La Turquie critique la décision du Kosovo d'ouvrir une ambassade à Jérusalem

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu accueille les réfugiés du Kosovo à leur arrivée, le 26 mai 1999, à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel Aviv. (Daoud MIZRAHI / AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu accueille les réfugiés du Kosovo à leur arrivée, le 26 mai 1999, à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel Aviv. (Daoud MIZRAHI / AFP)
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Publié le Dimanche 06 septembre 2020

La Turquie critique la décision du Kosovo d'ouvrir une ambassade à Jérusalem

  • « Rien que l'idée que les responsables du Kosovo fassent un tel pas, qui est une claire violation du droit international, est décevante », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères
  • « Le Kosovo sera le premier pays à majorité musulmane à ouvrir une ambassade à Jérusalem », a déclaré M. Netanyahu

ISTANBUL : La Turquie s'est déclarée dimanche « déçue » par la décision du Kosovo, à majorité musulmane, d'établir des relations diplomatiques avec Israël et d'ouvrir une ambassade à Jérusalem.

La Turquie, qui défend la cause palestinienne, a été l'un des premiers pays à reconnaître le Kosovo lorsqu'il a proclamé en 2008 son indépendance de la Serbie.

« Rien que l'idée que les responsables du Kosovo fassent un tel pas, qui est une claire violation du droit international, est décevante », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué. 

Il a appelé les dirigeants du Kosovo à éviter toute mesure qui pourrait porter atteinte au statut légal de Jérusalem.

Vendredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé que la Serbie allait devenir le premier pays européen à transférer son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

Il avait également annoncé que le Kosovo allait établir des relations diplomatiques avec l'Etat hébreu et ouvrir lui aussi son ambassade dans la Ville sainte.

« Le Kosovo sera le premier pays à majorité musulmane à ouvrir une ambassade à Jérusalem », a déclaré M. Netanyahu, remerciant le président américain Donald Trump pour sa « contribution » à ces succès diplomatiques pour Israël.

Dans un premier communiqué tard samedi, le ministère turc des Affaires étrangères s'est déclaré « gravement préoccupé » par l'initiative de la Serbie.

Avec le transfert de son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, la Serbie emboîte le pas aux Etats-Unis et au Guatemala qui avaient transféré leur ambassade dans la Ville sainte en mai 2018, brisant le consensus international, et provoquant la colère des Palestiniens.

Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus épineuses en vue d'un règlement du conflit israélo-palestinien. 

L'ONU considère que cette question doit faire l'objet d'un accord entre Israéliens et Palestiniens, et qu'en attendant les capitales ne doivent pas établir à Jérusalem leur représentation diplomatique en Israël.

L'Etat hébreu a occupé Jérusalem-Est en 1967, l'a annexée et considère l'ensemble de la ville comme sa capitale « éternelle » et « indivisible ». Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.