Incendies en Algérie: 36 suspects arrêtés pour le lynchage d'un innocent

Le jeune algérien de 38 ans Djamel Ben Ismaïl, lynché à mort et brûlé vif mercredi dernier par une foule en rage en Kabylie, alors qu'il était suspecté, à tord, d'avoir déclenche des incendies dans cette région.
Le jeune algérien de 38 ans Djamel Ben Ismaïl, lynché à mort et brûlé vif mercredi dernier par une foule en rage en Kabylie, alors qu'il était suspecté, à tord, d'avoir déclenche des incendies dans cette région.
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Publié le Dimanche 15 août 2021

Incendies en Algérie: 36 suspects arrêtés pour le lynchage d'un innocent

  • L'affaire a choqué et ému tout le pays après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant une foule battant à mort un homme qui aidait en fait à éteindre les flammes, les incendies faisant rage en Algérie ayant fait plus de 90 morts et disparus
  • La victime, Djamel Ben Ismaïl, 38 ans, s'était «rendue à la police d'elle-même» après avoir entendu qu'on la soupçonnait d'avoir mis le feu à la forêt, a affirmé le directeur de la police judiciaire, Mohamed Chakour, lors d'une conférence de presse

ALGER : La police algérienne a annoncé dimanche l'arrestation de 36 personnes soupçonnées d'avoir participé au lynchage et à l'immolation d'un homme par une foule l'accusant à tort de pyromanie en Kabylie (nord-est du pays), en proie à des incendies meurtriers.


L'affaire a choqué et ému tout le pays après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant une foule battant à mort un homme qui aidait en fait à éteindre les flammes, les incendies faisant rage en Algérie ayant fait plus de 90 morts et disparus en moins d'une semaine.


La victime, Djamel Ben Ismaïl, 38 ans, s'était "rendue à la police d'elle-même" après avoir entendu qu'on la soupçonnait d'avoir mis le feu à la forêt, a affirmé le directeur de la police judiciaire, Mohamed Chakour, lors d'une conférence de presse.


Des images relayées en ligne montrent la foule entourant le fourgon de police à Larbaa Nath Irathen, dans la préfecture de Tizi Ouzou très touchée par les feux, et extirpant la victime du véhicule après l'avoir frappée. L'homme a ensuite été battu puis immolé tandis que des jeunes prenaient des selfies devant le cadavre.


Parmi les 36 suspects interpelés, l'homme "qui a poignardé la victime" a été arrêté tandis qu'il "tentait de fuir au Maroc", a ajouté M. Chakour, soulignant que l'enquête était toujours en cours.


Les images du lynchage ont été largement diffusées et commentées notamment via le hashtag #JusticePourDjamelBenIsmail. 


Lors de la conférence de presse de la police, l'image d'une personne tentant de décapiter le cadavre calciné a également été montrée.


Cela "constitue un traumatisme de plus pour la famille et pour le peuple algérien déjà choqué par ce drame", a estimé la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme dans un communiqué, réitérant sa demande "de  justice et de vérité" concernant cet "assassinat abject".


Le père de la victime, Noureddine Ben Ismaïl, admirablement digne, a été salué comme un héros national après avoir appelé au calme et à la fraternité entre Algériens.


"Son geste, qui est à inscrire au panthéon mondial des actes fondateurs de la noblesse humaine, de la tolérance, de la droiture, peu d'hommes ont été ou seront capables de le produire", a loué le journaliste et écrivain Mohamed Badaoui sur sa page Facebook.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.