Médaille d'argent pour l'Arabie saoudite Tarek Hamdi après une navrante pénalité lors de la finale de karaté de Tokyo 2020

arek Hamdi a subi un revers en finale du Karaté Kumité masculin +75 kg à Tokyo 2020 lorsqu'une pénalité pour jeu dangereux l’a privé de la médaille d'or. (Twitter/@saudiolympic)
arek Hamdi a subi un revers en finale du Karaté Kumité masculin +75 kg à Tokyo 2020 lorsqu'une pénalité pour jeu dangereux l’a privé de la médaille d'or. (Twitter/@saudiolympic)
arek Hamdi a subi un revers en finale du Karaté Kumité masculin +75 kg à Tokyo 2020 lorsqu'une pénalité pour jeu dangereux l’a privé de la médaille d'or. (Twitter/@saudiolympic)
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Publié le Dimanche 08 août 2021

Médaille d'argent pour l'Arabie saoudite Tarek Hamdi après une navrante pénalité lors de la finale de karaté de Tokyo 2020

  • Tarek Hamdi a connu une fin affligeante à la finale du Karaté Kumite masculin +75 kg à Tokyo 2020 lorsqu'une pénalité pour jeu dangereux l’a privé d’une médaille d'or alors qu'il menait l'Iranien Sajag Ganzjadeh 4-1,
  • Le joueur de 23 ans menait 4 à 1 lors de la finale de la compétition masculine de Kumité +75kg lorsqu’elle a été suspendue

DUBAΪ : Tarek Hamdi a connu une fin affligeante à la finale du Karaté Kumite masculin +75 kg à Tokyo 2020 lorsqu'une pénalité pour jeu dangereux l’a privé d’une médaille d'or alors qu'il menait l'Iranien Sajag Ganzjadeh 4-1, qui a quitté le tapis à l’arène Nippon Budokan sur une civière.

Alors qu'une médaille d'argent olympique reste une réalisation de taille pour le joueur de 23 ans, il est bouleversé de perdre une médaille d'or qui était terriblement à portée de main. Le match a été attribué par défaut 4-0 à l'Iranien.

Moins de neuf secondes après le début, Hamdi avait marqué un ippon pour mener 3-0, et a suivi peu de temps après avec un yuko pour porter son avance à quatre points.

En tête, le Saoudien se dirigeait vers l'or, mais l'histoire a pris une autre tournure avec une pénalité et une disqualification.

Cela a couronné une journée particulière pour Hamdi qui avait battu le Japonais Ryutaro Araga 2-0 en demi-finale dans une performance époustouflante.

Son premier combat dans la poule B de la compétition masculine de catégorie Kumité +75 kg s'est terminé par une courte défaite 3-2 contre le champion du monde 2018, Ivan Kvesic, de Croatie, mais le Saoudien en a montré suffisamment pour être pris au sérieux par ses adversaires plus expérimentés.

Hamdi avait commencé le combat sur le pied avant, mettant Kvesic sous pression, et en moins de 36 secondes, les deux rivaux avaient marqué un point chacun, bien que quelques secondes plus tard, le Croate ait pris une avance de 2-1.

Kvesic a pris une avance de 3-1 mais Hamdi a réduit de moitié l'avance avec un peu plus de 40 secondes de jeu. Malgré un effort courageux et énergique, le Saoudien n'a pas pu décrocher plus de points.

Lors de sa deuxième sortie, Hamdi a remporté sa première victoire à Tokyo 2020, battant Brian Irr des États-Unis 4-1 avec une brillante performance qui a surpris son adversaire de 33 ans.

Avec un peu plus d'une minute à jouer, Hamdi a marqué le premier point du match pour mener 1-0, et il avait en vue une victoire extrêmement encourageante qui le remettrait en lice pour une place en demi-finale.

Un superbe ippon d'Hamedi à 24 secondes de la fin lui a donné une avance de 4-1 qu'il a conservée jusqu'au sifflet final.

Fort de cette superbe performance gagnante contre l'Américain, Tarek Hamdi a poursuivi sur sa lancée dans son troisième combat de la journée pour faire match nul 0-0 contre l'Iranien Sajad Ganjzadeh.

Hamdi a été sur le devant de la scène pendant la majeure partie du match, mais n'a pas pu porter les coups qui lui permettraient de gagner deux points inestimables.

Pourtant, le seul point pour l'égalité lui avait donné un total de trois matchs sur trois et signifiait que ses espoirs d'une place en demi-finale devançaient sa rencontre avec Daniel Gaysinsky du Canada lors de son dernier match de la poule B.

Hamdi s'est lancé dans le karaté pour la première fois en 2009, mais ce n'est que quelques années plus tard qu'il décide de s’y consacrer sérieusement, dit-il, atterrissant à Tokyo comme l'un des athlètes les plus décorés de la délégation saoudienne.

À l'âge de 15 ans, il remporte sa première médaille avec l'Arabie saoudite, décrochant une médaille d'or aux Championnats d'Asie juniors 2013 en Ouzbékistan. Il poursuit en devenant le premier Saoudien à remporter l'or dans un championnat du monde de karaté, à Jakarta en 2015.

En 2017, tout ce que Hamdi a touché s'est transformé en or.

Il a remporté la première place de quatre tournois dans la catégorie des 75 kg : le Championnat d'Asie en Indonésie, la Coupe du monde en Croatie, le Championnat d'Asie U23 et les Championnats d'Asie senior, tous deux au Kazakhstan. Ses réalisations lui ont valu le titre d'athlète de karaté le plus prometteur au monde de l'année.

Il a continué d'accumuler les places sur les podiums en 2018 avec des médailles de bronze à la Ligue mondiale en Espagne, à la Premier League mondiale aux Émirats arabes unis et aux Jeux asiatiques à Jakarta. Il a également remporté l'or aux Championnats d'Asie seniors 2019 en Ouzbékistan.

Hamdi a assuré sa place aux Jeux olympiques avec une médaille d'or aux qualifications de Karaté Tokyo 2020 qui se sont tenues en France plus tôt cette année.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.


Moustapha Barghouti : la loi israélienne sur la peine de mort est un permis de tuer des Palestiniens

Des manifestants se rassemblent devant la Knesset, le parlement israélien, à Jérusalem, le 31 mars 2026, lors d’une manifestation contre l’adoption d’une loi autorisant la peine de mort contre les Palestiniens. (AFP)
Des manifestants se rassemblent devant la Knesset, le parlement israélien, à Jérusalem, le 31 mars 2026, lors d’une manifestation contre l’adoption d’une loi autorisant la peine de mort contre les Palestiniens. (AFP)
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  • La nouvelle loi israélienne sur la peine de mort pour les Palestiniens est perçue par Moustapha Barghouti comme un instrument légal autorisant des exécutions extrajudiciaires et approfondissant l’apartheid 
  • Barghouti appelle à la résilience palestinienne et à une pression internationale concrète, notamment sanctions et boycott, pour contrecarrer la politique israélienne 

PARIS : Au milieu du fracas de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, la question palestinienne semble occultée. Pourtant, sur le terrain, aussi bien à Gaza qu’en Cisjordanie, Israël poursuit son entreprise de destruction et de déshumanisation du peuple palestinien, affranchi de toute contrainte.

Profitant du tumulte mondial, le gouvernement israélien a adopté récemment une loi instaurant la peine de mort par pendaison pour des Palestiniens détenus dans ses prisons. Que signifie pratiquement cette loi pour les Palestiniens, et que cherche Israël par son instauration ?

Le secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne, Moustapha Barghouti, explique à Arab News en français que cette loi « marque un tournant d’une gravité historique ».

D’une voix calme, mais empreinte de conviction et de fermeté, le médecin et dirigeant politique palestinien ne mâche pas ses mots : « Cette loi n’est pas seulement un instrument juridique supplémentaire dans l’arsenal israélien, mais l’expression d’une dérive politique profonde qui autorise ouvertement l’élimination des Palestiniens. »

« Ce qui se passe n’est pas simplement l’adoption d’une loi », insiste-t-il. « Ce que nous voyons aujourd’hui est une dérive fasciste en Israël. »

À la tête de l’Initiative nationale palestinienne, qui n’a pas d’aile armée, Barghouti s’est imposé au fil du temps comme le porte-voix de la cause palestinienne, avec comme marque de fabrique une intonation de voix douce et incisive à la fois, souvent déstabilisante pour ses contradicteurs.

Barghouti attribue l’initiative de ce texte de loi au ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite radicale, mais il souligne que « le problème dépasse largement un seul homme. »

Selon ce communiquant hors pair, doublé d’un homme politique d’une profonde connaissance des arcanes de la politique israélienne, la véritable alerte réside dans le soutien massif dont la loi a bénéficié au Parlement israélien.

« Près des deux tiers des députés de la Knesset ont voté en sa faveur, y compris certains représentants de l’opposition, comme Avigdor Lieberman », un consensus qui révèle, selon lui, « une transformation plus profonde de la société israélienne. »

« La loi n’est qu’un symptôme, car la dérive fasciste de la société israélienne est aujourd’hui très avancée », affirme-t-il.

Cette évolution se manifeste à travers plusieurs phénomènes simultanés : la guerre menée à Gaza, l’intensification de la colonisation en Cisjordanie et, désormais, l’adoption d’une législation qui viserait spécifiquement les prisonniers palestiniens.

Pour Barghouti, la portée réelle de la loi dépasse la question de la peine de mort elle-même, car dans les faits, elle institue « une justice fondamentalement discriminatoire ». « Cette loi approfondit le système d’apartheid », affirme-t-il.

Selon cette logique, un Palestinien accusé d’avoir tué un Israélien pourrait être condamné à mort, mais lorsqu’un Israélien tue un Palestinien, affirme Barghouti, « l’impunité est souvent la règle. »

Pour lui, la loi fonctionne comme « un permis de tuer des Palestiniens » et légitime également, selon lui, « les exécutions extrajudiciaires déjà observées sur le terrain. »

Barghouti estime qu’entre mille et deux mille Palestiniens à Gaza ont déjà été victimes d’exécutions extrajudiciaires, de même en Cisjordanie, où il évoque de nombreux cas de tirs mortels sans poursuites judiciaires, dont l’assassinat récent d’une famille civile dans la région de Tubas.

Interrogé sur les détenus concernés par la loi, Barghouti se montre catégorique : « Tous les prisonniers palestiniens sont menacés », affirme-t-il. Même ceux qui ont déjà été jugés pourraient voir leurs dossiers rouverts si « les autorités israéliennes décident de réexaminer certaines affaires. »

Environ 10 000 Palestiniens sont aujourd’hui détenus dans les prisons israéliennes, parmi lesquels 300 enfants et 75 femmes. Un grand nombre d’entre eux sont détenus sous le régime de la détention administrative, qui permet d’emprisonner une personne sans inculpation ni procès, pour des périodes renouvelables.

Les conditions de détention sont particulièrement dures : « Ils sont privés de soins, soumis à la faim, aux abus et à des conditions extrêmement difficiles », explique Barghouti.

Depuis le 7 octobre, affirme-t-il, 90 prisonniers palestiniens seraient morts en détention. Depuis 1967, le nombre total de détenus morts dans les prisons israéliennes atteindrait 322.

La situation dans la bande de Gaza reste, selon Mustafa Barghouti, catastrophique. Il affirme qu’Israël n’a jamais véritablement respecté le cessez-le-feu annoncé.

Depuis son entrée en vigueur, 720 Palestiniens auraient été tués et plus de 2 000 blessés, alors que les bombardements continuent quotidiennement, y compris au cœur de la ville de Gaza.

Mais l’aspect le plus dramatique, selon lui, concerne la situation humanitaire. L’accord de cessez-le-feu prévoyait l’entrée de 600 camions d’aide humanitaire par jour ; or, selon Barghouti, les livraisons restent très en deçà de ce chiffre, puisque certains jours, explique-t-il, à peine 56 camions ont été autorisés à entrer.

Plus grave encore, aucun matériel médical n’aurait été autorisé à entrer depuis le début du cessez-le-feu : « Des hôpitaux entiers risquent de cesser de fonctionner », avertit-il. Même les dentistes, dit-il, ont récemment lancé un appel pour signaler qu’ils ne disposaient plus de matériel de base pour traiter leurs patients.

En Cisjordanie, la situation n’est guère plus réjouissante. Barghouti décrit une situation d’escalade permanente : les raids militaires et les arrestations se poursuivent quotidiennement, et les attaques de colons armés se multiplient.

Barghouti assure que ces groupes agissent avec la protection de l’armée israélienne et affirme que 71 communautés palestiniennes ont déjà été expulsées de leurs terres.

Ces expulsions, souligne-t-il, s’inscrivent dans une stratégie visant à s’emparer progressivement de la Cisjordanie, dont « Israël contrôle désormais plus de 40 % ».

Face à cette situation, Mustafa Barghouti balaye du revers de la main un changement interne en Israël : « Cette société s’est tournée vers le fascisme », affirme-t-il.

Pour lui, deux facteurs seront déterminants pour l’avenir. Le premier est la résilience du peuple palestinien sur sa terre, car « le projet sioniste ne peut réussir que s’il parvient à expulser les Palestiniens de leur terre, comme en 1948. »

Le second facteur est la pression internationale. Barghouti estime que les déclarations et condamnations ne suffisent plus : « Israël ne se laissera pas dissuader par des discours. »

La seule solution, selon lui, serait l’imposition de sanctions internationales et d’un boycott global d’Israël.

Malgré la dureté du contexte, Barghouti affirme ne pas se sentir seul : « Ma relation n’est pas avec les gouvernements », conclut-il, « ma relation est avec les peuples, et je sais que les peuples comprennent ce qui se passe. »