon, où plus de trois millions de repas scolaires sont servis annuellement, cela ne se fait pas comme ça.

Pour renouveler en 2022 le gestionnaire de la cuisine centrale des cantines, un appel d'offres a été lancé fin avril. Il doit répondre à ce cahier des charges, bras armé des ambitions écologistes. Qui se heurtent d'emblée à une réalité: dans le département du Rhône, seules 10% des exploitations sont en bio, selon la Chambre d'agriculture, comme dans les départements voisins de la Loire ou de l'Isère. Il a fallu revoir à la baisse.

"On a précisément la volonté politique de transformer la filière", explique le conseiller délégué à l'alimentation locale Gautier Chapuis. "On veut créer une dynamique de conversion", abonde l'adjointe à l'Éducation, Stéphanie Léger.

La ferme bio du Val Fleury, à l'ouest de la ville, coche déjà toutes les cases.

Avec une trentaine de vaches, l'éleveur Adrien Mazet produit 200.000 litres de lait par an, dont la moitié sert à produire des yaourts et crèmes dessert servis aux petits Lyonnais, via une coopérative.

En ce jeudi de mai, jour de visite pour l'AFP, la conditionneuse tourne sans relâche pour préparer 27.000 pots à la vanille. Par un simple tuyau, la traite matinale alimente directement la machine à yaourts : "On peut difficilement faire moins en termes d'empreinte carbone", s'amuse le trentenaire.

Ce "signal fort" de la mairie sur le bio va, espère-t-il, "susciter des vocations car on renouvelle péniblement une exploitation sur trois dans la région".

Jadis, les collines environnantes ne manquaient ni d'agriculteurs ni de petites unités de production, avant que l'industrie alimentaire et la grande distribution imposent un autre modèle.

Récemment, dans les environs, Adrien Mazet a créé une fromagerie, un atelier de transformation de fruits a vu le jour et une légumerie-conserverie est en projet. Une renaissance ?

Pour conjuguer bio et local en quantité significative, "il faut avoir les outils adaptés" à proximité, souligne l'éleveur partisan d'une agriculture "paysanne", "à taille humaine", destinée à faire vivre le territoire qui l'entoure.

Actuellement, les omelettes de la cantine arrivent toutes prêtes de Bretagne (nord-ouest), qui concentre les ateliers de transformation, et la casserie la plus proche pour se fournir en oeufs liquides est à plus de 100 km...

Ruser

À Rillieux-la-Pape, au nord de Lyon, la cuisine centrale prépare les 28 000 repas servis en moyenne, quatre jours par semaine, dans les écoles.

Ce jour de juin, c'est poisson-purée. Près de six tonnes de pommes de terre, produites à trois km de là, ont été livrées pour être mécaniquement épluchées, désinfectées, rincées ; avant d'être cuites, écrasées, mélangées au lait dans des marmites de 250 kg.

Trouver localement de la patate ou de la carotte bio, en quantités suffisantes, est possible en développant les cultures maraîchères ou de plein champ chez des éleveurs en quête de diversification. Mais pour des cultures plus techniques comme le concombre ou la tomate, c'est compliqué.

Les contraintes sont nombreuses: saisonnalité des produits, aléas climatiques, calibrages. Et surtout, une réglementation qui interdit le critère du local dans les appels d'offres...

Les écologistes contournent l'obstacle en rusant.

Par exemple, pour le poulet, ils demandent au futur prestataire de proposer différents morceaux (émincés, blancs, etc.) et non plus seulement des cuisses. Cela permettra à des producteurs plus petits, des environs, de proposer leur viande, alors que seuls de gros opérateurs, plus lointains, peuvent fournir 30 000 cuisses d'un coup.

Reste que sur le papier, la mairie n'exige que 75% de bio et non les 100% promis durant la campagne, regrette l'Association des producteurs bio du Rhône et de la Loire (Ardab).

Confrontés au principe de réalité, les élus admettent qu'ils "ne mesuraient pas toutes les contraintes" et craignaient de se retrouver le bec dans l'eau en en demandant trop.

La voiture dans le collimateur des Verts

Chaque matin, Karine Arditti, professeure d’histoire-géographie de 44 ans, enfourche son vélo-cargo, conduit sa fille de cinq ans à l'école avant de poursuivre sa route vers un lycée de Villeurbanne, limitrophe de Lyon.

Les conditions de circulation s'améliorent, note-t-elle, notamment grâce aux "coronapistes", ces voies cyclables qui ont fleuri à la faveur des confinements. "Les relations sont plus apaisées avec les automobilistes."

"Apaiser la voirie": c'est le leitmotiv des écologistes à Lyon. En clair: moins de voitures, plus de piétons, de vélos et de transports en commun, "une ville 100% cyclable et marchable." Pas si simple.

L’objectif est de passer de 1000 à 2000 km de pistes sur le mandat dans les 59 communes de l'agglomération. A la faveur de la crise sanitaire, 33 km d’aménagements cyclables ont été pérennisés, soit plus 10% de voies en moins d’un an.

Les compteurs y ont recensé plus de 15,7 millions de passages de cyclistes entre le 1er janvier et le 15 juin, contre 11,6 millions sur la même période en 2019.

"Les ventes de vélo ont explosé, les marchands sont en manque de stock", confirme Frédérique Bienvenue, co-présidente de l'association La Ville à Vélo.

Un projet phare de Réseau express vélo (REV), vient d'être lancé, 250 km de pistes à créer ou aménager d'ici 2026 pour relier les communes de l'agglomération à la ville-centre.

Pourtant, les pro-vélo restent frustrés. "Au bout d’un an on en est encore à des réunions de concertation" sur la mise en place de pistes en dur et du REV, souligne Mme Bienvenue. "La voirie, c'est forcément du temps long", répond un vice-président de la métropole Fabien Bagnon.

Les adeptes du cycle s'agacent aussi de devoir partager les ressources... avec les piétons. "On nous a annoncé un doublement du budget +mobilités actives+ à 320 millions d’euros mais cela comprend aussi la remise à niveau de l’espace +marchable+. Un énorme budget va partir là-dessus", dit Mme Bienvenue.

«Dissuader»

Car avoir "une ville qui respire", c'est aussi mettre l’accent sur la piétonnisation.

"On ne souhaite pas rendre la voiture invisible mais qu’il y en ait moins", explique Valentin Lungenstrass, adjoint à la mobilité et à la logistique urbaine. "Le principe revient à réorganiser la circulation pour dissuader les automobilistes qui n’ont rien à y faire" d'emprunter des petites rues en suivant leurs applications de guidage.

Le cap fixé est celui d’un parc automobile "réduit et dépollué" avec bannissement du diesel d’ici 2026 dans la Zone à faibles émissions. Ce qui fâche de nombreux élus et automobilistes, dont 70% roulent au diesel.

L'association "40 millions d'automobilistes" dénonce une mesure "discriminatoire envers les foyers les plus modestes".

"Ce qui me gêne, c'est quand on prend une mesure sans faire de plan de circulation ou d'étude d'impact, quand on fait de la politique", accuse Pierre Chasseray, délégué général de l'association. "Leur objectif, c'est de créer des bouchons."

"Les embouteillages, est-ce bon pour le climat?", tweetait récemment l'ancien maire, Gérard Collomb, passé dans l'opposition.

"Je ne ne veux pas de bouchons, je veux moins de voitures pour créer plus de places pour les autres", se défend le président de la Métropole de Lyon Bruno Bernard.

Comme à New York ou La Paz, pour diminuer la part de la voiture individuelle, les Verts de Lyon comptent sur un téléphérique urbain pour relier l'ouest au sud de la ville fin 2025, avec à terme l'ambition de transporter 20000 à 25000 voyageurs par jour.

Mais là aussi, ça grince : ses opposants évoquent le survol de quartiers résidentiels et de bâtiments historiques ou classés, des pollutions visuelles et sonores, la crainte d'expropriations, le coût de 160 millions d'euros au moins...

"Quand on a près de 6 km de câble à une vingtaine de mètres au-dessus des maisons, huit gares et 40 pylônes, ça va se voir !", s'alarme Patrick Romestaing, habitant de Sainte-Foy-lès Lyon, membre de l’association Touche Pas à Mon Ciel.

Un urbanisme vert par petites touches

"Un projet qui part à la poubelle... Un autre... Encore un autre". Le promoteur Didier Caudard-Breille, réputé pour ses constructions innovantes, égraine les projets bloqués depuis l'arrivée des Verts à Lyon.

A la maison du projet, qui présente le visage futur du quartier d'affaires de La Part Dieu, la maquette a été changée début juin : les tours qui devaient donner un "skyline" digne d'une métropole européenne, comparable à Milan ou Munich, ont disparu.

"Tout ce qui est au-dessus de 50 mètres" "a été enlevé", décrypte-t-on à la société publique chargée d'aménager le site, la SPL Part Dieu.

Quelque 100 000 m2 de constructions sont passés à la trappe, deux voies de circulation ont été réservées aux "modes doux" de déplacement, les rares espaces verts prévus seront élargis.

Végétalisé et "apaisé", le premier quartier d'affaires de France hors Paris doit devenir un endroit "à vivre", au service de ses habitants, ambitionnent les écologistes qui présentaient leur premier grand chantier.

Michel Le Faou, qui pilota la politique d'urbanisme de la précédente équipe, s'attendait à "beaucoup plus percutant": pour lui, les écologistes "se sont contentés de +greenwasher+ le projet existant".

La transformation de ce quartier symbolique des errements des années 70, avec son architecture brutaliste et la priorité donnée à la voiture, était déjà bien engagée avant leur arrivée.

D'autres chantiers, moins écologiquement vertueux, étaient trop avancés pour être remis en cause. Les nouveaux élus ont dû avaler la construction d'un spectaculaire gratte-ciel jouxtant la gare, dont les premiers étages sortent de terre. Ou couper le ruban après l'achèvement des travaux du centre commercial de La Part-Dieu - le plus vaste d'Europe en centre-ville.

Ailleurs, par petites touches, depuis un an, une multiplicité de petites annonces esquissent la ville verte de demain: piétonnisation devant les écoles, plantation de mini-vergers, réduction des places de parking au profit du vélo.

Mais l'opposition reproche aux écologistes un manque d'ambition, attesté par l'absence de ces grands projets qui ont marqué les mandatures précédentes, comme la réhabilitation des berges du Rhône et de la Saône.

"Ce qui a porté la visibilité de Lyon depuis 40 ans était sa capacité à se projeter vers l'avant grâce à des projets emblématiques", estime M. Le Faou. "On en voit peu sortir et ceux en cours sont soumis à réinterrogation ou mis en +stand-by+."

Prendre son temps

Ce choix de prendre son temps avant de fixer les grandes orientations de la ville pour des décennies, les Verts l'assument. 

"Je ne veux pas signer les permis de construire de bâtiments qu'il faudra détruire dans moins de 40 ans", affirme l'adjoint à l'Urbanisme de la ville, Raphaël Michaud qui dénonce le lancement dans le passé d'opérations trop "expérimentales".

Même le nouveau quartier branché de la Confluence, où se multiplient les initiatives écologiques, ne trouve pas grâce à ses yeux. Trop "bling-bling", avec ses architectes stars (Kengo Kuma, Jean Nouvel, Rudy Ricciotti...).

Avec le projet Hikari, qui ambitionnait de devenir le premier îlot urbain à énergie positive d’Europe, "on s’est ridiculisés". Les futurs projets seront tous examinés sous le prisme de leur contribution à la transition écologique, assure l'élu.

En matière de planification urbaine, les Vert ne partent pas d'une page blanche à Lyon.

Sans être la "ville du quart d'heure", où les déplacements ne prennent pas plus de 15 minutes comme ils l'appellent de leur vœux, l'agglomération est déjà largement multipolaire, avec l'arrivée des nouveaux quartiers où cohabitent assez harmonieusement bureaux et logements.

Mais l'attractivité de la troisième ville de France a propulsé les prix de l'immobilier à des niveaux jamais atteints en province.

"La priorité du mandat, c'est le logement abordable, pas le logement tout court", insiste M. Michaud.

Sauf qu'au-delà des baux fonciers solidaires et de l'augmentation du budget des logements sociaux, pour faire vivre ses ambitions en matière immobilière, l'exécutif devra trouver où construire puisqu'il s'est engagé à ne pas bétonniser des surfaces encore intactes et à rebasculer en zones agricoles nombre de terrains jusqu'alors promis à l'urbanisation.


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
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  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.