L'Italie craint que la crise tunisienne ne génère de nouvelles vagues de migrants

L'Italie a récemment exercé une pression politique sur la Tunisie après l'arrivée d'une vague récente de migrants sur ses côtes et ses îles méridionales. (Reuters/Photo d'archives)
L'Italie a récemment exercé une pression politique sur la Tunisie après l'arrivée d'une vague récente de migrants sur ses côtes et ses îles méridionales. (Reuters/Photo d'archives)
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Publié le Mercredi 28 juillet 2021

L'Italie craint que la crise tunisienne ne génère de nouvelles vagues de migrants

  • Le calme de la mer pourrait inciter jusqu'à 15 000 migrants à se diriger vers les côtes italiennes
  • Le ministre italien des Affaires étrangères appelle l'UE à renforcer sa coopération avec la Tunisie

ROME: Les autorités italiennes craignent que les troubles politiques en cours en Tunisie n'entraînent une augmentation drastique du nombre de migrants en provenance de Tunisie, dont le nombre pourrait atteindre 15 000.

Malgré de mauvaises conditions météorologiques, près de 200 personnes sont arrivées hier dans des canots pneumatiques et de petits bateaux, des côtes tunisiennes à Lampedusa, la toute petite île italienne de la Méditerranée. Conçu pour accueillir seulement cent personnes, le centre de rétention de Lampedusa connu sous le nom de «hotspot» (zone sensible) s’est retrouvé une nouvelle fois sous pression.

La situation pourrait passer dans les prochains jours de tendue à intolérable. En effet, les prévisions météorologiques annoncent des mers calmes, ce qui pourrait inciter considérablement les migrants à quitter la Tunisie pour les côtes italiennes.

«Nous sommes sérieusement préoccupés par cette situation», a déclaré à Arab News l'amiral Giovanni Pettorino, à la tête des garde-côtes italiens.

«Notre mission première est de sauver des vies en mer. Au cours des dix dernières années, 900 000 personnes ont traversé la Méditerranée, et nous avons toujours tout mis en œuvre pour les sauver. Nous continuerons de le faire, mais les solutions à la question des flux migratoires doivent être trouvées sur terre et non en mer. Chaque fois qu'un bateau bondé de gens quitte les côtes d'Afrique du Nord, c'est une défaite pour tout le monde. La solution doit aller au-delà du sauvetage», a-t-il ajouté.

Une source au ministère italien de l'Intérieur estime que «les troubles politiques pourraient exacerber la crise économique en Tunisie, qui est déjà grave en raison de l'impact de la pandémie».

La même source a ajouté: «Si la Tunisie est confrontée à des troubles sociaux, à des manifestations, voire une guerre civile ou une nouvelle dictature comme on peut s'y attendre –, l'impact se fera immédiatement sentir à Lampedusa, avec une augmentation des arrivées par voie maritime.»

Depuis le début de l'année, 5 805 Tunisiens sont arrivés en Italie. Les services de renseignement italiens ont déclaré à Arab News qu'ils estimaient que plus de 15 000 Tunisiens pourraient chercher à atteindre l'Italie d'ici la fin de l'année si la situation dans le pays ne s'améliorait pas.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, a immédiatement appelé la Commission européenne à l'aide et demandé une coopération accrue avec la Tunisie pour résoudre la crise économique locale et décourager le départ des migrants. Le gouvernement s'inquiète également pour la communauté italienne en Tunisie qui compte 3 537 ressortissants.

«Dans cette contexte, nous ne pouvons qu’exprimer notre grande inquiétude face à ce qui se passe actuellement en Tunisie. Nous estimons que la solution à la crise est la démocratie», a déclaré Di Maio.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite fournit plus de 142 milliards de dollars d’aide à 173 pays

Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
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  • Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient considérablement intensifiés

LONDRES : Le Dr Abdullah Al-Rabeeah, directeur général de KSrelief, a souligné le rôle de premier plan joué par l'Arabie saoudite dans l'action humanitaire mondiale.

Lors d’une conférence sur l’humanité en médecine au Zayed Centre for Research into Rare Disease in Children, au Great Ormond Street Hospital de Londres, Al-Rabeeah a indiqué que le Royaume avait réalisé 8 406 projets humanitaires, de secours, de développement et caritatifs, pour une valeur de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays.

Cela le classe au premier rang du monde arabe et en fait l’un des principaux donateurs au niveau international.

Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient fortement développés.

Depuis sa création en 2015, KSrelief a à lui seul mis en œuvre 3 881 projets d’une valeur de plus de 8,25 milliards de dollars dans 109 pays, couvrant des secteurs clés tels que la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation et l’eau.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les forces israéliennes tuent 13 personnes lors d'une opération dans le sud de la Syrie

Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
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  • Des troupes israéliennes ont arrêté des membres présumés de ce que l’armée a appelé l’organisation Jemaah islamique lors d’une opération nocturne dans le village syrien de Beit Jinn
  • Au moins 10 personnes auraient été tuées lors du raid, selon la télévision d’État syrienne.

DUBAÏ : Au moins 13 personnes ont été tuées et 24 blessées par les forces israéliennes lors d’un raid nocturne sur le village de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, selon l’agence syrienne SANA.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné l’opération comme un « crime de guerre » et accusé Israël de vouloir « enflammer la région ».

« Nous dormions quand nous avons été réveillés à trois heures du matin par des tirs », a raconté le blessé Iyad Taher à l’AFP depuis l’hôpital Al-Mouwassat à Damas.

« Nous sommes sortis pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’armée israélienne dans le village, des soldats et des chars. Puis ils se sont retirés, l’aviation est arrivée et les obus ont commencé à tomber. J’ai été touché au cou par des éclats. »

Un responsable local a indiqué à l’AFP que les forces israéliennes avaient fait irruption dans le village pour capturer trois hommes, déclenchant des affrontements.

« Après les affrontements, les forces d’occupation israéliennes ont bombardé la zone à l’artillerie et aux drones », a déclaré le responsable du village, Abdul Rahman Al-Hamrawi.

À l’hôpital, Ahmad Kamal a raconté à l’AFP que lui et d’autres « avaient ouvert le feu sur la patrouille israélienne pour se défendre et les empêcher de nous emmener. Mon frère a été tué et j’ai été blessé. »

Les troupes israéliennes affirment avoir arrêté des membres présumés de la Jamaa Islamiya, groupe basé au Liban et allié au Hamas palestinien, lors de l’opération nocturne.

Selon l’armée israélienne, les soldats ont essuyé des tirs et ont riposté avec un soutien aérien, faisant six blessés dans leurs rangs.

L’armée affirme que toutes les cibles recherchées ont été arrêtées et que plusieurs combattants ont été tués, ajoutant que des troupes restent déployées dans la zone.

Israël a mené de nombreuses frappes en Syrie en 2025, visant des secteurs autour de Damas et dans le sud du pays, affirmant vouloir contrer des menaces et protéger la communauté druze proche de la frontière.

Israël dit agir contre des groupes qu’il considère comme hostiles, tandis que les autorités syriennes affirment que les frappes ont tué des soldats.

Depuis la chute du président syrien Bachar Al-Assad en décembre 2024 et l’arrivée d’un nouveau leadership à Damas, Israël a mené des centaines de frappes en Syrie.

Israël a également envoyé des troupes dans la zone tampon patrouillée par l’ONU, qui sépare les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan depuis 1974.

Israël occupe le Golan syrien depuis 1967 et l’a annexé en 1981, une décision non reconnue par la communauté internationale.

Dans une résolution adoptée le 6 novembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a réaffirmé son ferme soutien à la « souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité nationale » de la Syrie.

Au cours de l’été, des contacts de haut niveau ont eu lieu entre responsables israéliens et syriens, avec l’aide de Paris et Washington.

L'envoyée spéciale adjointe de l’ONU pour la Syrie, Najat Rochdi, a condamné l’attaque israélienne, la qualifiant de « violation grave et inacceptable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le métro de Riyad bat le record Guinness du plus long réseau sans conducteur

Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
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  • Le métro de Riyad comprend six lignes intégrées et 85 stations, et intègre des technologies de pointe
  • Le système de transports publics de Riyad, incluant le métro et les bus, soutient le trafic, l’économie, le développement urbain et la vie sociale de la ville

LONDRES : Le Guinness World Records a officiellement certifié le métro de Riyad comme le plus long réseau de métro sans conducteur au monde, avec 176 kilomètres, mettant en lumière les avancées rapides de l’Arabie saoudite dans le domaine des transports modernes.

Le métro de Riyad constitue un élément essentiel de l’initiative de transport public dans la capitale saoudienne. Il comporte six lignes intégrées, 85 stations, et fait appel à des technologies de pointe.

Le système fonctionne selon un modèle automatisé sans conducteur, géré par des salles de contrôle avancées garantissant des niveaux élevés de précision, de sécurité et de qualité, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

L'ouvrage de référence annuel indique que le métro de Riyad a été « conçu pour améliorer la mobilité urbaine, réduire les embouteillages et promouvoir la durabilité grâce à des solutions de transport respectueuses de l'environnement ».

Le réseau de transports publics de Riyad, incluant métro et bus, soutient le trafic de la ville, son économie, son développement urbain et sa vie sociale.

Cette réalisation met en avant les efforts de la Commission royale pour la ville de Riyad visant à adopter des concepts de transport urbain innovants et durables, démontrant son engagement en faveur d’infrastructures modernes qui améliorent la qualité de vie et soutiennent la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, ajoute la SPA.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com