Ghannouchi fait marche arrière et annonce son soutien au président Kaïs Saïed

Cette combinaison d'images d'archives créées le 26 juillet 2021 montre le président tunisien Kais Saied (à gauche) lors d'une tournée de campagne électorale dans la capitale Tunis le 10 septembre 2019 et le fondateur du Parti islamiste Ennahdha Rached Ghannouchi s'adressant au Forum économique mondial à Davos le 24 janvier , 2014.FETHI BELAID, ERIC PIERMONT / AFP
Cette combinaison d'images d'archives créées le 26 juillet 2021 montre le président tunisien Kais Saied (à gauche) lors d'une tournée de campagne électorale dans la capitale Tunis le 10 septembre 2019 et le fondateur du Parti islamiste Ennahdha Rached Ghannouchi s'adressant au Forum économique mondial à Davos le 24 janvier , 2014.FETHI BELAID, ERIC PIERMONT / AFP
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Publié le Mercredi 11 août 2021

Ghannouchi fait marche arrière et annonce son soutien au président Kaïs Saïed

  • Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, est revenu sur sa position et a fait part du soutien de son parti au président tunisien, Kaïs Saïed
  • «Nous avons entendu la voix du peuple et le mouvement Ennahdha est même prêt à revoir toute sa politique», poursuit-il

BEYROUTH : Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, est revenu sur sa position et a fait part du soutien de son parti au président tunisien, Kaïs Saïed, selon la chaîne d’information Al-Arabiya.

«Nous soutiendrons le président Kaïs Saïed et ferons tout pour qu’il réussisse, quitte à faire des sacrifices pour préserver la stabilité du pays et garantir la démocratie», confie-t-il aux médias.

«Nous attendons la feuille de route du président. La seule voie possible est celle du dialogue sous sa supervision», ajoute-t-il.

«Nous avons entendu la voix du peuple et le mouvement Ennahdha est même prêt à revoir toute sa politique», poursuit-il. Il s’attend également à ce que le Parlement réagisse «favorablement» au gouvernement proposé par le président.

Schisme au sein du parti

Auparavant, le mouvement tunisien Ennahdha avait attaqué le président Saïed et lui avait demandé de revenir sur les décisions qu’il avait prises, considérant celles-ci comme «un coup d’État contre la Constitution».

Depuis que le président a décidé de geler les activités du Parlement, de lever l’immunité parlementaire des députés et de démettre de ses fonctions le chef du gouvernement, le mouvement Ennahdha fait face à une crise interne sans précédent. Cela s’explique par l’adoption de positions divergentes: il y a ceux qui appellent à accepter les décisions de M. Saïed et ceux qui les considèrent comme un coup d’État. Cette scission au sein du mouvement pourrait conduire, selon des observateurs, à sa dissolution.

Possibilité d’engager des réformes

Le mouvement Ennahdha a retiré de sa page Facebook un discours prononcé par son président, Rached Ghannouchi, dans lequel il affirme que les mesures exceptionnelles annoncées par le président Saïed sont propices pour engager des réformes et qu’elles constituent une étape de plus vers la transition démocratique. Il s’agit d’un changement radical de la position de Ghannouchi, qui s’était fermement opposé à ces décisions jusque-là.

Le 25 juillet dernier, le président Kaïs Saïed avait décidé de geler les activités du Parlement pendant un mois, de lever l’immunité parlementaire des députés et de limoger le Premier ministre Hichem Mechichi. M. Saïed s’est par ailleurs octroyé le pouvoir exécutif en s’appuyant sur l’article 80 de la Constitution.

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Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.