Le gouvernement pressé de prolonger les aides aux entreprises

Imposé depuis mercredi dernier dans les lieux de culture, le passe sanitaire a déjà fait plonger la fréquentation des cinémas et des parcs de loisirs. (Photo, AFP)
Imposé depuis mercredi dernier dans les lieux de culture, le passe sanitaire a déjà fait plonger la fréquentation des cinémas et des parcs de loisirs. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 27 juillet 2021

Le gouvernement pressé de prolonger les aides aux entreprises

  • Les entrées ont chuté de 70% entre mardi et mercredi dans les salles obscures, selon les professionnels, qui ont évoqué «une catastrophe industrielle»
  • Le comité souligne d'ailleurs que plusieurs pays européens ont prolongé leurs aides jusqu'à la fin de l'année

PARIS: L'instauration du passe sanitaire ressuscite les craintes des entreprises quant à la reprise de leur activité, et certaines demandent déjà au gouvernement de ne pas supprimer les aides d'urgence à la fin du mois d'août comme il l'a prévu.


Imposé depuis mercredi dernier dans les lieux de culture, le passe sanitaire a déjà fait plonger la fréquentation des cinémas et des parcs de loisirs.


Les entrées ont chuté de 70% entre mardi et mercredi dans les salles obscures, selon les professionnels, qui ont évoqué "une catastrophe industrielle", appelant l’État à augmenter le niveau d'aide, notamment la prise en charge de l'activité partielle, réduite depuis juin


Lundi, le président du syndicat national des espaces de loisirs, d'attractions et culturels (Snelac) Arnaud Bennet, évoquait lui une chute d'activité de 20 à 70% selon les parcs, qui risquait de "massacrer" les entreprises.


Début août, une fois la loi sur la gestion de la crise sanitaire validée par le Conseil constitutionnel, le passe sanitaire sera aussi obligatoire dans d'autres établissements recevant du public, comme les restaurants et les cafés. 


Dès l'annonce de cette mesure par Emmanuel Macron mi-juillet, le principal syndicat de l'hôtellerie restauration, l'Umih, avait insisté sur la nécessité de voir les aides au secteur "maintenues et proportionnelles à la perte d'activité qui pourrait découler de ces mesures".


Avec la levée des restrictions à la mi-mai, le gouvernement a décidé de supprimer progressivement puis d'arrêter fin août la plupart des soutiens d'urgence mis en place depuis le début de la crise sanitaire, comme le fonds de solidarité et l'activité partielle.


Une manière de sortir du "quoi qu'il en coûte", alors que l'activité économique reprend, même si ce retrait progressif a conduit le gouvernement à remettre plus de 15 milliards d'euros dans les enveloppes dédiées aux aides d'urgence dans son budget rectificatif adopté début juillet.


Bruno Le Maire défendait alors au Parlement un texte "de transition entre protection maximale (...) et le retour à la normale", qui signifiera "la fin du +quoi qu'il en coûte+".

Rendez-vous à Bercy fin août 
Mardi, le comité de suivi et d’évaluation des mesures de soutien aux entreprises face à la crise du Covid-19, a toutefois appelé le gouvernement à la vigilance, estimant qu'un maintien des aides pourrait s'avérer nécessaire.


Du fait de "l'incertitude" économique engendrée par la propagation du variant delta, "le comité attire l'attention sur le fait de bien doser la sortie des dispositifs", a déclaré à la presse son président Benoit Cœuré, en présentant son rapport final.


"Cette logique incitative est absolument justifiée dans une perspective de reprise rapide, mais l'incertitude est là et si cette reprise ne se manifestait pas ou si elle était moins forte que prévu, il faut pouvoir moduler le rythme de sortie des dispositifs", a-t-il insisté.


Le comité souligne d'ailleurs que plusieurs pays européens ont prolongé leurs aides jusqu'à la fin de l'année.


Lors du débat au Parlement sur la loi de gestion de la crise sanitaire, des sénateurs ont d'ores et déjà demandé que la perte d'affluence et d'activité liée au passe sanitaire soit compensée par l’État.


A Bercy on renvoie à fin août, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire ayant prévu depuis fin mai de faire un point à ce moment-là sur la situation de l'économie et des entreprises, restant ouvert au maintien de certaines aides.


Ce rendez-vous permettra notamment d'"avoir un peu de recul sur la mise en place du passe sanitaire", justifie-t-on à Bercy.


Le ministre recevra tout de même mercredi les représentants des exploitants de salles de cinéma, avec la ministre de la Culture Roselyne Bachelot.


Mardi, à l'issue d'un conseil interministériel du tourisme, le secrétaire d’État chargé du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a toutefois affirmé que face à la nouvelle vague de l'épidémie, le gouvernement allait considérer une adaptation des aides.


"Qui dit quatrième vague dit conséquences économiques, qui dit conséquences économiques dit dispositifs (d'aide) à ajuster, à travailler ou à prolonger, lors d'un travail qui va commencer sous l'égide de Matignon", a-t-il déclaré.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".