Pegasus: Israël assure à la France prendre l'affaire «au sérieux»

La ministre des Armées, qui a reçu Benny Gantz en fin d'après-midi à Paris, n'a pas fait de déclaration à l'issue de la rencontre. (Photo, AFP)
La ministre des Armées, qui a reçu Benny Gantz en fin d'après-midi à Paris, n'a pas fait de déclaration à l'issue de la rencontre. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 juillet 2021

Pegasus: Israël assure à la France prendre l'affaire «au sérieux»

  • Pegasus, qui permet d'infiltrer des systèmes informatiques, est au cœur d'un scandale mondial d'espionnage révélé à la mi-juillet par 17 médias
  • Le Parlement israélien a mis en place une commission pour enquêter sur les allégations d'utilisation de Pegasus à «mauvais escient» par certains États

PARIS: Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a assuré mercredi son homologue française Florence Parly que son pays prenait "au sérieux" les allégations d'espionnage concernant le logiciel israélien Pegasus, soupçonné d'avoir aussi été utilisé contre le président Emmanuel Macron.

Benny Gantz a "abordé le sujet NSO (société de cybersécutité israélienne conceptrice de Pegasus) et déclaré qu'Israël prenait les allégations au sérieux", a relevé le ministère israélien de la Défense dans un communiqué.

"Il a souligné que l'État d'Israël ne donnait des autorisations d'exportation de produits cyber qu'à des États et seulement pour lutter contre le terrorisme et le crime", a ajouté le ministère.

La ministre des Armées, qui a reçu Benny Gantz en fin d'après-midi à Paris, n'a pas fait de déclaration à l'issue de la rencontre.

Elle avait toutefois laissé entendre mardi qu'elle saisirait l'occasion de cet entretien bilatéral, prévu de longue date, pour savoir "quelle connaissance le gouvernement israélien avait des activités des clients de NSO" et quels dispositifs étaient en place afin de "prévenir un détournement de ces outils hautement intrusifs".

Pegasus, qui permet d'infiltrer des systèmes informatiques, est au cœur d'un scandale mondial d'espionnage révélé à la mi-juillet par 17 médias.

Il aurait permis d'espionner les numéros d'au moins 180 journalistes, 85 militants des droits humains ou encore de 14 chefs d'État dont le président français Emmanuel Macron - ce que NSO réfute.

Selon les médias français Le Monde et Radio France, des numéros d'Emmanuel Macron ainsi que ceux de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe et de 14 membres du gouvernement, dont le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, figuraient "dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l'État marocain, utilisateur de Pegasus, pour un potentiel piratage".

"Si ces faits sont avérés (..) nous en tirerons toutes les conséquences, mais d'abord il faut qu'il soit prouvé qu'ils sont avérés", a relevé le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, à l'issue du Conseil des ministres, en soulignant que des "vérifications" étaient en cours.

Régulièrement accusé de faire le jeu de régimes autoritaires, NSO assure que son logiciel Pegasus sert uniquement à obtenir des renseignements sur des réseaux criminels ou terroristes.

Le Parlement israélien a mis en place une commission pour enquêter sur les allégations d'utilisation de Pegasus à "mauvais escient" par certains États pour espionner des personnalités.

Benny Gantz a informé Mme Parly que des "représentants officiels s'étaient rendus mercredi dans les bureaux de NSO", a indiqué le ministère israélien de la Défense, sans plus de précisions.

Le ministre israélien a également fait le point avec son homologue sur le nucléaire iranien et sur la "menace" régionale que représente l'Iran aux yeux d'Israël. Il s'est également entretenu avec le patron du renseignement extérieur français (DGSE), Bernard Emié.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.