Un parti kurde iranien accuse Téhéran d'avoir tué l'un des siens au Kurdistan irakien

Des iraniens membres Parti démocratique du Kurdistan (PDK-Iran), prennent part à des exercices militaires au nord d'Erbil, en Irak en décembre 2014. Archives AFP
Des iraniens membres Parti démocratique du Kurdistan (PDK-Iran), prennent part à des exercices militaires au nord d'Erbil, en Irak en décembre 2014. Archives AFP
Short Url
Publié le Samedi 07 août 2021

Un parti kurde iranien accuse Téhéran d'avoir tué l'un des siens au Kurdistan irakien

  • Le plus ancien parti autonomiste kurde d'Iran, installé au Kurdistan irakien et considéré comme «terroriste» par Téhéran, a accusé samedi l'Iran d'avoir orchestré l'assassinat de l'un de ses dirigeants dans la région autonome kurde d'Irak
  • Moussa Babakhani, membre du comité central du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI), a été «assassiné par un terroriste affilié» à l'Iran, a affirmé ce parti dans un communiqué

ERBIL, IRAK : Le plus ancien parti autonomiste kurde d'Iran, installé au Kurdistan irakien et considéré comme "terroriste" par Téhéran, a accusé samedi l'Iran d'avoir orchestré l'assassinat de l'un de ses dirigeants dans la région autonome kurde d'Irak.

Moussa Babakhani, membre du comité central du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI), a été "assassiné par un terroriste affilié" à l'Iran, a affirmé ce parti dans un communiqué. Il a été "enlevé jeudi par deux terroristes et retrouvé mort aujourd'hui (samedi, ndlr) avec des marques de torture dans une chambre de l'hôtel Kouli Souleimani d'Erbil", capitale du Kurdistan irakien, a-t-il ajouté.

Les Assayech, forces de sécurité du Kurdistan irakien, ont ensuite confirmé la mort de Moussa Babakhani et annoncé l'ouverture d'une enquête. Selon le PDKI, qui accuse Téhéran d'avoir assassiné un certain nombre de ses dirigeants ces dernières années, Moussa Babakhani, né en 1981, avait rejoint ses rangs en 1999 avant d'être choisi comme membre de son comité central.

L'Iran affronte depuis la Révolution islamique de 1979 des activistes kurdes qui utilisent des bases au Kurdistan irakien pour perpétrer des attaques contre les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, et des institutions sur le territoire iranien.

Interdit après la Révolution, le PDKI semble avoir repris des opérations en territoire iranien depuis 2016, après une longue trêve. L'Iran avait frappé en septembre 2018 le quartier général du PDKI, tuant 15 personnes.

En juillet 2019, les Gardiens de la Révolution avaient annoncé avoir frappé des "terroristes" présumés au Kurdistan irakien voisin, tuant et blessant plusieurs d'entre eux. Téhéran avait au préalable appelé les autorités du Kurdistan irakien à ne pas permettre à des "groupes terroristes" d'établir des camps d'opération et d'entraînement près de la frontière avec l'Iran.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Short Url
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Short Url
  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Short Url

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com