La demande des Houthis d’un accord avant de permettre l'accès au pétrolier qui se décompose est «décevante», selon une source de l’ONU

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Publié le Lundi 26 juillet 2021

La demande des Houthis d’un accord avant de permettre l'accès au pétrolier qui se décompose est «décevante», selon une source de l’ONU

  • Haq: «La demande des Houthis d’un accord à l'avance pour effectuer une légère maintenance est le grand point de désaccord»
  • Haq a déclaré aux journalistes à New York que le «Safer était très dangereux et qu’il n’était pas possible de donner des garanties avant de vérifier les conditions à bord»

LONDRES: L'ONU a qualifié lundi de «décevante» une nouvelle demande des Houthis d’un accord préalable avant d'autoriser l'accès au pétrolier en décomposition Safer pour une maintenance légère.

Le FSO Safer est amarré en mer Rouge au large des côtes du Yémen, près du terminal pétrolier de Ras Isa, depuis plus de cinq ans.

«La demande des Houthis d’un accord à l'avance pour effectuer une légère maintenance est le grand point de désaccord. Ils veulent aussi que les actions de maintenance légère soient mentionnées dans le plan de mission de novembre 2020», a déclaré à Arab News Antonio Guterres, un porte-parole du secrétaire général de l'ONU.

«Nous continuons à négocier… Nous ne pouvons pas fournir ces garanties en raison du manque de sécurité à bord du navire… S’il est sûr, nous sommes certainement prêts à effectuer des activités de maintenance légère. Premièrement, nous devons nous assurer qu’il est sûr», a déclaré le porte-parole de l'ONU Farhan Haq.

Haq a déclaré aux journalistes à New York que le «Safer était très dangereux et qu’il n’était pas possible de donner des garanties avant de vérifier les conditions à bord».

«C'est pourquoi l'accord de novembre 2020 (entre l'ONU et les Houthis) conditionne explicitement les activités de maintenance légère au niveau de sécurité que nous trouvons à bord», a-t-il expliqué.

L'ONU reste désireuse d'aider, mais une évaluation de la sécurité est nécessaire pour effectuer «une maintenance légère qui, nous l'espérons, permettra de gagner plus de temps pour une solution à plus long terme», a ajouté Haq.

«Nous restons également ouverts à toute autre solution sûre et rapide au problème», a-t-il affirmé.

La structure, les équipements et les systèmes de fonctionnement du navire se détériorent, au risque de provoquer une fuite ou de voir le pétrolier exploser ou prendre feu.

Avec 48 millions de gallons de pétrole à bord du navire, l'ONU prévient qu'une fuite potentielle serait quatre fois plus importante que la catastrophe de l'Exxon Valdez en 1989 au large des côtes de l'Alaska, considérée comme la pire marée noire au monde en termes de dommages environnementaux.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.