Istanbul lance sa candidature pour accueillir les Jeux olympiques d'été de 2036

Cette photo présente une vue aérienne du stade olympique Atatürk, à Istanbul, en Turquie, le 30 mai 2020. (AP Photo)
Cette photo présente une vue aérienne du stade olympique Atatürk, à Istanbul, en Turquie, le 30 mai 2020. (AP Photo)
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Publié le Jeudi 15 juillet 2021

Istanbul lance sa candidature pour accueillir les Jeux olympiques d'été de 2036

  • La Turquie pourrait devenir le premier pays à majorité musulmane à accueillir cet événement sportif mondial
  • Istanbul sera en concurrence avec plusieurs villes d'Europe, du Moyen-Orient et d'Amérique du Sud, parmi lesquelles Londres et Ahmedabad, en Inde

ISTANBUL: Istanbul vient de proposer sa candidature pour accueillir les Jeux olympiques et paralympiques d'été de 2036.

Si elle était retenue, la Turquie deviendrait le premier pays à majorité musulmane à accueillir l'événement.

«Afin de garantir qu'Istanbul occupe la place qu'elle mérite sur la carte sportive mondiale, nous nous concentrons sur cet objectif principal», a déclaré mardi dernier le maire de la ville Ekrem Imamoglu – qui est un ancien joueur de football amateur – lors d'un point de presse.

«Nous avons fait part de notre détermination et, au nom d'Istanbul et du peuple turc, nous voulons accueillir les Jeux olympiques et paralympiques à Istanbul», a-t-il fait savoir.

C’est le même jour qu’Imamoglu a lancé la nouvelle vision sportive et le plan d'avenir d'Istanbul. Il a demandé à toutes les institutions concernées en Turquie d’unir leurs forces avec la municipalité. «Faisons en sorte que cela se produise!» a-t-il écrit sur Twitter.

Le maire se concentre désormais sur l'amélioration des transports et des infrastructures sportives de la ville. Il appelle le secteur privé et les grands clubs sportifs, tels que Fenerbahçe, Galatasaray et Besiktas, à coopérer avec lui.

Istanbul sera en concurrence avec plusieurs villes d'Europe, du Moyen-Orient et d'Amérique du Sud, parmi lesquelles Londres et Ahmedabad, en Inde, qui cherchent également à accueillir les Jeux.

Les Jeux olympiques de Tokyo 2020 se tiendront cette année du 23 juillet au 8 août. Ils accueilleront plus de cent athlètes turcs qui concourront dans dix-huit spécialités.

Cinquante athlètes femmes représenteront le pays: il s’agit du plus haut niveau de représentation féminine de Turquie depuis les Jeux de Londres en 2012.

Istanbul, ville de 16,5 millions d'habitants, compte huit stades, cinquante-deux installations sportives avec vingt-cinq piscines, quarante-deux salles de fitness, quarante-quatre courts de tennis, quarante et un terrains de football, une piste d'athlétisme et deux patinoires. Ces installations offrent aux enfants la possibilité de s'entraîner dans quinze disciplines différentes.

L'enquête Ipsos Global Advisor menée entre le 21 mai et le 4 juin auprès de plus de 19 000 adultes dans 28 pays révèle que les Turcs soutiennent les Jeux olympiques. 71% d’entre eux considèrent que la tenue des Jeux de Tokyo malgré la pandémie est pertinente.

«Les pays qui souhaitent accueillir les Jeux olympiques sont également tenus d’étendre leur potentiel aux Jeux paralympiques. Par conséquent, accueillir ces événements nécessite des infrastructures accessibles dans la ville hôte», déclare à Arab News Mert Yasar, avocat spécialisé dans le droit du sport.

La Turquie, qui compte environ 5 millions de citoyens handicapés, compte améliorer l'accessibilité pour ces personnes notamment grâce à l’augmentation du nombre d'ascenseurs et d'escaliers mécaniques dans les stations de métro, l’installation de rampes conformes aux normes mondiales, la garantie de l'accès aux fauteuils roulants dans tous les lieux et l’ajout de panneaux de signalisation.

«À l’heure actuelle, les personnes handicapées qui résident en ville rencontrent des difficultés lorsqu’ils utilisent les transports en commun car ces derniers ne sont toujours pas totalement adaptés aux personnes à mobilité réduite. Accueillir les Jeux olympiques apporterait un bénéfice inestimable: fournir à Istanbul une infrastructure moderne et durable pour les personnes handicapées, tout en cultivant le respect et la compréhension à leur égard à l'échelle nationale», souligne Yasar.

La garantie d’un environnement et de normes accessibles fait partie du contrat ville hôte du Comité international olympique (CIO).

Yasar souligne que l’organisation des Jeux olympiques peut s’avérer très onéreuse. Pékin a ainsi dépensé 45 milliards de dollars (1 dollar = 0,85 euro, NDLR) pour ses Jeux de 2008.

Cette charge financière est susceptible d’atténuer l’enthousiasme à l’idée d’accueillir cet événement. Cependant, selon Yasar, les villes sont impatientes d'accueillir les Jeux olympiques car ces derniers constituent une opportunité pour attirer tous les regards vers elles et révéler leur attrait culturel.

«Toutefois, si Istanbul veut mettre toutes les chances de son côté avec cette candidature, elle devrait s'engager dans des activités sociales afin de stimuler une culture populaire des Jeux olympiques. Les gens soutiennent l'organisation de cet événement, mais on devrait les inciter à acheter des billets et à y assister. Dans le cas contraire, il est à craindre que les Jeux olympiques pèsent sur l'économie urbaine, comme cela a été le cas au Japon pendant la pandémie», prévient-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.