Un an après l’explosion, le patrimoine de Beyrouth toujours en péril

Selon la Direction générale des antiquités, pas moins de quatre-vingts bâtiments menaçaient de s’effondrer au lendemain de l’explosion. (Photocollage Arab News en français).
Selon la Direction générale des antiquités, pas moins de quatre-vingts bâtiments menaçaient de s’effondrer au lendemain de l’explosion. (Photocollage Arab News en français).
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Publié le Mercredi 04 août 2021

Un an après l’explosion, le patrimoine de Beyrouth toujours en péril

  • Un an après le drame du port du 4 août 2020, les habitants peinent à reconstruire le patrimoine détruit et de nombreux édifices historiques datant de l’époque ottomane ou bâtis entre 1930 et 1970 restent inhabitables
  • «Une aide financière internationale d’urgence pour soutenir ce secteur est impérative ainsi que le vote de la loi sur la protection du patrimoine qui dort dans les tiroirs du Parlement depuis quatre ans déjà»

BEYROUTH: Debout sur son balcon, Eddy Bitar, fondateur de l’association Live Love Beirut fait les cent pas. C’est là, dans cette maison patrimoniale construite au début du XXe siècle, qu’il était assis le 4 août 2020 à 18 h 07. Son frère, présent également sur les lieux, y a été grièvement blessé. Des heures durant, il l’a accompagné d’un hôpital à l’autre. «Et ce n’est que tard dans la soirée qu’il a été pris en charge, frôlant la mort», explique-t-il. Il rentre chez lui le lendemain de l’explosion pour découvrir une maison totalement en ruine. «Quelques secondes ont suffi pour provoquer plus de dégâts matériels qu’une décennie de guerre», déplore-t-il.

Cet immeuble familial, typiquement beyrouthin avec ses murs de pierre sableuse, aux façades rouges, situé à 500 m du port de Beyrouth, a été fortement touché par l’explosion des 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. Aujourd’hui, un an plus tard, il n’a toujours pas été réhabilité. «Avec l’association Live Love Beirut, nous avons sécurisé l’immeuble afin de protéger les passants et posé une bâche sur l’une des façades complètement soufflée par l’explosion», raconte-t-il.

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Cet immeuble familial, typiquement beyrouthin avec ses murs de pierre sableuse, aux façades rouges, situé à 500 m du port de Beyrouth, a été fortement touché par l’explosion des 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. Photo Dia Mrad

«Nous avons réhabilité de nombreux édifices patrimoniaux mais les fonds importants comme ceux requis pour la réhabilitation de cet immeuble, peinent à arriver. Par ailleurs, par éthique personnelle en tant que responsable d’une des principales associations actives sur le terrain notamment dans la reconstruction, je ne veux pas privilégier mon habitation», précise Eddy Bitar.

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«Nous avons réhabilité de nombreux édifices patrimoniaux mais les fonds importants comme ceux requis pour la réhabilitation de cet immeuble, peinent à arriver», précise Eddy Bitar.

Ses parents et lui-même ne sont toujours pas rentrés chez eux. Une situation difficile à vivre. «Je suis né dans cette maison», explique-t-il. «Ces murs, ce sont mes racines, mon identité.»

Le drame meurtrier du 4 août 2020 n'a pas épargné ce qui restait du passé glorieux de la capitale libanaise. Plus de 650 bâtiments historiques ont été endommagés: certains datant de la période ottomane, d’autres faisant partie du patrimoine moderne de la ville (1930-1970).

Selon la Direction générale des antiquités, pas moins de quatre-vingts bâtiments menaçaient de s’effondrer au lendemain de l’explosion.

C’est dans ce contexte que de nombreuses initiatives ont vu le jour au lendemain de l’explosion dont la Beirut Heritage Initiative (BHI), un collectif indépendant et inclusif lancé par des experts, des architectes et des défenseurs du patrimoine en faveur de la restauration du patrimoine bâti et culturel de Beyrouth. L’initiative a pour but de fédérer les compétences et l’engagement de tous les acteurs concernés au sein d’une action unifiée, performante et transparente afin de sauver le patrimoine architectural, matériel et immatériel de Beyrouth tout en s’inscrivant dans l’opération de reconstruction globale de la capitale. C’est la première fois qu’une initiative de cette ampleur est mise en place puisqu’elle regroupe les grands acteurs de ce secteur ainsi que des représentants de l’ordre des avocats et de l’ordre des ingénieurs et architectes. Dans ce contexte, le collectif met en place une stratégie en plusieurs temps.

«Nous avons établi notre stratégie en partant de l’urgence à consolider les bâtiments à caractère patrimonial suivie d’un plan d’action à moyen et long terme pour la reconstruction et la préservation du patrimoine tangible et intangible», déclare Fadlallah Dagher, architecte et cofondateur de l’initiative. «La première phase a consisté en l’étayage des structures et la protection des bâtiments notamment des toitures – réhabilitation des tuiles ou couverture totale avec du tarpaulin – ainsi que consolidation technique de certaines façades menacées d’écroulement. Il fallait rapidement mettre à l’abri les édifices les plus gravement affectés avant les premières pluies», explique l’architecte qui depuis plus de vingt ans se bat pour protéger le patrimoine de la capitale.

«Nous avons également réussi à restaurer certaines façades lors de la phase une», ajoute-t-il. «Et aujourd’hui, un an plus tard, nous sommes dans l’étape de réhabilitation totale de bâtiments. C’est une phase complexe parce que même si les travaux d’urgence ont été financés par des institutions internationales telles que l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine (Aliph) ou par des donations locales et la diaspora, désormais la situation est différente car dans cette phase, de gros moyens financiers et techniques sont requis.»

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Selon la Direction générale des antiquités, pas moins de quatre-vingts bâtiments menaçaient de s’effondrer au lendemain de l’explosion. Photo Dia Mrad.

 

Un financement difficile

Des moyens financiers qui peinent à se mettre en place pour le patrimoine de Beyrouth, la priorité des mécènes locaux et internationaux s’étant essentiellement focalisée sur les bâtiments modernes, plus faciles à restaurer, moins coûteux et surtout accueillant un plus grand nombre d’habitants. «Nous comprenons la priorité établie par certaines organisations de la diaspora libanaise – qui, en l’absence de l’aide gouvernementale et internationale dans le secteur de la reconstruction, ont largement soutenu le processus de reconstruction d’urgence. Un immeuble patrimonial du fait des matériaux requis pour sa réhabilitation, la plupart importés tels que les tuiles, la chaux et le bois coûte nettement plus cher qu’un bâtiment construit avec des matériaux dits “modernes”.»

La main-d’œuvre également doit être spécialisée, ce qui rend la tâche d’autant plus difficile. Par ailleurs les bâtiments patrimoniaux accueillent en général peu d’habitants contrairement aux constructions modernes, qui ont un moindre coût», précise Youmna Ziade, représentant la Fondation nationale du patrimoine et qui en gère le volet financier au sein de l’initiative. «L’autre défi à relever est également relatif au nombre et à l’état de ces édifices. La zone la plus touchée étant celle où se trouve le plus grand nombre de bâtiments patrimoniaux, ces derniers ont été particulièrement endommagés. Ce qui a également un impact sur le coût de la réhabilitation», ajoute-t-elle.

«Nous faisons appel aux associations et donateurs internationaux afin de secourir ce qui reste du patrimoine beyrouthin mais nos efforts s’annoncent longs et laborieux, l’aide financière restant trop lente à arriver», précise-t-elle. «Nous tentons donc de maximiser l’impact de chaque donation, et nos actions s’accompagnent donc d’une stratégie de maîtrise des coûts et d’optimisation des ressources.»

La direction des Antiquités a évalué le coût de la remise en état du parc du patrimoine à 300 millions de dollars (1 dollar = 0,84 euro), hors patrimoine moderne. Aujourd’hui, un an après l’explosion, selon ces mêmes sources, près de 40 % du nombre de bâtiments patrimoniaux ont été restaurés. Il s’agit du nombre et non pas du coût de l’enveloppe totale. «Les bâtiments les plus endommagés n’ayant toujours pas été restaurés ou reconstruits», affirme l’architecte Fadlallah Dagher.

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La direction des Antiquités a évalué le coût de la remise en état du parc du patrimoine à 300 millions de dollars. Photo Dia Mrad.

 

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Saifi, après réparation. Photo Dia Mrad

 

Des alliances pour optimiser les actions

Afin d’optimiser ses efforts, la BHI a conclu des alliances avec d’autres associations telles que Together LiBeirut, Live Love Beirut, Bebw’shebbek, March, BBHR (…) dans le but de grouper les ressources et d’accélérer le processus de réhabilitation. «Nous voulons voir cette ville vivre. Et pour qu’elle vive, il faut protéger le tissu social de ces quartiers et aider les habitants à revenir chez eux et les petits commerces à rouvrir leurs portes», explique Fadlallah Dagher. En ce sens, le collectif a décidé de concentrer son action dans la réhabilitation d’îlots, ce qui permettra de redynamiser des quartiers entiers.

«Réhabiliter un bâtiment isolé n’a pas de sens tant que les constructions voisines sont abandonnées», ajoute-t-il. «Cela permettra en outre le développement économique, social et touristique de ces îlots et donc de tout un quartier; sur le long terme, l’impact se fera ressentir sur l’ensemble de la ville. Un véritable effet multiplicateur qui va bien au-delà de la seule valeur patrimoniale et historique du bâtiment», précise l’architecte.

Ces îlots surnommés «Heritage Clusters» sont souvent sélectionnés autour de lieux ou de bâtiments emblématiques tels que la célèbre «Maison bleue», située face au port et qui fut l’édifice le plus photographié dans les jours qui ont suivi l’explosion. Sa restauration est désormais financée par la Honor Frost Foundation qui a chargé le BHI de la supervision, de la coordination et de la mise en œuvre du projet de réhabilitation. Un très gros projet, au vu de l’ampleur des dégâts subis par la structure, la façade et l’intérieur du bâtiment.

Malgré ces chantiers titanesques, les membres du BHI ne désespèrent pas. Et la bataille pour la sauvegarde du patrimoine de la capitale du Liban ne faiblira pas malgré les nombreux obstacles. Deux solutions sont désormais nécessaires: «Une aide financière internationale d’urgence pour soutenir ce secteur et le vote de la loi sur la protection du patrimoine qui dort dans les tiroirs du Parlement depuis quatre ans déjà», conclut Fadlallah Dagher.


Soudan: une attaque de drone fait 10 morts, dont 7 enfants, à el-Obeid 

Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour
  • Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale

PORT-SOUDAN: Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP.

Un témoin oculaire a affirmé que la frappe avait touché une maison dans le centre de cette ville, contrôlée par l'armée mais assiégée par la milice des Forces de soutien rapide (FSR).

Ces deux sources se sont exprimées auprès de l'AFP sous couvert d'anonymat, craignant pour leur sécurité.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des FSR qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

Ils y encerclent notamment El-Obeid, la principale ville de la région, qui se trouve à un carrefour stratégique reliant la capitale Khartoum au Darfour, où l'armée a perdu sa dernière position importante en octobre.

Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'El-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre El-Obeid et Dilling, une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis la mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
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  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.


Soudan: plus de 100 morts dans des combats en une semaine au Darfour

Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
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  • L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements
  • Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes

PORT-SOUDAN: Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

"51 civils ont été tués (samedi) dans des frappes de drones de l'armée sur el-Zurq", a indiqué une source médicale de l'hôpital de cette ville, précisant que l'attaque avait visé un marché et des zones civiles.

Cette ville de l'Etat du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.

L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.

Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes.

Centrale électrique bombardée 

Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi dans des attaques attribuées cette fois aux FSR.

Située à environ 170 km à l'ouest d'El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l'armée.

Des sources locales ont indiqué que 17 personnes étaient également portées disparues à l'issue de ces attaques.

Depuis fin décembre, plus de 7.500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la loclité proche d'Oum Barou, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nombreux d'entres elles font partie de l'ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l'armée.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur l'ensemble du Darfour. Elles ont alors été accusées par des ONG et témoins de nombreuses exactions.

Depuis, les paramilitaires ont mené des attaques près la frontière tchadienne où se trouve notamment Kernoi. Ils ont surtout dirigé leur offensive au Kordofan voisin, région centrale stratégique qui se trouve sur l'axe entre le Darfour et la capitale Khartoum, que l'armée a reprise en mars.

Les FSR encerclent notamment la ville d'el-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où le courant a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

"La centrale d'el-Obeid a été la cible à l'aube d'une attaque de drones qui a provoqué un incendie (...) entraînant l'interruption de l'alimentation électrique", a déclaré l'entreprise Soudan Electricité, précisant que la défense civile tentait de maîtriser l'incendie. Elle a imputé l'attaque à la "milice", en référence aux FSR.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'el-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre el-Obeid et Dilling", une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.