Israël prévoit 16.000 permis de travail supplémentaires pour des Palestiniens

Un palestinien portant un keffieh, étoffe palestinienne traditionnelle, sur un chantier de travail. Derrière lui une peinture murale de la mosquée el-Aqsa à Jérusalem. Photo AFP/Archives
Un palestinien portant un keffieh, étoffe palestinienne traditionnelle, sur un chantier de travail. Derrière lui une peinture murale de la mosquée el-Aqsa à Jérusalem. Photo AFP/Archives
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Publié le Mercredi 28 juillet 2021

Israël prévoit 16.000 permis de travail supplémentaires pour des Palestiniens

  • Cette annonce fait suite à des discussions entre le ministre de la Défense, Benny Gantz, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas
  • Avec cette hausse, 106.000 Palestiniens au total auront le droit de travailler en Israël, et 30.000 autres dans les colonies en Cisjordanie

TEL-AVIV : Israël prévoit de délivrer 16.000 permis de travail supplémentaires à des Palestiniens travaillant dans le secteur hôtelier et de la construction, ont déclaré mercredi plusieurs sources concordantes.

"Israël a l'intention d'ajouter 15.000 travailleurs au quota des Palestiniens résidant en Judée-Samarie (nom donné par Israël à la Cisjordanie occupée, NDLR) et travaillant dans le secteur de la construction", a annoncé dans un communiqué le Cogat, un organe militaire coordonnant les activités israéliennes dans les Territoires palestiniens.

Mille permis de travail supplémentaires seront octroyés à des Palestiniens travaillant dans des hôtels israéliens, a-t-il précisé. Cette annonce fait suite à des discussions entre le ministre de la Défense, Benny Gantz, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Le gouvernement doit entériner cette décision début août, a indiqué à l'AFP un responsable sécuritaire, ajoutant: "Nous voulons la mettre en oeuvre aussi vite que possible. C'est dans l'intérêt des deux parties", israélienne comme palestinienne.

Avec cette hausse, 106.000 Palestiniens au total auront le droit de travailler en Israël, et 30.000 autres dans les colonies en Cisjordanie, a précisé cette source, sous couvert d'anonymat.

A la tête du Cogat, le général Rassan Alian a estimé que l'augmentation du nombre de permis "renforcerait les économies israéliennes et palestiniennes et contribuerait largement à la stabilité et la sécurité de la zone de Judée-Samarie".

Les Palestiniens vivant en Cisjordanie optent souvent pour des emplois en Israël ou dans des colonies en raison d'un meilleur salaire, bien qu'ils décrient le fait d'être moins bien payés que leurs collègues israéliens et de ne pas bénéficier des mêmes protections.

Aucun Palestinien vivant dans la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007 après l'arrivée au pouvoir du mouvement armé Hamas, ne recevra de permis de travail malgré la hausse, selon la source sécuritaire contactée par l'AFP.

Avant la pandémie de Covid-19, près de 7.000 Gazaouis -- sur les deux millions d'habitants de l'enclave -- étaient autorisés à venir travailler en Israël. Leurs permis ont été suspendus en raison du virus.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.