L'Unesco demande à la Turquie un rapport sur Sainte-Sophie

Si le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco se déclare insatisfait de l'état de conservation d'un site inscrit sur sa liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, il peut l'inscrire sur la liste des sites du Patrimoine mondial en péril, où même simplement le retirer. (Photo, AFP)
Si le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco se déclare insatisfait de l'état de conservation d'un site inscrit sur sa liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, il peut l'inscrire sur la liste des sites du Patrimoine mondial en péril, où même simplement le retirer. (Photo, AFP)
Si le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco se déclare insatisfait de l'état de conservation d'un site inscrit sur sa liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, il peut l'inscrire sur la liste des sites du Patrimoine mondial en péril, où même simplement le retirer. (Photo, AFP)
Si le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco se déclare insatisfait de l'état de conservation d'un site inscrit sur sa liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, il peut l'inscrire sur la liste des sites du Patrimoine mondial en péril, où même simplement le retirer. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 24 juillet 2021

L'Unesco demande à la Turquie un rapport sur Sainte-Sophie

  • L’agence onusienne exprime sa «profonde préoccupation» sur les conséquences de la transformation en mosquée du célèbre édifice de l'époque byzantine
  • La décision prise en 2020 par Erdogan aurait servi à galvaniser l’électorat conservateur et nationaliste au moment où la Turquie souffrait d’une grave crise économique

ISTANBUL : Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a demandé vendredi à la Turquie de présenter d'ici 2022 un rapport sur l'état de conservation de la basilique Sainte-Sophie d'Istanbul, exprimant sa "profonde préoccupation" sur les conséquences de la transformation en mosquée de ce célèbre édifice de l'époque byzantine.

La transformation en mosquée le 10 juillet 2020 par les autorités turques de Sainte-Sophie, jusqu'alors un musée, avait déclenché une vague d'indignation internationale et aggravé les tensions entre la Turquie et la Grèce.

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Le Comité du patrimoine mondial demande à la Turquie de présenter d'ici le 1er février 2022 "un rapport à jour sur l'état de conservation" de l'édifice.

Il "regrette profondément l'absence de dialogue et d'information" sur la décision de la Turquie de changer le statut des musées de Saint-Sophie et de Saint-Sauveur-in-Chora, autre chef-d'oeuvre de l'architecture byzantine.

En août 2020, un décret présidentiel a ordonné la reconversion en mosquée de l'église Saint-Sauveur-in-Chora, aussi appelée église de la Chora, décorée notamment de fresques du XIVe siècle représentant le Jugement dernier.

Ces initiatives s'inscrivaient dans le cadre des efforts du président Recep Tayyip Erdogan pour galvaniser ses partisans les plus conservateurs et nationalistes au moment où la Turquie était confrontée à des difficultés économiques aggravées par la pandémie.

Le Comité a exprimé également "sa profonde préoccupation concernant l'impact potentiel que peuvent avoir les changements concernant ces composantes clé sur la valeur universelle remarquable des biens" et appelé la Turquie à s'impliquer dans une coopération internationale et le dialogue avant tout autre changement important.

Sainte-Sophie comme Saint-Sauveur-in-Chora sont situés dans les zones historiques d'Istanbul, inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco par l'agence de l'Onu.

Le Comité du patrimoine mondial est actuellement réuni en ligne sous la présidence depuis Fuzhou (Chine) de Tian Xuejun, vice-ministre chinois de l'Education et président de la Commission nationale chinoise pour l'Unesco pour sa session annuelle.

Si le Comité se déclare insatisfait de l'état de conservation d'un site inscrit sur sa liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, il peut l'inscrire sur la liste des sites du Patrimoine mondial en péril, où même simplement le retirer.


Les ambassades américaines au Moyen-Orient ferment alors que la guerre avec l’Iran s’intensifie

Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
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  • Des alertes de sécurité ont été émises à l’attention des citoyens américains, leur conseillant de quitter les lieux lorsque cela est possible

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’intensifie, les ambassades américaines à travers le Moyen-Orient sont passées en mode d’urgence, multipliant les alertes de sécurité, suspendant leurs services et appelant les ressortissants américains à prendre des précautions immédiates.

En Arabie saoudite, l’Ambassade des États-Unis à Riyad a fermé ses portes après que des drones iraniens ont frappé le complexe, provoquant des dégâts mineurs et un petit incendie. La mission a annulé tous les rendez-vous consulaires, qu’ils soient de routine ou d’urgence, et conseillé aux Américains à Riyad, Djeddah et Dhahran de rester confinés chez eux. Il leur a également été demandé d’éviter les abords de l’ambassade jusqu’à nouvel ordre.

Au Koweït, l’Ambassade des États-Unis à Koweït City a demandé à son personnel ainsi qu’aux citoyens américains présents dans le pays de rester à l’intérieur face à la menace persistante de missiles et de drones. L’ambassade a averti la population de ne pas s’approcher du complexe, de rester loin des fenêtres et de suivre les alertes officielles.

L’Ambassade des États-Unis à Bahreïn a également suspendu ses opérations normales. Les avis de sécurité invitent les personnes à se mettre à l’abri à l’intérieur et à faire preuve de vigilance, avertissant que des zones civiles pourraient être exposées au risque à mesure que les tensions régionales s’aggravent.

Au Qatar, qui abrite la grande base militaire américaine d’Al Udeid, l’Ambassade des États-Unis au Qatar a diffusé des consignes similaires, demandant aux Américains de rester confinés et de se préparer à d’éventuelles perturbations. L’alerte insiste sur la nécessité de demeurer dans des lieux sécurisés et de disposer de provisions essentielles.

En Jordanie, l’Ambassade des États-Unis en Jordanie a averti que des missiles, roquettes ou drones pourraient pénétrer l’espace aérien jordanien à mesure que le conflit évolue. Les citoyens américains ont été encouragés à rester vigilants et prêts à se mettre à l’abri en cas de sirènes ou d’alertes officielles.

En Israël, où les hostilités sont directement liées à la confrontation plus large avec l’Iran, l’Ambassade des États-Unis en Israël a recommandé aux Américains de revoir leurs plans de sécurité personnels. Elle a indiqué que sa capacité à faciliter les départs pourrait être limitée dans les conditions actuelles et a exhorté les citoyens à suivre attentivement les directives officielles.

Au-delà des alertes nationales, le Département d’État des États-Unis a élargi ses avis régionaux, appelant les Américains présents dans plusieurs pays du Moyen-Orient à envisager un départ en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com