Amin Maalouf lauréat du prix littéraire des ambassadeurs francophones

Amin Maalouf a été distingué au titre de l'édition de l'année 2020. (Photo, AFP)
Amin Maalouf a été distingué au titre de l'édition de l'année 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 09 juillet 2021

Amin Maalouf lauréat du prix littéraire des ambassadeurs francophones

  • La cérémonie s'est déroulée à l'Institut de France qui abrite notamment l'Académie Française
  • Le Grand Prix du GAFF veut distinguer «un ouvrage en langue française ayant pour thèmes les relations internationales, les affaires politiques ou l'histoire, d’un auteur appartenant à un pays membre de la Francophonie»

PARIS : L'écrivain franco-libanais Amin Maalouf a remporté jeudi le prix littéraire décerné par les ambassadeurs francophones de France (GAFF) pour son essai "Le naufrage des civilisations" (éditions Grasset).

"Un livre qui a été rédigé avant la pandémie, mais qui vibre avec l'actualité, avec les actualités que nous sommes en train de vivre. Pour paraphraser Amin Maalouf, nos civilisations vont-elles désormais précipiter leur naufrage ou, au contraire, la pandémie va provoquer un sursaut, un réveil?", s'est interrogé le président du GAFF, Luca Niculescu, ambassadeur de Roumanie, lors de la remise du prix.

"Peut-être y aura-t-il à la fin des turbulences, un certain retour à la normale, mais il sera forcément trompeur. Car quelque chose a réellement changé dans nos vies, et pour longtemps", a estimé de son côté l'écrivain dans son discours, selon un communiqué du GAFF.

"Le naufrage des civilisations" est un essai sur la crise que traversent les mondes arabe et occidental.

La cérémonie s'est déroulée à l'Institut de France qui abrite notamment l'Académie Française (dont Amin Maalouf est membre), en présence d'Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de cette institution chargée notamment de défendre la langue française. 

Le Grand Prix du GAFF veut distinguer "un ouvrage en langue française ayant pour thèmes les relations internationales, les affaires politiques ou l'histoire, d’un auteur appartenant à un pays membre de la Francophonie", selon le communiqué.

Amin Maalouf a été distingué au titre de l'édition de l'année 2020. Le prix 2019 avait été décerné au diplomate français Claude Martin pour son livre "La diplomatie n'est pas un dîner de gala" (éditions de l'Aube).


Des mannequins d’origine arabe rendent hommage au créateur de mode Virgin Abloh

Gigi Hadid fait partie des nombreuses personnes qui ont rendu hommage au défunt créateur sur Instagram. (Photo, Instagram)
Gigi Hadid fait partie des nombreuses personnes qui ont rendu hommage au défunt créateur sur Instagram. (Photo, Instagram)
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  • Le fondateur de la marque Off-White et directeur artistique de la collection de vêtements pour hommes de Louis Vuitton est décédé dimanche
  • «Sa bonté et sa générosité ont laissé une impression durable sur chaque vie qu’il a touchée. Il faisait en sorte que tout le monde se sente vu et spécial», a écrit Gigi Hadid sur Instagram

DUBAÏ: Des hommages du monde arabe ont afflué après l’annonce, dimanche, du décès à 41 ans de Virgil Abloh, le fondateur américano-ghanéen de la marque Off-White et directeur artistique de la collection de vêtements pour hommes de Louis Vuitton. 

Il luttait secrètement contre une forme rare et agressive de cancer, l’angiosarcome cardiaque. En dépit de son combat privé contre la maladie, Abloh a poursuivi ses activités créatives. Au début du mois, il a assisté à l’inauguration de son exposition rétrospective Virgil Abloh: Figures of Speech, à Doha. Il devait également présenter sa collection printemps 2022 lors d’un défilé à Miami pour Art Basel. 

Indéniablement l’un des créateurs les plus influents de son époque, le talentueux styliste restera gravé dans les mémoires bien au-delà du monde de la mode, laissant un impact considérable sur les nombreuses personnes qui ont eu l’occasion de travailler avec lui ou de le connaître personnellement. 

À la suite de l’annonce de sa mort, un grand nombre de célébrités, de fans et de spécialistes de la mode lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux. «Je n’ai pas de mots... Il était quelqu’un pour tout le monde. C’était son pouvoir magique. Il faisait en sorte que chaque personne qu’il croisait se sente spéciale de toutes les manières possibles. Même lorsque le monde se sentait triste, il apportait du rire, de la couleur et de la beauté. La façon dont il a eu un impact positif sur tout ce qu'il a touché et a tout fait pour sa culture et pour le monde est la raison pour laquelle il était un ange sur Terre. La plus belle âme de guerrier. Je n’arrive pas à y croire», écrit Bella Hadid sur Instagram. 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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«Tu as brisé les frontières et tu t’es tout approprié. Ton cerveau fonctionnait de manière extraordinaire et tu faisais tout dans la vie pour ta famille, pour tes amis et pour le bien de tous... Tu vas beaucoup nous manquer V. Tu m’as vraiment appréciée et tu m’as soutenue à tous les niveaux, comme tu l’as fait pour beaucoup d’entre nous. Une lumière éthérée. Tu m’as toujours incitée à aller de l’avant, à travailler dur et à être gentille, quoi qu’il arrive. Je pense et j’envoie de l’amour et des prières à sa belle Shannon, à leurs enfants et au reste de la famille Abloh. Je suis dévastée. Tu vas tellement nous manquer et nous te garderons dans nos pensées V. "POUR TOUJOURS"... Vole haut, mon frère Balance. Je sais que tu veilles sur le monde maintenant. Je t’aime pour la vie», ajoute-t-elle. 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Sa sœur aînée Gigi a également rendu hommage au créateur sur le réseau social, écrivant: «J’ai le cœur brisé par la perte de mon cher ami, unique au monde. Sa bonté et sa générosité ont laissé une impression durable sur chaque vie qu’il a touchée. Il faisait en sorte que tout le monde se sente vu et spécial. Il me manquera énormément, et il sera toujours chéri et célébré par moi et par toutes les personnes qui ont eu la chance de travailler avec lui et de connaître la véritable supernova qu’était cet homme.» 

Elle a poursuivi son hommage sur Instagram. «Je l’imagine maintenant comme notre Mickey Mouse... pour toujours avec nous, pour toujours adoré, pour toujours magique, et pour toujours en train de nous guider avec son HUMOUR spécial. Je suis sûre que c’est ainsi qu’il voulait qu’on se souvienne de lui, mais malgré tout, ce ne sera jamais pareil sans lui. Tu continueras à m’inspirer chaque jour, V. Je me sens chanceuse et honorée à chaque instant de t’avoir connu. Repose en paix, mon ami. Tu es tellement aimé. Tu étais la différence. Comme nous disions toujours... “On se voit quelque part, bientôt”». 

La créatrice de chaussures roumano-jordanienne Amina Mouaddi, qui était à Doha avec Abloh pour le Fashion Trust Arabia il y a seulement deux semaines, a révélé qu’elle était restée sous le choc pendant des heures après avoir appris la nouvelle. «Je t’aime Virg. Je suis en état de choc depuis des heures parce qu’on a parlé hier. Je ne peux simplement pas utiliser le passé pour te décrire. Les esprits extraordinaires comme le tien bénissent rarement cette Terre. Un homme avec une mission qui a donné de l’espoir, des rêves et des outils pour réussir à toute une nouvelle génération», témoigne-t-elle sur Instagram. 

«J’ai récemment dit à quelqu’un: “Virgil est génial... en tout”, parce que je ne sais pas comment décrire autrement quelqu’un d’aussi talentueux, gentil, travailleur, humble, doux et inspirant que toi. Nous travaillions ensemble sur un projet, nous nous amusions. Personne ne me donnait envie de danser autant que toi. Tu es probablement en train de redessiner les portes du paradis en ce moment même. Je prie pour ta famille. Repose en paix, Roi». 

La mannequin d’origine saoudienne, Shanina Shaik, a également rendu hommage au défunt designer en partageant la nouvelle du décès d’Abloh sur ses stories Instagram: «Mon cœur. Repose en paix Virgil», accompagné d’émojis représentant un cœur brisé et une colombe. «Je suis choquée et j’ai le cœur brisé», confie pour sa part la mannequin et humanitaire libanaise Jessica Kahawaty. «Nous venons de te voir au Qatar. Personne ne sait quels combats les gens mènent derrière des portes fermées. Que ton âme repose en paix.» 

L’influenceuse de mode et entrepreneure libanaise Karen Wazen a également profité de l’occasion pour se souvenir d’Abloh en partageant l’une de ses citations sur ses Instagram stories: «La vie est trop courte pour perdre une journée à adhérer à ce que quelqu’un pense que vous pouvez faire plutôt que de savoir ce que vous pouvez faire.» 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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«Nous sommes dévastés d’annoncer le décès de notre bien-aimé Virgil Abloh, un père, un mari, un fils, un frère et un ami farouchement dévoué», indique un communiqué publié dimanche sur son compte Instagram. «Il laisse derrière lui sa femme aimante Shannon Abloh, ses enfants Lowe et Grey Abloh, sa sœur Edwina Abloh, ses parents Nee et Eunice Abloh, ainsi que de nombreux amis et collègues très chers.» 

«Il a choisi de mener sa lutte en privé depuis son diagnostic en 2019, subissant de nombreux traitements difficiles, tout en dirigeant plusieurs institutions importantes dans les domaines de la mode, de l’art et de la culture», peut-on lire dans le communiqué. «Malgré tout ça, son éthique professionnelle, sa curiosité infinie et son optimisme n’ont jamais faibli. Virgil était animé par son dévouement pour son métier et par sa mission d’ouvrir des portes aux autres et de permettre une plus grande égalité dans l’art et le design. Il disait souvent: “Tout ce que je fais est pour la version de moi-même à 17 ans”, croyant profondément au pouvoir de l’art pour inspirer les générations futures.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Décès du peintre français Bernard Rancillac à l'âge de 90 ans

Sur cette photo d'archive prise le 9 septembre 2003, le peintre français de 72 ans Bernard Rancillac fait visiter aux visiteurs son atelier à Arcueil, dans la banlieue parisienne. (AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 9 septembre 2003, le peintre français de 72 ans Bernard Rancillac fait visiter aux visiteurs son atelier à Arcueil, dans la banlieue parisienne. (AFP)
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  • En 1998, il avait peint à l'acrylique «Femme d'Alger», une femme voilée, recouverte d'un treillage de branchages et de fils barbelés, posant la question de la place de la femme dans nos sociétés
  • A l'instar d'Hervé Télémaque, Valerio Adami ou Jacques Monory, sa peinture, qui a intégré les musées nationaux et a été exposée à l'étranger, est réaliste, colorée et porteuse d'un regard aiguisé sur le monde

PARIS: Le peintre et sculpteur français Bernard Rancillac, représentant de la Figuration narrative, un courant né dans les années 60, est mort lundi à l’âge de 90 ans, a annoncé mardi un ami proche de l'artiste.


"Son épouse, Djohar Rancillac, m'a chargé d'annoncer le décès de son mari, Bernard, qui s'est éteint lundi à 7H00 à son domicile de Malakoff" (Hauts-de-Seine), a déclaré la même source, ancien conservateur du musée Matisse au Cateau-Cambrésis (Nord).


Né à Paris le 29 août 1931, Bernard Rancillac était un représentant de ce courant, forme de pop art français satirique et virulent.


A l'instar d'Hervé Télémaque, Valerio Adami ou Jacques Monory, sa peinture, qui a intégré les musées nationaux et a été exposée à l'étranger, est réaliste, colorée et porteuse d'un regard aiguisé sur le monde.


L'une de ses dernières toiles monumentales, intitulée "Enfer et Paradis", représente plusieurs figures politiques, George Bush, Margaret Thatcher, Hitler et Saddam Hussein dans une mise en scène suggestive du rapport entre dictature et démocratie.


En 1998, il avait peint à l'acrylique "Femme d'Alger", une femme voilée, recouverte d'un treillage de branchages et de fils barbelés, posant la question de la place de la femme dans nos sociétés.


Engagé aussi dans ses écrits comme en peinture contre le système capitaliste, la censure et le marché, il refusait pourtant d'être qualifié "d'artiste politique". Il avait marqué les esprits en 2015, lors d'une exposition à la patinoire royale de Bruxelles, en inscrivant au feutre "ceci est un faux" sur deux tableaux présentés comme les siens, ce qui avait donné lieu à un procès.


Après une enfance en Algérie, et la deuxième guerre mondiale, Bernard Rancillac a étudié le dessin en France et effectué son service militaire au Maroc. Il avait commencé à peindre tout en gagnant sa vie comme instituteur, puis quitter l'enseignement en 1959, grâce à un premier contrat avec un collectionneur.


Lauréat du prix de peinture à la Biennale de Paris en 1961, il s'était libéré des modes de son époque en introduisant dans ses toiles des allusions à la BD, au dessin animé ou au cinéma, devenues sa marque de fabrique. 


En 1964, l’exposition "Mythologies quotidiennes" à Paris, qu'il avait notamment organisée avec les peintres Hervé Télémaque et Peter Foldès, a fait naître la notion de "figuration narrative" en peinture.


Il s'est aussi fait connaître à travers des affiches murales et slogans de mai 1968.


La Franco-Américaine Joséphine Baker, première femme noire à entrer au Panthéon français

L'icône des années folles, née en 1906 aux Etats-Unis avant d'adopter la nationalité française, ne sera que la sixième femme sur 80 personnages illustres à être accueillie au Panthéon, dont le fronton proclame « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante » (AFP)
L'icône des années folles, née en 1906 aux Etats-Unis avant d'adopter la nationalité française, ne sera que la sixième femme sur 80 personnages illustres à être accueillie au Panthéon, dont le fronton proclame « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante » (AFP)
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  • La dépouille de l'artiste demeurera au cimetière marin de Monaco, non loin de la tombe de la princesse Grace
  • Son entrée au Panthéon intervient 46 ans après sa mort, le 12 avril 1975 à l'âge de 68 ans, trois jours après avoir fêté ses noces d'or sur la scène

PARIS: La Franco-Américaine Joséphine Baker est devenue mardi la première femme noire à entrer au Panthéon, "temple laïc de la République" française et dernière demeure des grandes figures françaises un hommage à sa vie "incroyable" d'artiste de music-hall, résistante et militante antiraciste.

Son cénotaphe (tombeau ne contenant pas le corps), porté par des aviateurs, est entré au Panthéon devant 8 000 spectateurs, selon le palais de l'Élysée, avant d'être installé dans un des caveaux de la crypte. 

La dépouille de l'artiste demeurera au cimetière marin de Monaco, non loin de la tombe de la princesse Grace qui l'avait soutenue dans les dernières années de sa vie.

Sous l'oeil attentif et ému de neuf de ses enfants, de nombreux politiques, artistes et citoyens, l'icône des années folles, née en 1906 aux Etats-Unis avant d'adopter la nationalité française, est devenue ainsi la sixième femme sur 80 personnages illustres à être accueillie dans cet édifice néo-classique au coeur de Paris, et dont le fronton proclame "Aux grands hommes, la patrie reconnaissante".

"Ma France, c'est Joséphine", a lancé le président français Emmanuel Macron, qui a salué une "héroïne de guerre, combattante, danseuse, chanteuse", une "noire défendant les noirs mais d'abord, une femme défendant le genre humain".

Son fils Brian Bouillon Baker a dit voir un "signe d'espoir et un message pour les jeunes générations". "J'espère que ses messages de tolérance et d'ouverture aux autres seront entendus par les Français", a renchéri Marianne Zinzer, l'une de ses filles. "Son Panthéon était: amour, compréhension et tolérance."

Sur la façade de l'édifice laïc, des images de sa vie ont été diffusées, sous des applaudissements nourris du public qui a entendu, une nouvelle fois, retentir la voix de l'artiste se présentant comme "une personne adoptée par la France". Et quand un journaliste de l'époque lui demande pourquoi avoir fait le choix de la Résistance contre l'occupation nazie, Mme Baker répond sobrement: "Pour défendre la personne", "la dignité humaine".

Son entrée au Panthéon intervient 46 ans après sa mort, le 12 avril 1975 à l'âge de 68 ans, trois jours après avoir fêté ses noces d'or sur la scène. Elle rejoint ainsi les "panthéonisés" français, pour la plupart hommes d'Etat, héros de guerre ou écrivains: Victor Hugo, Emile Zola, le résistant Jean Moulin, Marie Curie...

Le cénotaphe, couvert du drapeau français, restera toute la nuit dans la nef du Panthéon. Mercredi, au cours d'une cérémonie familiale, il sera installé dans le caveau 13 de la crypte, où se trouve déjà l'écrivain Maurice Genevoix.

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Infographie sur les événements majeurs et les personnalités marquantes des années folles, durant laquelle s'illustra Joséphine Baker. (Graphique, AFP)

Contre-espionnage 

Née dans la misère aux Etats-Unis, la jeune femme fuit la ségrégation et s'installe en France. Elle ravit le tout Paris en dansant le Charleston dans un déchaînement de batterie-jazz. 

La première chanson qu'elle interprète, "J'ai deux amours, mon pays et Paris", en 1930 au Casino de Paris, la consacre. 

Naturalisée française en 1937 à la faveur d'un mariage avec un industriel juif, la star met son talent musical à contribution dès les premiers mois du conflit pour divertir les soldats français sur le front. Et profite des réceptions auxquelles elle est conviée dans les ambassades et les pays étrangers pour recueillir du renseignement.

"C'est la France qui m'a faite ce que je suis, je lui garderai une reconnaissance éternelle", fait-elle valoir en acceptant de servir le contre-espionnage des Forces françaises libres. Elle transmet à Londres des rapports cachés à l'encre sympathique dans ses partitions, ce qui lui vaudra la médaille de la Résistance et la Croix de guerre.

Engagée en Afrique du Nord dans l'armée de l'Air, Joséphine Baker débarque à Marseille en octobre 1944. En mai 1945, elle se produira en Allemagne devant des déportés libérés des camps.

"Notre mère a servi le pays, elle est un exemple des valeurs républicaines et humanistes", mais "elle a toujours dit: +Moi je n'ai fait que ce qui était normal+", a expliqué l'AFP son fils aîné, Akio Bouillon. 

Toute le reste de sa vie, elle se bat contre les discriminations. Avec son quatrième époux, elle devient mère d'une "tribu arc-en-ciel" de 12 enfants adoptés aux quatre coins du monde, qu'elle élève dans son château en Dordogne (sud-ouest de la France).

En 1963, à Washington, elle s'exprima après Martin Luther King et son fameux "I have a dream". Cette marche pour les droits civiques des Noirs américains fut le "plus beau jour de sa vie", confiait la star.