Le Caire contraint d’impliquer l’ONU face à «l'intransigeance éthiopienne»

Un ouvrier descend d’un échafaudage au grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD), près de Guba, en Éthiopie, le 26 décembre 2019. (Photo, AFP)
Un ouvrier descend d’un échafaudage au grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD), près de Guba, en Éthiopie, le 26 décembre 2019. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 09 juillet 2021

Le Caire contraint d’impliquer l’ONU face à «l'intransigeance éthiopienne»

  • Al-Sissi rappelle que l'objectif de l'implication du Conseil de sécurité est d'aider les trois pays à parvenir à un accord contraignant qui balise l’exploitation du barrage dans un délai précis
  • Lors d'une réunion avec Antonio Guterres, le ministre égyptien des AE Sameh Choukri a souligné la nécessité pour la communauté mondiale d’offrir des solutions au conflit

LE CAIRE : L'intransigeance de l'Éthiopie au sujet du grand barrage de la Renaissance (GERD) n'a laissé au Soudan et à l'Égypte d'autre choix que de s’adresser au Conseil de sécurité de l'ONU, estime président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

De plus, les tentatives d'Addis-Abeba de placer les deux pays en aval du Nil devant le fait accompli ont fait échouer les négociations chapeautées par l'Union africaine, ajoute-t-il.

Al-Sissi a émis ces observations lors d’une discussion avec Félix Tshisekedi, le président de la République démocratique du Congo (RDC), qui l'avait appelé jeudi.

L'immense barrage sur le Nil, le plus grand projet hydroélectrique d'Afrique une fois achevé, a créé une impasse diplomatique de près d'une décennie entre l'Éthiopie et les pays en aval, l'Égypte et le Soudan.

Addis-Abeba soutient que le projet est essentiel au développement du pays, mais Le Caire et Khartoum craignent qu'il ne limite l'approvisionnement vital en eau pour leurs citoyens.

Al-Sissi rappelle que l'objectif de l'implication du Conseil de sécurité de l'ONU est d'aider les trois pays à parvenir à un accord contraignant qui balise l’exploitation du barrage dans un délai précis.

Le leader égyptien a exprimé sa gratitude pour les préoccupations de la République démocratique du Congo, président actuel de l'Union africaine dans le dossier. Il a également souligné les efforts déployés par le président Tshisekedi, auteur de l’initiative des pourparlers tripartites, pour parvenir à un accord qui protège les intérêts du trois pays et préserve leurs droits sur l'eau du Nil.

Ce dernier a salué les initiatives égyptiennes qui tentent de résoudre cette impasse par les négociations.

Entre-temps, lors d'une réunion avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri a souligné la nécessité pour la communauté mondiale d’offrir des solutions au conflit.

Il a souligné le danger des mesures unilatérales susceptibles d’affecter la stabilité et la sécurité dans la région. Son porte-parole, Ahmed Hafez, précise que le ministre a exhorté la communauté internationale à inciter l'Éthiopie, via l'ONU, à s'engager sérieusement dans des pourparlers de règlement du conflit sur le GERD.

Choukri a révélé à l'Associated Press qu'il compte demander au Conseil de sécurité de l'ONU d'exiger que l'Égypte, le Soudan et l'Éthiopie négocient un accord contraignant, dans une période de six mois, sur la question controversée de la disponibilité de l'eau.

Selon lui, dix ans de pourparlers n'ont pas permis de garantir que l'eau continuerait à s'écouler en quantités suffisantes vers le Soudan et l'Égypte, où 100 millions de personnes dépendent du fleuve comme seule source d'eau.

La Tunisie, le représentant arabe au conseil de sécurité, a fait circuler un projet de résolution qui demande à l'Égypte, au Soudan et à l'Éthiopie de reprendre les négociations, à l'invitation du président de l'Union africaine et du secrétaire général de l'ONU, pour finaliser un accord juridiquement contraignant d'ici janvier.

Ce projet de résolution stipule que tout accord doit assurer «la capacité de l'Éthiopie à produire de l'hydroélectricité tout en empêchant de causer des dommages importants à la sécurité de l'eau des deux pays en aval, l’Égypte et le Soudan».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.