Une membre du comité politique jordanien démissionne après des commentaires sur l'Aïd Al-Adha

Un membre du Comité royal jordanien pour moderniser le système politique, Wafa Al-Kharda, démissionne sous la pression publique. (Fourni)
Un membre du Comité royal jordanien pour moderniser le système politique, Wafa Al-Kharda, démissionne sous la pression publique. (Fourni)
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Publié le Samedi 24 juillet 2021

Une membre du comité politique jordanien démissionne après des commentaires sur l'Aïd Al-Adha

  • Al-Khadra, professeur d'anglais à l'Université américaine de Madaba, a remis vendredi sa démission du comité
  • Elle critique ce qu'elle décrit comme «l'abattage injustifié de moutons» pendant l'Aïd Al-Adha

AMMAN : Un membre du Comité royal jordanien pour la modernisation du système politique, Wafa Al-Kharda, a démissionné sous la pression publique à la suite de déclarations sur les sacrifices de l'Aïd Al-Adha jugées anti-islamiques.

Al-Khadra, professeur d'anglais à l'Université américaine de Madaba, a remis vendredi sa démission du comité, formé par le roi de Jordanie Abdallah II le 10 juin pour réformer le système politique du royaume.

Dans un commentaire publié sur son compte Facebook, Al-Khadra critique ce qu'elle décrit comme l'abattage injustifié de moutons pendant l'Aïd Al-Adha, affirmant que le rituel annuel n'a rien à voir avec l'islam.

Dans son commentaire, qu'elle a par la suite supprimé, Al-Khadra écrit : « l’abattage de moutons en guise d’Udhiyah (sacrifice) est injustifié et n'a rien à voir avec l'Islam… le rituel est inhumain et manque de pitié. »

Elle affirme également que la pratique va à l'encontre des concepts modernes d'équilibre environnemental et écosystémique.

Les commentaires d'Al-Khadra ont suscité le mécontentement du public. De nombreuses personnes se sont tournées vers les médias sociaux pour exiger sa démission du comité.

Le département de l'Ifta a publié un communiqué, dénonçant les propos d'Al-Khadra sur le sacrifice de l'Aïd Al-Adha mais sans mentionner son nom.

Le secrétaire général du département, Ahmed Hassanat, déclare : « Le but de toute création animale ou autre est d’être au service de l'homme. »

Un groupe de généraux de l'armée à la retraite, se faisant appeler l'Assemblée des Frères d'armes, a demandé le renvoi d'Al-Khadra du comité, arguant que ses propos trahissent « la haine des constantes religieuses du pays ».

Al-Khadra a publié jeudi une déclaration dans laquelle elle a déclaré que ses remarques avaient été sorties de leur contexte et qu'elle ne voulait pas dire ce qui avait été "mal interprété".

Elle a également dit qu'elle respecte le rituel Udhiyah en tant que partie intégrante de l'Islam.

Le chef du comité, Samir Rifai, a appelé tous les membres à adhérer au code d'éthique auquel ils ont souscrit et à ne pas s'engager dans des questions controversées.

Dans une lettre envoyée à tous les membres, Rifai, un ancien Premier ministre, a également appelé au respect de l'establishment et des normes religieuses en Jordanie.

Le porte-parole du comité, Muhannad Mubeidin, indique à la chaîne gouvernementale Al-Mamlakah TV que Rifai a renvoyé la démission d'Al-Khadra au roi Abdallah, qui l'avait acceptée.

Le 26 juin, un autre membre du comité, Oraib Rentawi, a également démissionné à la suite de l'indignation suscitée par une déclaration qu'il a faite sur la bataille d'Al-Karama en 1968 entre la Jordanie et Israël.

Dans un article d'opinion dans le journal Ad-Dustour, Rentawi affirme que le conflit était entre la résistance palestinienne, sous la direction de feu le leader Yasser Arafat, et Israël.

La Jordanie célèbre la bataille d'Al-Karama le 21 mars comme la première victoire arabe contre Israël par les forces armées jordaniennes sous feu le roi Hussein.

Les remarques de Rentawi ont provoqué la colère du public, en particulier celle d'anciens militaires impliqués dans la bataille.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
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  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)